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Critique d'album

Death Cab For Cutie


Plans


(30/08/2005 - Atlantic Records - Indie Rock Américain - Genre : Pop Rock)
Produit par

1- Marching Bands of Manhattan / 2- Soul Meets Body / 3- Summer Skin / 4- Crooked Teeth / 5- Different Names For the Same Thing / 6- I Will Follow You Into the Dark / 7- Your Heart Is An Empty Room / 8- Someday You Will Be Loved / 9- What Sarah Said / 10- Brothers On A Hotel Bus / 11- Stable Song
Note de 4/5
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Note de 4.5/5 pour cet album
"Un petit bijou de rock indie, aussi délicat qu'intelligent"
Nicolas, le 25/02/2009
( mots)

A ce jour encore, le combo de Ben Gibbard demeure injustement méconnu dans notre contrée. Certes, Death Cab For Cutie évolue dans le registre du rock indie US, et par définition ce courant reste cantonné à l'autre rivage de l'Atlantique. Oui mais... qu'en est-il des Shins, des Modest Mouse, des Decemberists (dont le nouvel album est attendu dans quelques semaines) et autres Band Of Horses qui arrivent pourtant à se frayer un chemin jusqu'à nos étalages ? Le seul tort du groupe de Bellingham est de ne pas avoir eu l'opportunité de titiller la curiosité des européens : pas de film générationnel porteur (Garden State pour les Shins), pas d'ex-rock star anglaise en quête de reconversion (Johnny Marr pour Modest Mouse), pas de soutien d'une presse bobo extatique (Magic pour les Decemberists). Pourtant, les Death Cab For Cutie ont tout pour s'imposer chez nous, mis à part leur nom à tiroir aussi farfelu que difficile à retenir : un statut bien affirmé dans leur pays d'origine, une bonne maison de disque (Atlantic, quand-même), une solide discographie et surtout un talent inégalable quant il s'agit de pondre de la pop song mélodique et raffinée.

Si Narrow Stairs s'était hissé comme l'une des plus brillantes réussites de l'an passé, l'album était pourtant précédé en 2005 d'un petit joyau répondant au doux nom de Plans. Premier disque conçu au sein d'une major, il représente une sorte de quintescence de ce que Ben Gibbard avait pu commettre depuis ses débuts avant de bifurquer vers une tonalité nettement plus rock sur l'opus suivant. Mais que les fondus de sensations fortes ne s'éloignent pas pour autant, car ce disque est une véritable merveille que je vous mets au défi de ne pas apprécier.

Pas de concept alambiqué, pas de pathos contrarié, pas de recherche d'esbroufe, pas de bidouillage cherchant à masquer la pauvreté des airs : ici, il ne s'agit que de talent. Un talent palpable dès les premières secondes de "Marching Bands Of Manathan" : jolie mélodie prenant le temps de se développer, partitions instrumentales épurées (harmonium indolent, cordes acoustiques flottantes, martellement discrets de caisse claire), crescendo subtil vers une tournure électrique prenante qui évite de sombrer dans le bruitisme, beaux effets de reprise sur le refrain, et toujours la voix de Gibbard, sereine et positive, qui séduit autant qu'elle prend aux tripes. On en resterait sur cette lancée que l'album serait déjà très appréciable, mais il y a mieux. "Soul Meets Body", par exemple, est une petite perle pop comme on en fait peu, marquant l'esprit dès le premier passage, se trouvant assimilé sans effort dès le deuxième, et dont le superbe refrain tire sa prégnance
tout autant de son développement mélodique que de ses riffs acoustiques d'une rare intelligence.

C'est là l'une des forces de Ben Gibbard : non content d'exceller en tant que songwriter, l'homme est aussi un arrangeur de tout premier ordre, capable de trouver l'accompagnement instrumental qui sera le plus à même de sublimer ses créations. Ici quelques roulements de caisse accompagnant une ligne de basse magique et quelques pincements de guitare électrique ("Summer Skin"), là une succession de paisibles arpèges de piano fouettés par des frappes de batterie appuyées et de petites piques de Gibson bien senties ("What Sarah Said"). "Brothers On A Hotel Bus" est même une véritable leçon d'arrangements tant le piano, les guitares, la basse, les synthés et la batterie s'entremêlent avec classe. A d'autres endroits, les mélodies se suffisent à elles-mêmes et imposent leur richesse avec évidence. On retiendra notamment un "Crooked Teeth" sonnant comme un Nada Surf cool, un "Your Heart Is An Empty Room" obsédant de mélancolie refoulée, ou encore le sublime acoustique "I Will Follow You Into The Dark" dont ferait bien de s'inspirer un certain Chris Martin qui peine de plus en plus à faire passer ses émotions avec une simple guitare folk. On n'omettra pas de signaler qu'un petit détour par les textes de Gibbard s'impose tant ceux-ci sont fouillés et refusent de sombrer dans la facilité.

Plans est un album fantastique, qui s'apprécie dès les premières secondes et qui continue à vous hanter même plusieurs jours après son passage. Preuve en est, si vous ne l'aviez pas encore compris, que Death Cab For Cutie est un acteur absolument incontournable de la scène rock US qui se doit d'être découvert au plus tôt par tous ceux qui apprécient un tant soit peu le songwriting de qualité. D'autant que, de nos jours, la vente en ligne via internet vous permet de palier aisément au déficit de représentation du groupe dans l'hexagone. La mondialisation, ça a du bon, parfois...

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