Depuis quelques années, le nom de Steven Wilson, auquel on rapproche assez facilement celui de Porcupine Tree, commence à sortir d'un anonymat auquel il semblait pourtant désespérément condamné. Le succès de son groupe de rock progressif, auquel il prête ses talents d'auteur-compositeur-chanteur-multiinstrumentiste mais également de producteur, n'est bien sûr pas étranger à l'intérêt de plus en plus important porté à sa personne. Il est indéniable que le succès de Fear Of A Blank Planet, dernier album en date de PT, album qui a tout de même réussi à atteindre la 59ième place des charts américains - un record pour un album dit de "rock progressif contemporain", a largement contribué à cette notoriété naissante.
Ce que l'on sait moins, c'est que Porcupine Tree ne représente qu'une petite partie émergée de l'iceberg représenté par la carrière musicale de Wilson. L'homme a participé, et participe d'ailleurs toujours, à de nombreux projets musicaux parallèles tous plus différents les uns que les autres. Citons principalement Blackfield (en duo avec le chanteur israélien Aviv Geffen), IEM et Bass Communion, sans compter les multiples collaborations et productions diverses auxquelles il prête régulièrement ses talents. Parmi tous ces projets, le premier groupe professionnel à avoir pris son envol n'est autre que No-Man, fondé en 1986 et fruit d'une collaboration et d'une amitié de longue date avec le chanteur et compositeur anglais Tim Bowness. Après plus de 20 ans de carrière et 5 longues années d'absence musicale, le duo refait surface en cet an de grâce 2008 avec la sortie d'un sixième album très attendu, Schoolyard Ghosts. L'occasion rêvée de faire le point sur un side-project méconnu mais diablement intéressant de ce véritable touche-à-tout de la musique qu'est Steven Wilson.