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Interview Deathcrush


Didier, le 07/03/2011
Loin des clichés noirs généralement attribués à la musique norvégienne, Deathcrush fait partie de cette nouvelle vague rock scandinave qui prouve que l’on peut allier rock dur, attitude rentre-dedans et musique intelligente. Quelques morceaux intrigants disséminés sur internet ont déjà permis à ce trio d’Oslo de faire parler de lui et de se lancer petit à petit à l’assaut de l’Europe avant même la publication d’un premier effort discographique à proprement parler. Simple hype ou étoile montante à surveiller de près ? C’est à l’occasion de leur passage à Bruxelles, en première partie des très acclamés Sleigh Bells que nous avons enfin pu voir le phénomène en action. Trente-cinq minutes ont suffi à nos trois compères pour convaincre de leur énorme potentiel le public d’une Ancienne Belgique pleine comme un œuf. C’est au calme que nous retrouvons le lendemain la charismatique Linn Lystadnes, guitariste et chanteuse du groupe. Temps gris, ambiance lendemain de la veille et tasses de café fumant: le temps d’un premier bilan au calme.


Deathcrush n’est pas encore vraiment connu en France, pourrais-tu présenter le groupe à nos lecteurs?
Ase et moi-même avions déjà joué ensemble dans un autre groupe, nous étions en quelque sorte en pleine période de transition et n’avions pas vraiment de volonté de recommencer un nouveau projet à partir de zéro. Lors d’un festival en Norvège, nous avions vu ce groupe que nous connaissions parce que nous avions passé leurs morceaux dans notre émission radio lorsque nous étions étudiantes. Et en concert, c’était une véritable claque : leur guitariste n’était pas en soi très impressionnant mais leur bassiste et leur batteur étaient incroyables. Un an plus tard, nous avons appris que ce groupe se séparait. Une histoire assez triste, limite horrible, aucun d’entre eux ne voulait plus être dans un groupe, certains ont déménagé dans d’autres villes, un cauchemar. Le batteur de ce groupe, Andreas, s’est retrouvé à Trondheim, qui est une ville à 8 heures de route d’Oslo. Il nous avait tellement impressionné qu’Ase et moi avons décidé de nous rendre là-bas et de voir comment les choses se passeraient avec lui. A Oslo, nous n’avions jamais été en mesure de trouver un batteur avec qui jouer, donc nous avons décidé de tenter le coup avec Andreas. Nous avons donc passé un week-end chez lui, à essayer divers trucs musicaux. Ce fut un week-end très intense. En retournant à Oslo, nous étions conscientes qu’Andreas ne déménagerait pas de si tôt, après tout il venait à peine de s’installer à Trondheim. Il ne voulait plus vraiment faire partie d’un groupe, ne fut-ce que parce qu’il avait investi énormément dans son groupe précédent, sans véritable retour. Nous lui avions donc dit que nous essaierions malgré tout de trouver un batteur à Oslo. Mais en réalité, Ase et moi avons rapidement décidé de bouger nous-mêmes et de faire nos valises pour le Nord. Nous avions déjà vécu ensemble auparavant, en Angleterre, pendant nos études, donc nous savions à quoi nous attendre. Et quelques mois plus tard, nous vivions à Trondheim, après avoir laissé tomber nos boulots.

C’était quand même un peu risqué, non? Décider de quitter vos boulots, de changer de vie de la sorte?
Cela peut sembler étrange, mais c’est quelque chose auquel nous avons beaucoup réfléchi. Nous l’avons fait, et me voilà ici, en tournée! C’était donc le bon choix. Je pense qu’en ce qui concerne Andreas, nous n’en avons jamais vraiment parlé platement avec lui. Cela a été un processus naturel, nous avons essayé de le préserver, de ne pas lui donner trop de responsabilités au début. Cela aussi peut sembler étonnant, mais tout s’est bien passé, sa petite amie le prend bien. Je crois qu’il est nécessaire que les personnalités et la musique d’un groupe forment un ensemble cohérent, qui tienne la route. Et c’est le cas pour nous, je pense. Ceci dit, nous n’avions jamais planifié de rester là-bas indéfiniment et je suis donc retournée à Oslo, après neuf mois environ. Et cela a encore pris six mois de plus pour que les autres rejoignent la capitale à leur tour. Quoi qu’il en soit, cela en valait la peine !

Vous êtes donc désormais tous basés à Oslo?
Tous installés à Oslo, oui.

Cet aller-retour, le temps nécessaire à s’installer, cela vous a prix pas mal de temps donc?
Environ deux ans oui, dont quelques mois passés sans jouer malheureusement. Nous essayions de composer de notre côté, Ase et moi, mais nous ne pouvions pas vraiment répéter. Andreas, de son côté, ne s’inquiétait pas trop, il avait déjà l’habitude, de par les groupes avec qui il avait joué par le passé, que ce soit le guitariste qui façonne les morceaux. Ceci dit, son précédent groupe était plus pop, il a parfois été surpris de ce que nous essayons de créer, Ase et moi.

Quel est votre projet musical? Comment travaillez-vous?
Je pense que nous sommes tous les trois sur la même longueur d’ondes musicalement. Cela ne veut pas dire que nos collections de disques sont identiques, mais disons que je me souviens avoir jeté un coup d’œil à celle d’Andreas et avoir vu des noms de groupes dont je me demandais pourquoi je ne les avais pas écouté plus tôt. Un bon exemple, c’est Flipper: je ne les connaissais pas, et pourtant ils ont un son fantastique et même leur logo est semblable au nôtre! A l’heure actuelle, c’est devenu un de mes groupes préférés. Ceci dit, nous n’avons jamais vraiment discuté du son que nous voudrions donner à Deathcrush, même si nous avons longuement discuté des musiques et des groupes que nous aimons, et des références personnelles que nous avons en termes de musique qui nous touche.

Puisque nous parlons de références, j’imagine que la première est dans le nom du groupe ? Deathcrush, Norvège….Mayhem?
Oui, mais c’est le meilleur album jamais produit (rires)! C’est l’un de ces albums de Mayhem dont nous adorons le son. De nos jours, il est possible de tout contrôler sur un disque, il est facile de concevoir un son, d’essayer des harmonies et de vraiment faire son propre truc. Mais, si j’en crois ce que mon père m’en racontait à l’époque (NDLR : l’album Deathcrush de Mayhem est sorti en 1987), les gens allaient en studio convaincus que l’ingénieur du son allait procéder à une séance de magie. Ils s’attendaient à un truc quasi mystique et laissaient le personnel du studio prendre les devants et gérer l’enregistrement. Or, sur cet album, Mayhem a réussi à définir son propre son, même si ce n’est pas le Mayhem que l’on entend à l’heure actuelle.

Ce n’est plus le même groupe non plus!
Non, non, bien sûr que non! Ce que je veux dire, c’est qu’ils ont essayé, à un moment donné, de créer quelque chose de neuf, loin des sentiers battus. Un album fou et incroyable pour quelque chose réalisé au beau milieu des années ’80. Ils ont osé l’expérimentation, ils ont été les premiers à tenter certaines expériences musicales et le résultat est tout bonnement incroyable. L’enregistrement de la voix est époustouflant. C’est véritablement un album qui me donne des frissons. Et, par conséquent, Deathcrush a rapidement été un des noms que nous avions discuté pour notre groupe, même s’il y en a eu quelques autres.

Deathcrush, pour le nom de l’album, ou celui de la chanson?
Je dirais l’album. Oui, l’album.

Il n’y a donc pas de rapport avec les paroles de cette chanson en particulier?
Non, c’est plus une question de sensations et de ressenti par rapport à l’album en général. A un moment donné, nous devions faire un choix concernant notre nom. Je pense que c’est Ase qui, la première, est venue avec Deathcrush. Je me souviens que nous avions inscrit tous les noms possibles sur de petits morceaux de papier, et nous devions prendre une décision. Nous jouions ensemble depuis un bout de temps déjà et il fallait absolument se décider. On s’est dit que ce serait cool que nous nous appelions comme cela. Je me souviens qu’une fois la décision prise, je me suis mis à rire comme une petite fille, j’étais tellement émue que j’aurais pu me faire tatouer Deathcrush en travers de la poitrine, ne fut-ce que parce que c’est un album que j’aime tant. En fait, nous n’avons jamais vraiment parlé de ce que ce nom signifie émotionnellement pour nous et c’est d’ailleurs assez amusant de voir que les gens ont toutes sortes de théories pour expliquer notre choix. Mais, après tout, nous ne sommes qu’un simple groupe et il y a certaines choses que nous ne discutons pas en détail. Nous ne sommes pas toujours d’accord sur tout, mais en ce qui concerne le nom, c’était réglé.

Le nom est aussi intéressant parce que, indirectement, il peut évoquer certains clichés : la Norvège, le black métal, les groupes satanistes, les églises brûlées, j’imagine que tu as entendu parler du livre Lords of Chaos de Michael Moynihan?
J’en ai entendu parler, oui, mais je ne l’ai jamais lu.

C’est partiellement un recueil de clichés et de raccourcis assez limites…
C’est la raison principale pour laquelle je ne l’ai pas lu: les clichés mille fois entendus, je ne vois pas l’intérêt.

C’est compréhensible. Ce que je veux dire, c’est que, par votre nom, vous prenez le risque de vous retrouver catalogués avec bon nombre de gens avec lesquels vous n’avez finalement pas grand chose en commun. Ce n’est pas un handicap potentiel?
Non, je ne pense pas. Ceci dit, lors de la première session de photos promos que nous avions faite, nous l’avons un peu joué à la Iggy Pop. Nous ne voulions pas ressembler à tous ces groupes que tu vois en photo dans Pitchfork, avec de belles couleurs, très lisses, très soft, très jolies malgré l’atmosphère lo-fi. Je ne m’y connais pas vraiment en photographie mais nous voulions avoir l’air différent, développer une atmosphère un peu floue, une lumière rosâtre et, histoire de marquer le coup, nous avons également fait des photos où nous sommes maquilllés avec du corpse paint. C’était plus un clin d’œil à toute cette scène black metal qu’autre chose. Qu’on le veuille ou non, tous ces groupes ont eu une influence, directe ou indirecte, sur nous. Personnellement, j’ai écouté beaucoup de black métal et je sais que j’y ai trouvé une certaine inspiration. Ce n’est pas quelque chose de conscient, je ne joue pas de la guitare de la même manière que ces groupes, mais cela a un impact sur ce que je fais, et je suppose que l’on retrouve des influences du métal dans notre musique, c’est presque inconscient. Ceci dit, certains de nos morceaux avaient écrits bien avant que nous ne choisissions notre nom, et nous n’avons jamais décidé d’être black metal de quelque manière que ce soit. Disons que ce nom a quelque chose qui nous touche, tout comme le disque dont il est tiré. Je n’ai pas vraiment envie d’en parler plus en détails, mais une chose est sûre, je ne le vois pas du tout comme un handicap. Et j’adore le fait qu’il y ait tant de questions à ce sujet !

Parlons maintenant de votre son, via quelques noms de groupe que je pense retrouver dans votre musique. La première influence qui, pour moi, est évidente, c’est Sonic Youth.
Oui, j’imagine qu’il y a un peu de Sonic Youth dans notre musique, cette image punk et sombre. Nous avons tous, dans le groupe, du écouter Sonic Youth à un moment ou à un autre, mais je vois plus cela comme une influence du passé. Une influence majeure certes, mais qui est venue plus tôt. J’imagine, vu le statut du groupe, qu’il est assez facile de nous catégoriser comme étant influencés par Sonic Youth mais je pense que nous avons une énergie particulière qui est intrinsèquement différente de la leur. C’est un groupe que j’adore, que j’ai beaucoup écouté mais qui compte moins maintenant. Je ne dis pas cela simplement pour me démarquer de cette référence mais disons que, si nous avons des points communs avec le premier album de Sonic Youth, dans lequel on peut sentir leurs propres influences d’ailleurs, le spectre musical qu’ils ont exploré est tellement large qu’il serait difficile de nous y retrouver sur toute la ligne.

J’aurais pourtant même été plus loin, si j’écoute le timbre de voix sur « Lesson #1 (For Snoop Dogg) », si je regarde l’attitude sur scène, même la couleur des cheveux, il est difficile de ne pas penser à Kim Gordon, époque Goo au début des années ‘90.
Je ne les ai vus en concert que quelques fois. J’ai écouté des tonnes de trucs étant gosse, mais pourtant je n’avais pas de groupe préféré, personne qui surnageait ou se plaçait au dessus du lot. C’est pourtant le cas pour pleins de gens, ils ont un groupe qui les marque, un groupe favori. J’écoutais pleins de choses, j’aimais bon nombre d’artistes, mais je n’avais pas de groupe préféré. Sonic Youth est admiré par tant de gens, c’est incroyable. Personnellement, je ne les ai vraiment découverts qu’à 19 ans, au début des années 2000. Je les ai trouvés marquants mais la référence que tu fais me semble assez étrange. Kim Gordon est, je pense, plus âgée que ma mère, elle doit avoir la cinquantaine. Vu mon âge, c’est presque une référence institutionnalisée, une icône plus qu’un parallèle. Ceci dit, j’ai déjà plaisanté avec mon petit ami, qui a un peu peur de se sentir vieillir, que Sonic Youth est sans doute la preuve que tant que l’on fait ce que l’on aime et ce dans quoi l’on croit, tout se passe bien et l’âge n’a pas d’importance. Je ne sais pas, plus j’y réfléchis, plus je pense que Ase a plus de Kim Gordon sur scène que moi !

Une autre référence, L7?
C’est Andreas qui devrait répondre à cette question-là (NDLR: Andreas confirmera après l’interview son amour pour L7). C’est un groupe que je ne connais pas vraiment. Je pense les avoir vues en concert mais je n’en suis même pas sûre ! C’est surtout un autre exemple de groupe que j’aurais du découvrir plus tôt, que des gens dans mon entourage écoutent en boucle, mais qui m’est un peu passé au dessus de la tête.

C’est un groupe de filles, de Los Angeles. Je pense que votre point commun, c’est l’attitude sur scène, le comportement sexy et rentre-dedans, c’est quelque chose que je n’avais plus vu depuis des années ! Une autre référence : My Bloody Valentine, pour l’effet “mur du son”?
Je les ai vus en concert, une fois, pendant 15 minutes, à un festival. C’était impressionnant, ce mur du son, j’aurais voulu que cela ne s’arrête pas. Mais cela reste un de ces groupes auxquels j’ai un peu peur que nous soyons comparés. Il y a eu un paquet de groupes à Oslo qui se sont revendiqués de My Bloody Valentine, et, dans la mesure du possible, nous voulons aller à contre-courant de tous ces groupes. Ceci dit, c’est un groupe que je connais, que j’apprécie mais que je n’écoute pas tant que cela.

Autre sujet : les concerts, vous n’en avez pas encore joués tant que cela ?
C’est vrai, mais, d’une certaine manière, nous sommes un cas particulier : nous sommes norvégiens! La Norvège est tellement grande et tellement peu peuplée qu’y organiser une tournée relève de la gageure. Les distances rendent toute rentabilité impossible, puisque cela ne vaut la peine que de jouer dans les villes principales. Nous avons donc décidé de nous concentrer sur Oslo, ce qui est sensé être virtuellement impossible et peu productif. Nous avons a fait de nombreuse premières parties. De par la nature de notre musique, il y a pas mal de gens et de groupes différents que nous pouvons intéresser. Il y a beaucoup de connexions dans notre musique, et nous pouvons donc atteindre des publics différents. Je ne sais pas combien de concerts nous avons joué à Oslo, mais sans doute plus que la maximum légal ! C’est beaucoup de travail, parfois nous n’avons même plus le temps de répéter, mais nous sommes un groupe si jeune, nous ne sommes pas censés nous débrouiller seuls pour tout cela et pourtant c’est ce que nous faisons. Nous essayons d’agir de la manière le plus professionnelle possible, de saisir toutes les opportunités qui se présentent à nous….et cela ne nous pas trop mal réussi jusqu’à présent.

Ces quelques dates avec Sleigh Bells, comment cela s’est-il goupillé ?
C’est une histoire bizarre. Nous avons reçu un email quelques semaines avant leur tournée, un truc très vague, nous demandant si nous serions éventuellement intéressés de faire quelque chose avec eux. Il n’y avait pas de proposition concrète, ils tâtaient le terrain. Je ne sais même pas comment ils avaient entendu parler de nous. Nous étions l’an dernier sur une compilation norvégienne qui a pas mal tourné (NDLR : Bransjevelter n° 5, parue via Fysisk Format et Diger), j’imagine que c’est cela. Ceci dit, cela n’a pas d’importance, c’est arrivé ! Je ne les connaissais pas vraiment moi-même, on les avait vu de loin à un festival parce que, certaines personnes nous disaient que nous avions des points communs musicalement, ce que je ne trouve pas vrai. De prime abord, c’était donc un groupe parmi d’autres. Bref, pas de nouvelles, on se dit que cela ne va pas se faire. Finalement, je reçois un coup de fil tardif la veille ou presque de leur date à Oslo, nous proposant de faire leur première partie. On se dit qu’on doit le faire, que c’est une belle opportunité, que ce serait un public différent de celui que nous touchons en général. Préparation en urgence de la set list, du matériel et …tout s’est passé comme sur des roulettes. Nous sommes deux groupes qui faisons des musiques différentes mais qui avons la même mentalité, et le courant passe entre nous. Directement après le concert, ils nous ont parlé de faire d’autres dates en Europe avec eux. Nous nous sommes d’abord dit qu’il s’agissait de promesses en l’air, que ce sont des Américains et qu’ils nous proposaient cela pour nous faire plaisir, que cela n’était pas sérieux. Et pourtant, le lendemain, leur agent nous passe un coup de fil et nous voilà en tournée aux Pays-Bas et en Belgique avec eux. Il a été question de faire d’autres dates mais leur agent n’a pas pu tout arranger en dernière minute. Sleigh Bells nous a proposé de les rejoindre dans leur bus de tournée, ce qui, pratiquement, était la seule solution techniquement viable pour nous. Un nightliner, c’était déjà une expérience en soi ! Les concerts étaient très cool. C’était surprenant pour pas mal de gens, ils avaient achetés leurs tickets bien avant que nous ne soyons annoncés, donc ils ne nous attendaient pas, voire ils ne savaient même pas que nous étions à l’affiche. Il y a eu un véritable effet de surprise. Mais cela a fonctionné. Et l’ambiance backstage était fantastique !

Vous retournez maintenant en Norvège, où vous jouerez deux concerts lors du festival By Larm, quels sont vos projets dans l’immédiat?
Nous n’avions pas de plan de carrière très clair, mais les choses s’accélèrent pour nous. Après By Larm, nous avons été invités à jouer lors d’une soirée Ja Ja Ja à Londres avec Kellermensch et Arabrot, un autre groupe norvégien. Nous devrions également jouer à South By South West (NDLR : SXSW, le plus grand rassemblement de l’industrie musicale aux Etats-Unis, qui se tien chaque année au Texas). Nous avons également reçu une proposition d’un groupe de doom, Aaltar, pour tourner en Europe avec eux. Après Sleigh Bells, ce serait quelque chose de complètement différent mais l’expérience vaut le coup d’être tentée. C’est un projet encore en discussion. Nous sommes gâtés mais restons bien sûr tributaires de certaines questions financières. On verra où tout cela nous mènera.

Cela fait beaucoup de projets de concerts, avez-vous également des projets de disque(s)?
Sincèrement, j’espère que quelqu’un va pouvoir nous aider, nous avons besoin d’un manager. Pour le moment, c’est moi qui m’occupe de tout mais il y a de plus en plus de choses à gérer, et je passe de plus en plus de temps en face de mon ordinateur. Même si nous avons déjà enregistré quelques titres, nous ne sommes pas encore prêts pour un album. Nous nous sommes aussi amusés avec des remixes, plusieurs personnes ont remixé certains de nos morceaux, ce qui est flatteur car cela montre l’intérêt que certains ont pour notre travail. J’adore être en studio mais d’un autre côté, il y a le trac, ce sera quelque chose de très excitant en tout cas. On aimerait quoi qu’il arrive travailler avec plusieurs personnes différentes. Dans l’actualité immédiate, il y a un 45 tours prévu, un split avec un groupe new-yorkais de rock expérimental. C’est en cours de finalisation et devrait sortit au printemps sur Sheep Chase Records. Notre morceau sera un instrumental enregistré en concert.

Peut-on espérer vous voir prochainement en France?
Nous adorerions jouer en France. Nous avions eu quelques touches pour jouer dans le Benelux et peut-être en France, mais l’actualité immédiate signifie un manque de temps, donc pas de plans concrets pour le moment. Actuellement, nous fonctionnons plus à l’opportunité qu’autre chose, nous recevons pas mal de propositions et c’est cela qui détermine notre planning. Mais nous adorerions jouer en France. Le fait est qu’à l’heure actuelle, je dois verifier notre site web pour savoir ce que nous ferons la semaine prochaine, tout est très confus. Mais ne soyez pas surpris si nous débarquons en France à l’improviste!

Une dernière question, pourquoi ces références à Snoop Dog ?
Je l’aime!

C’est sérieux?
Oui, c’est sérieux, je l’admire. Il a travaillé avec pleins de gens différents, il a eu des tonnes de projets varies, c’est vraiment un personnage à part. Plus pratiquement, je le cite dans l’un de nos morceaux, nos "lessons" que nous dédions à des personnalités spécifiques. Celle pour Snoop Dog est d’ailleurs la première que nous ayons enregistrée.

Remerciements: Deatchrush (Ase, Linn et Andreas) et Andy Inglis (http://fivethousand.co.uk/)

Crédits photos (tous droits réservés): Eirik Land et Thomas Rodahl Dedekam

Site officiel du groupe


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