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Critique d'album

Danko Jones


Never Too Loud


(25/03/2008 - Bad Taste Records - Hard'n'Roll - Genre : Rock)
Produit par

1- Code Of The Road / 2- City Streets / 3- Still In High School / 4- Take Me Home / 5- Let's Get Undressed / 6- King Of Magazines / 7- Forest For The Trees / 8- Your Tears, My Smile / 9- Something Better / 10- Ravenous / 11- Never Too Loud
Note de 4/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Le furieux canadien revient armé d'un nouvel opus qui risque de surprendre."
Maxime, le 21/03/2008
( mots)

On pensait Danko Jones abonné à une routine immuable : larguer tous les deux ans des brûlots d’une trentaine de minutes, furies compactes au croisement d’AC/DC, Ramones et Motörhead, sévèrement molestées par une voix hargneuse. Sur le papier, le titre de cette cinquième livraison semble rester fidèle à cet insubmersible credo. Et pourtant, le fulminant canadien a décidé de bouleverser la donne en se mettant cette fois-ci à …chanter. Là où il se contentait autrefois de grogner. Il est malgré tout absolument impératif pour les fans comme pour les curieux de faire tourner la rondelle quelques temps au risque de louper les nombreux trésors qu’elle renferme. Car Never Too Loud est un disque d’amour. Une ode adressée au Hard Rock, au vrai, c’est-à-dire, pour Danko Jones, celui des seventies. Un album qu’il pourra ranger entre deux monuments qu’il vénère : le Destroyer de Kiss et le Jailbreak de Thin Lizzy.

Impossible de ne pas penser aux Irlandais d’ailleurs à l’écoute de ce "City Streets" farci de gimmicks savoureux tels les ruées de guitares victorieuses, les cavalcades de refrains héroïques et le final apocalyptique. Jones sait ce qu’un authentique disque de hard se doit d’être : un truc complet, tangible, ménageant puissance, cohérence, violence, avec ses morceaux de bravoure, ses moments de respiration, sa construction épique. S’entourant d’un spécialiste du rivage de décibels à qui on ne la fait pas (Nick Raskulinecz, responsable es mur de Marshall pour Foo Fighters, Velvet Revolver, Rush…), le power-trio a suivi une à une les différentes directives du cahier des charges pour l’appliquer à son sens de l’économie spartiate (aucun riff ne doit souffrir d’une note de trop) et de l’équarrissage maximal.

La maison ne sera pas pour autant chamboulée de fond en comble. "Code Of The Road", "Still In High School", "Let’s Get Undressed", "Your Tears, My Smile" ne surprendront pas ceux qui avaient aimé les livraisons antérieures du combo. On y retrouve ce rythme martelé à coup de pilon, ces guitares qui claquent, ce verbe venimeux, mais les morceaux sont aérés par des mélodies qui savent ce que couplet-pont-refrain veut dire et deviennent pour le coup de véritables tueries qu’on se complaira à brailler en concert, le bras levé bien haut, le gobelet de bière tanguant au bout. Une poignée d’autres titres se charge de faire varier les plaisirs : mid-tempo vicieux prêt à tout pour assurer sa domination ("King Of Magazine"), hard rock épuré à la Fu Manchu soufflant le sucré et l’acide ("Ravenous"), hymne péremptoire adressé aux déluges de décibels ("Never Too Loud"). En déballant les guitares acoustiques sur "Take Me Home", le combo en vient à croiser la power-pop gratouillée sur Gibson SG de Weezer, chose pas si incongrue que cela quand on sait que Danko Jones et Rivers Cuomo sont tous deux membres de la Kiss International Army. Cerise sur le gâteau, ravi de son précédent duo sur "Invisible" (Sleep Is The Enemy), John Garcia (Kyuss, Unida, Hermano) s’offre une nouvelle apparition chez les canadiens aux côtés de Pete Stahl (Wool, Desert Sessions, Earthlings ?) qui apporte son timbre fluet et biscornu pour un petit exercice de stoner écolo ("Forest For The Trees") sous le haut patronage du Grand Sab’.

Danko Jones a de quoi bomber le torse. Son Never Too Loud se tient debout. C’est un album consistant, mastoc mais finaud. Il tourne en boucle sur notre platine depuis un bon mois, on ne s’en lasse pas. Que dire de plus ? Go, Danko, go !

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