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Critique d'album

Dilly Dally


Sore


(09/10/2015 - Partisan Records - Alternative / Indie Rock US - Genre : Rock)
Produit par

1- Desire / 2- Ballin Chain / 3- Snake Head / 4- The Touch / 5- Next Gold / 6- Purple Rage / 7- Get to you / 8- Witch Man / 9- Green / 10- Ice Cream / 11- Burned by the Cold
Note de 4/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"La fougue de Dilly Dally sonne à nos oreilles comme l'une des belles révélations de 2015, affaire à suivre."
Stéphane, le 29/12/2015
( mots)

Cela fait quelques temps que le renouveau grunge revient sur le devant de la scène. Il a fallu tout d'abord compter sur des groupes qui ont connu la fièvre des 90's, Soundgarden, Smashing Pumpkins, K's Choice, Veruca Salt, Foo Fighters, Pixies. Nous serons tous d'accord qu'il est inutile de s'apesantir sur ces groupes, il n'existe que deux schémas possible, vous aimez ce que vous entendez ou vous aimez parce que vous avez toujours été fan. Mais globalement, le résultat n'est pas à la hauteur de ce qu'ont été ces groupes.


Et depuis quelques mois fleurit une nouvelle scène plutôt intéressante, Dilly Dally en fait partie. Originaire de Toronto, ce groupe qu'il semble obligatoire de comparer aux Pixies fait une belle première impression avec Sore. On replonge en adolescence instantanément. Katie Monks joue de sa voix en puissance, en douleur, en doute, en pleurs, elle excelle dans l'interprétation de ces titres. C'est sauvage, jeune, beau, sombre, lumineux, un papillon dans un rayon de soleil, un cadavre de bière derrière un ampli, cet album va vous transporter.


Dilly Dally signifie trainasser, buller, lambiner... Ce nom colle tellement bien à leur musique mais si peu à l'énergie qu'ils dégagent. Sore signifie blessure, et peut être employé pour évoquer la colère envers quelqu'un d'autre. La bascule vers nos 16 ans était donc mûrement réfléchie.


Musicalement, comment peuvent se transcrire ces émotions ? Il est difficile ici de trouver une logique tant chaque titre a son importance et joue de son originalité, avec pour ciment d'homogénéité la voix torturée de Katie Monks.


L'énergie de "Purple Rage", le riff de guitare efficace sonne le départ, à la manière d'une sirène qui vous embarque. Il est impossible de ne pas faire le parallèle avec la bande à Francis Black à l'époque d'un Surfer Rosa.


"You don't know me, you try to stop me but I'm not dead".


3 minutes de jouissance pour une rage pourpre, 3 minutes c'est le temps qu'il vous faudra pour savoir si vous aimez ce groupe. Car les 11 titres de cet album sont aussi bon que celui-là. Donc, si la première écoute vous séduit, il sera difficile de décrocher. Le voyage dure un peu moins de 40 minutes.


"Desire" est un peu comme la baguette magique de Harry Potter, fait de la même essence de bois que celle de Voldemort. Le jumeau angélique de "Purple Rage" a une destinée plus positive que son double maléfique. Les choeurs qui accompagnent cette ballade wherismymindienne sont autant de chants de sirènes auxquels il sera difficle d'échapper.


"Snake Head" continuer de poser le ton, si vous êtes pétrifiés c'est que vous avez écouté avec vos yeux. Ce titre essaie de transposer, a la vie moderne, le mythe grec de Méduse. Le résultat est bon, Ovide avait les Métamorphoses, Dilly Dally a "Snake Head".


"Ballin' Chain" flirte avec la dynamique libertinienne du camarade Doherty. On s'arrête, on repart, mais qu'est ce qu'on est bien. "Green" va s'encanailler du coté des Boomtown Rats. Dilly Dally nous sert sur un plateau un menu alléchant :


"I want you naked in my kitchen, making me breakfast".


Loin d'être honteuses, ces incursions anglo-saxonnes dans le son du quatuor de Toronto apportent un intérêt supplémentaire à cet album.


"Ice cream" est la glace "à l' italienne" qui coule sur nos doigts, pendant 2min56s. On est anesthésié par son côté acidulé, on n'ose pas se lécher les doigts tant qu'il en reste dans le cornet. Dans un tempo plus lent que les titres cités au dessus, Sore nous laisse gouter à quelques mets de choix : "Next Gold" a un refrain digne d'une publicité pour Timberland. "Witch Man" dégaine avec sa musique très imagée, tantôt chutant dans un tourbillon sans fin, tantôt ramené à la vie par un ersatz de "London Calling". "The Touch" nous séduit par son originalité, ses breaks, ses refrains survitaminés.


Comme tout album qui se respecte, un titre sort du lot, l'ovni s'appelle "Burned by the Cold", une ballade piano/voix comme une invitation à rentrer un peu plus dans l'intimité de ce groupe. Une ambiance proche de celles de Lana Del Rey, mais une voix plus... une voix plus torturée, une voix perdue, qui demande de l'aide pour vaincre ses démons.


Le premier album de Dilly Dally jouit d'un bon équilibre, et vous plaira si vous n'avez pas peur de revenir quelques années en arrière, du temps de vos doutes, du temps de ces incertitudes qui nous semblaient insurmontables. Si vous aimez lambiner, si vous n'avez pas peur de vous blesser, revenez au temps de votre adolescence, l'entrée est juste ici.

Si vous aimez Sore, vous aimerez ...
Commentaires
Archytas, le 29/12/2015 à 19:59
J'ai acheté cet album quasiment à sa sortie, parce que je trouvais qu'il sonnait bien (et surtout parce que le vinyle était pas cher). Après une première écoute en dilettante, j'ai bien accroché. Mais par la suite, je dois avouer que j'ai eu du mal à décoller. En effet, si Desire est génial (j'aime aussi beaucoup Witchman), je trouve que les titres sont globalement trop similaires entre eux, et je m'ennuie vite (honnêtement quelle différence entre Snake Head et Purple Rage ?). Et puis l'ombre des Pixies et autres Breeders est trop pesante. Si j'étais mauvaise langue, je dirais qu'un tribute band aurait fait mieux. Mais bon, restons positif : il s'agit somme toute d'un album intéressant et plaisant à écouter. La voix de la chanteuse vaut carrément le détour... la critique de l'album ci-dessous est très bien, continuez les petits ;)
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