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Critique d'album

Airbag


Century of the Self


(14/06/2024 - Karisma & Dark Essence Records AS - Rock progressif - Genre : Rock)
Produit par

1- Dysphoria / 2- Tyrants and Kings / 3- Awakening / 4- Erase / 5- Tear it Down
Note de 4/5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Un nouvel Airbag qui joue un peu trop la carte de la sécurité"
Quentin, le 18/06/2024
( mots)

Disons le d'emblée, ce The Century of the Self à l'artwork minimaliste a une tâche bien lourde, celle de succéder au meilleur album d'Airbag, A Day At the Beach, paru en 2020. Ce précédent opus avait en effet réussi à échapper à la redondance stylistique très inspirée par le Floyd qui caractérise le groupe depuis ses débuts avec une accroche plus incisive et une teinte électro bien amenée. A l’origine simple Tribute Band du flamant rose, comme RPWL à ses débuts, les Norvégiens ont développé avec 5 albums une musique à tendance atmosphérique et mélancolique privilégiant les montées en puissance émotionnelles où surnagent le chant fragile d’Asle Tostrup et le jeu de guitare élégiaque de Bjorn Riis, auteur par ailleurs d’une carrière solo très stimulante.


Pour ce nouvel album, le groupe joue la carte de la sobriété avec seulement 5 morceaux pour une durée totale de près de 50 minutes de musique. Le savoir-faire du groupe n'est plus à démontrer dès lors qu'il s'agit de développer de longs crescendos sensibles et les Norvégiens colorent sur cet album leurs compositions d’un enrobage critique plus important, avec des textes qui portent sur l’influence des technologies sur nos modes de vie, la cancel culture ou la place croissante de l’individualisme au détriment de nos relations sociales.


Malgré des paroles parfois un peu téléphonées, la musique se met bien au diapason de ces thématiques avec des titres tantôt mélancoliques et aériens comme sur la belle ballade "Awakening" et ses effluves acoustiques émaillées d’un solo lumineux, tantôt anxiogènes et claustrophobes sur les développements menaçants de "Erase", nous livrant ainsi des ambiances variées. Si la patte du groupe est immédiatement reconnaissable, les Norvégiens misent autant sur des formats assez accessibles, à l’instar d’un "Tyrants and Kings" qui se veut épique avec une attaque de basse directe et un refrain accrocheur à la Marillion, que plus complexes. Le morceau introductif est de ce point de vue typique de l’univers développé par le groupe avec des arpèges de guitare planants bientôt rejoints par la section rythmique qui confère de plus en plus d’épaisseur au titre. Classique dans sa construction mais parfaitement exécuté, le refrain énergique et la partie instrumentale vigoureuse porté par une ligne de basse explosive finissent de nous convaincre que cette entame est réussie, en passant par l'inévitable solo planant conclusif. L’album trouve sa conclusion dans un titre fleuve de 15 minutes qui débute dans une ambiance intimiste puis alterne entre refrains abrasifs, digressions multiples aux claviers et à la guitare avant la montée en puissance finale. Le groupe a cependant déjà fait mieux en termes de décharge d'intensité, de souffle épique et d’émotion, notamment sur le dernier album qui possédait un formidable dernier titre.


Sur l’ensemble de leur œuvre, les Norvégiens font ainsi preuve d’un réel talent mais restent définitivement un peu trop prisonniers de leur style parfois un peu redondant, forgé à base de tempos lents qui installent une torpeur lancinante et répétitive avant un beau solo de guitare conclusif. Nous pourrions nous en contenter, mais étant donné le talent du groupe, déjà démontré par le passé, on ne pourra pas nous reprocher d’en demander un peu plus. A réserver en priorité aux inconditionnels des ambiances floydiennes et en particulier à ceux qui n’auront pas pu voir David Gilmour cette année…

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