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Interview The Wombats


Clément, le 08/03/2018

Alors que le groupe nous a gâté avec son 4ème opus très qualitatif sur lequel nous nous sommes déjà exprimés, Murph et Dan (respectivement le chanteur et le batteur du trio) nous ont accordé une entrevue dans leur hôtel parisien. Une conversation riche où le groupe revient sur son départ de la Warner, ses premiers pas en tant que groupe indépendant, ou encore son succès mitigé dans l'Hexagone qui semble bouder leur musique malgré un succès fulgurants du côté des anglo-saxons. Comme d'habitude pour les partenariats avec la chaîne Méloman, l'interview est disponible sous forme de vidéo et est retranscrite à l'écrit ci-dessous.



Albumrock : Les belles personnes vont-elles vraiment ruiner nos vies ? (cf: nom de l'album = Beautiful People Will Ruin Your Life)


Murph : Oui, certainement.


Dan : Certains oui.


Murph : Le titre de l'album est plus ou moins à propos des difficultés que chacun rencontre dans leurs relations avec... maris, femmes, partenaires, chiens ou... objets ou villes ou quoique ce soit d'autre. Devenant obsédés par cet objet et parfois esclave de celui-ci.


Murph, j'aime bien l'histoire à l'origine de "Lemon To A Knife Fight" et ta façon de mélanger le 2nd degré et le drame dans tes textes. Peux-tu nous rappeler cette histoire et nous dire quelle fût la réaction de ta femme lorsqu'elle a entendu cette chanson pour la première fois ?


Murph : Bien sûr. Pour l'histoire nous venions de dîner avec ma femme à Venice, en Californie, et nous étions sur la route pour rentrer via Mulholland Drive (ndlr: grande rue à L.A) et j'avais regardé beaucoup de films de David Lynch. Nous avons eu une grosse dispute sur la route avec ces deux mondes qui entraient en collision. C'est de là que vient la chanson. Je ne me souviens pas de ce qu'elle a pensé ou dit la première fois qu'elle l'a entendue. Je pense qu'elle préfère "Turn" s'il doit y avoir une chanson à propos d'elle.


A première vue le clip n'a pas grand chose à voir avec cette histoire. Quelle en était l'idée à l'origine ?


Murph : En fait il y a un lien avec les paroles de la chanson. Parce que tous ces mauvais gars, torche à la main, ont amené un citron à un combat de couteaux (cf: "Lemon to a Knife Fight") puisqu'ils n'ont pas réalisé qu'ils avaient affaire à un loup-garou. Donc la fin traduit plutôt bien la situation à l'origine de cette chanson. Ca vient du réalisateur qui s'appelle Finn...


Dan : Finn Keenan.


Murph : Qui avait déjà fait le clip de "Greek Tragedy" de l'album Glitterburg, et "Cheetah Tongue". On l'adore et on pense que c'est un taré complètement tordu. (rires) Donc on le laisse vraiment faire tout ce qu'il veut faire.


Dan : Oui, nous l'avons approché pour cet album et on lui a dit "Carte BlancheFais ce que tu veux. On te fait confiance." Je pense que "Cheetah Tongue" est l'une des vidéos les plus bizarres que j'ai vu de ma vie. Comment peux-tu écouter "Cheetah Tongue" et ÇA c'est la vidéo qui sort de ta tête... C'est génial. "Sponsorisé par les haricots" (cf: clip de "Cheetah Tongue")


Murph : Je pense qu'il a quelques complexes personnels à régler. (rires)


Murph, tu as dit que tu avais récemment passé quelque temps à explorer le travail de David Lynch. A-t-il influencé les Wombats d'une manière ou d'une autre ?


Murph : Pour cette chanson ça a influencé les paroles, oui. Au lieu de raconter l'histoire du début à la fin ce sont des moments "flashs" qui construisent l'histoire au final. À la David Lynch. Même si je n'ai pas vu tous ses films. Donc seulement cette chanson en fait.


En quoi est-ce différent de faire un 4ème album plutôt qu'un 1er ? Avez-vous ressenti beaucoup de pression et d'attentes de la part de vos fans ? Ou est-ce que ça s'est juste déroulé naturellement ?


Murph : Pour le 1er album nous étions pleins d'adrénaline en quelque sorte. Ca nous a pris 2 semaines et demi pour enregistrer 13 chansons. Et ça nous a pris 2 semaines et demi sur cet album pour enregistrer 2 chansons donc les choses... je ne sais pas... Je n'ai pas vraiment ressenti de pression sur le 1er album. Idem pour cet album. Les 2 albums entre-deux c'était différent parce que nous avions des gens qui attendaient derrière.


Dan : Ça vient du fait que le 1er album s'est plutôt bien vendu. Donc après la maison de disques (ndlr: Warner) a commencé à mettre davantage de pression. On écrivait quelques chansons puis on les envoyait au label, et le label était genre: "Non ça manque d'un single. Vous n'êtes pas prêts à aller en studio pour le moment" etc. Alors que sur le 1er album et cet album, on avait rien de tout ça. C'était beaucoup plus simple. On disait: "Voici l'album. On l'a. On sait ce qu'on veut faire avec". Et c'est parti. Je pense qu'en ayant fait 2 albums dans cette situation c'est certainement naturel que l'on ait eu envie de faire à nouveau un disque comme le 1er. Apprécier davantage le process. Il y a eu de supers moments sur le 2nd et 3ème album, c'est juste ce côté plus relax, plus détaché, où on laisse l'album prendre forme de manière plus naturelle.


Jusqu'à cet album vous étiez produits par 14th Floor Records qui est une filiale de Warner. Maintenant vous êtes auto-produits et distribués par Kobalt et PIAS si j'ai bien compris. Qu'est-ce qui a causé ce changement et quelles en sont les conséquences ?


Murph : C'est simplement la même merde à travers laquelle tous les groupes passent une fois dans leur carrière. À moins d'être... peut-être Muse ou... même les Beatles y sont passés.


Dan : Si tu regardes la carrière de Bob Dylan ou Springsteen ou qui que ce soit d'autre, ils sont passés par tellement de maisons de disques différentes.


Murph : Nous avions certainement fait notre chemin avec Warner de toute façon. Je veux dire... Je pense que tu dois simplement travailler avec les gens, les partenaires, les investisseurs etc. qui sont les plus passionnés par le groupe.


Dan : Leur coeur n'y était plus. Si nous étions restés avec eux nous aurions probablement fait un album où ils seraient genre: (souffle) "OK... Peu importe..." Et ensuite ils ne mettent pas tout le temps, l'effort, l'énergie et l'amour dont l'album a besoin.


Murph : C'est mieux d'avoir 5 personnes qui se sentent vraiment concernés par ton album ou projet, plutôt qu'une armée de gens qui n'en ont rien à foutre. Ce qui, je pense, commençait à être le cas avec Warner sur Glitterburg et devenait la norme. Après tout, pourquoi gaspiller du temps à faire passer les Wombats à la radio quand tu bois du champagne avec Ed Sheeran ?


Votre succès est énorme au Royaum-Uni et en Australie, et vous avez pénétré les charts aux US avec votre première entrée au Billboard 100. Cela dit vous n'êtes jamais apparus dans les charts français et je dirais que les français ont très mauvais goût pour ça. (rires) Comment est votre relation avec vos fans en France ?


Murph : Géniale. Je veux dire... le 1er album...


Dan : Avec le peu qu'on a du moins. (rires)


Murph : J'ai le sentiment qu'on va faire un joli come-back en France grâce au son de cet album. Peut-être que les gens étaient moins dedans lorsqu'on utilisait beaucoup de synthés. On a une super relation avec nos fans ici. Et on adore venir ici et jouer ici. C'est tout ce que nous pouvons faire.


Dan : C'est toujours assez frustrant en fait. A chaque fois que nous avons joué ici les concerts étaient géniaux. Nous avons fait tous les festivals, nous avons eu des foules gigantesques de gens qui chantaient les paroles. Tu ne vois pas vraiment la différence entre la France et ailleurs mais ensuite... je ne sais pas... Notre label nous avait dit que les radios françaises ne passaient pas de musique à la guitare ces jours-ci. J'imagine qu'il y a beaucoup de facteurs comme celui-là.


Murph : J'ai le sentiment que jouer en France a toujours été... irrégulier. Parce que nous avons été a des festivals ici devant un nombre incroyable de personnes, et c'est dingue. Et parfois on revient et on joue dans des petites salles, puis on revient dans les grandes salles. Et ça ne paraît pas très stable. Puis après on revient et on se dit "Putain c'est génial !" Et on re-revient et on se dit "Qu'est-ce qu'il s'est passé ?"


Quels sont vos lieux favoris que vous recommanderiez à Paris ?


Dan : "Le Verre Volé". C'est un bar à vins naturels où un ami à moi travaillait comme sommelier à l'époque. J'ai vécu à Paris pendant 5 ans et j'avais l'habitude d'y aller tous les week-ends. C'est tellement bien ! ( Parle français :) C'est Rue de Lancry. À côté du Canal St-Martin. Et c'est génial.


Murph : Il y a un petit hôtel que j'adore dans le Marais qui s'appelle "Bourg-Tibourg". C'est super ! Tu devrais y emmener ta moitié et lui mettre un petit coup là-bas. (rires)


Y a-t-il quelque chose que les gens devraient savoir à propos de vous avant d'écouter votre musique ?


Dan : Peut-être que c'est mieux de simplement écouter la musique. Vraiment. Au moins vous en savez, au mieux. (rires)


Murph : Nous sommes trois individus relativement bizarres. C'est tout ce que je peux dire. (rires)


Quelle est la meilleure question que l'on vous ait jamais posée en interview ?


Murph & Dan : "Pourquoi les Wombats ?"


Ok donc... Pourquoi les Wombats ? (rires)


Dan : Non, non, non c'était une blague ! On nous a tellement posé cette question... (rires)


Murph : Une fois, quelqu'un nous a demandé quelle était notre couleur préféré. Sur le 1er album. Et c'était une question sérieuse. C'était clairement la meilleure question qu'on nous ait posée.


Merci aux Wombats pour leur accueil et ce très bon moment passé avec eux. Un grand merci également à Marion pour la mise en relation et l'organisation.

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