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La série d'été d'Albumrock : #32 Muse


Julien, le 09/08/2022

Pour occuper votre été, Albumrock vous offre cette année une série au principe assez simple : un rédacteur vous propose de découvrir ou de réviser un groupe plus ou moins culte en dix titres. Vous aurez droit à une sélection représentative qui vise à mettre en avant des morceaux par rapport à leur place dans le répertoire du groupe, sans toutefois renoncer à la subjectivité avec des choix parfois plus inattendus. Aujourd’hui, les choix de l'impossible avec Muse

 

10 – “Eternally Missed”, Single Hysteria, 2003. Le nuage de l’inspiration qui a enveloppé le trio de Teignmouth en 2004 n´a définitivement pas fait les choses à moitié. Si les quatorze titres qui composent Absolution sont tous plus qualitatifs les uns que les autres, les B-Sides ne sont pas en reste. Tellement même que Muse se prive de ce véritable trésor qu’est “Eternally Missed” : des contours sombres, un riff de basse au penchant électro des plus réussi… sans oublier la prise de voix de Bellamy mêlée aux chœurs sur le refrain. A (re)découvrir absolument ! 

 

9 – “Sunburn”, Showbiz, 1999. Imaginez vous en 1999, un ami vous a prêté l’album Showbiz de ce groupe appelé Muse dont vous n’avez jamais entendu parler. Dans votre chambre vous posez le précieux sésame dans le lecteur disque de la chaîne Hi-Fi et appuyez sur Play. Je n’ose imaginer la claque sonore ressentie. Comment ne pas tomber sous le charme de cette introduction au piano et cette voix au charisme perçant qui époumone toute sa peine. Emblématique dès les premières notes. 

 

8 – “New Born”, Origin Of Symmetry, 2001. Un incontournable de la discographie musienne. Un morceau miroir où se reflète une délicate mélodie mélancolique sur un riff de guitare furieux, peut-être une des lignes de guitare des plus emblématiques jouée par Bellamy avec celle de “Plug In Baby”. Tout n’est que maestria schizophrénique absolument grandiose. Un hymne dont chaque grain de folie est à déguster.  

 

7 – “Assassin (Grand Omega Bosses Edit)”, Single Knights Of Cydonia, 2006. Sans doute la face de Muse la plus hédonique. On parle là de cette force obscure qui transforme la musique des britanniques, celle qui les amène sur des contrées situées à la lisière du métal au son des riffs épiques, signés Bellamy, couplés au tabassage des futs par Dominic Howard. “Assassin” est de celle-là. C’est surtout la dose belliqueuse du très solaire Black Holes And Revelations.
Aux fans du titre original, la réédition du morceau dans cette version “Grand Omega Bosses” se permet de rajouter un ultime instant de démesure jouissif avec ce pont entendu à partir 2min29.

 

6 – “Darkshines”, Origin Of Symmetry, 2001. Encore un titre complément aliéné contenu sur Origin Of Symmetry. Tout démarre par un riff de guitare sorti d’un western sous acide. Les accords de piano chargés de lancer le refrain sont d’une dissonante harmonie saisissante. Bellamy, lui, ne sait plus, où donner de l’octave : il attrape des notes incroyables tout en propageant toute la peine contenue “dans son cœur endolori”.
(“Darkshines bringing me down making my heart feel sore” – “Ces lueurs noires m’abattent endolorisant mon cœur”)

 

5 – “Ruled By Secrecy”, Absolution, 2004. Une authentique fresque obscure. La dernière piste d’Absolution a la grandeur d’un ciel nocturne sur lequel les notes de piano ont le scintillement à la fois captivant et froid des étoiles. Matthew Bellamy a toujours revendiqué son amour pour la musique classique, plus particulièrement celui qu’il voue aux compositeurs de grandes œuvres de piano : Chopin et Liszt en tête. Le leader du trio britannique traduit en musique ses inspirations dans la seconde partie du morceau. Le piano s’embrase, hurle son envoutement baroque obligeant le chant à rejoindre sa dimension épique. Un exercice que Bellamy passe une nouvelle fois de manière impériale. 

 

4 – “Muscle Museum”, Showbiz, 1999. Certainement le morceau, pré Black Holes And Revelations, à l’approche technique la moins poussée. Cela n’empêche pas le second single officiel de la carrière de Muse de briller. Le trio délaisse la complexité au profit de l’efficacité d’un riff de guitare hypnotique et d’une ascension progressive imparable sur le pré-refrain. Le chant geignard proposé par Bellamy convient impeccablement au propos lyrique de “Muscle Museum” pétri de regrets romantiques :
“You will wait until it’s over to reveal what you’ve never shown her too little much too late” (“Tu attendras que l’histoire soit finie pour lui révéler ce que tu ne lui as jamais montré un tout petit peu trop tardivement”)

 

3 – Megalomania, Origin Of Symmetry, 2001. La réussite et les acclamations reçues lors de la publication de Origin Of Symmetry tiennent bien évidemment au talent de Muse. Mais une analyse plus approfondie montre que le succès de cet album tient aussi dans le fait que les britanniques ne se sont rien interdit sur le plan créatif. C’est ainsi que le disque se clôture sur ce titre mystique intégralement composé à l’orgue. Une sensation hallucinatoire tant “Megalomania” s’apparente à un morceau hors du temps : une impression d’irréelle à la beauté onirique.
A voir absolument la performance live captée en 2008 à Londres sur laquelle Matthew Bellamy interprète le morceau, dos à l’assemblée, sur l’orgue du Royal Albert Hall surplombant la scène. 

 

2 – “Showbiz”, Showbiz, 1999. Le titre éponyme de l’album sorti en 1999 est le plus adoubé par les fans si l’on se fie aux lives “by request” joués en 2017 pour lesquels “Showbiz” était systématiquement plébiscité numéro 1 par les votants. Un choix des plus compréhensible au vu des innombrables faits d’armes contenus dans les 5 minutes de ce morceau : le son de la basse sur l’introduction, le solo de guitare ou la plume de Bellamy… Faites votre choix. Personnellement, c’est l’interprétation au chant qui me saisit à chaque fois par son côté totalement habité et impudique.
Une sensation rarement ressentie sur une performance studio.  

 

1 – “Stockholm Syndrome”, Absolution, 2004. La synthèse de tout ce que le trio de Teignmouth sait faire de mieux. Le riff de ce morceau est infaillible, le refrain porte la signature indélébile du groupe quand basse et batterie se livrent une lutte sans merci pour créer la juste dose de puissance. Un morceau aux intentions heavy auxquelles le solo rajoute le poids de l’urgence jusqu’à l’oppressant “I wish, I could” conclusif et hurlé par Bellamy. Epique d’un bout à l’autre, Muse pose tout simplement un véritable chef d’œuvre. 

 

 

Vous pouvez également écouter la playlist sur votre application préférée (Deezer, You Tube Music, Qobuz et autres) via ce lien : https://www.tunemymusic.com/?share=thmq5sovpdf0

 

En savoir plus sur Muse,

Commentaires
Ixiil95, le 04/09/2022 à 14:34
Pas grand chose à redire sur cette liste, que du lourd, même si le groupe a fait un paquet d'autres bons morceaux (pour moi il n'y a rien tout bonnement à jeter sur les albums Origin of Simetry et Absolution) ! Il y a également d'autres morceaux exceptionnels sur les productions qui suivent BH&R (pour beaucoup l'album du début de la fin...) : "unnatural selection" sur The Resistance, "Animals" sur The 2nd law, "The Handler" et "Reapers" sur Drones (allez hop j'en mets deux) et "blockades" sur Simulation Therory... Muse reste quand même un immense groupe, très doué techniquement, phénoménal en concert et qui va au bout de ses idées musicales :) Longue vie à eux !
kukuro, le 16/08/2022 à 00:16
Doit-on définitivement comprendre de par cette liste que Muse n'est musicalement que l'ombre de lui même depuis plus de 15 ans ?
MathildeAr, le 09/08/2022 à 22:25
Merci pour la recommandation de Mégalomania à l'orgue (qui a toute sa place dans le top 10 )
Billy31, le 09/08/2022 à 17:15
Cette playlist est justifiée et solide même s'il y a un paquet d'autres morceaux qui auraient pu y figurer.
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