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Critique d'album

Gabriel Keller


Clair Obscur


(19/03/2022 - Autoproduction - Indie & rock progressif - Genre : Rock)
Produit par Gabriel Keller

1- Tumulte (feat. Charlie Henry) / 2- Time (Feat. Emi B) / 3- Train to Resolution (feat. Emi B) / 4- Open Arms (Feat. Emi B) / 5- Melancholia (feat. Charlotte Gagnor) / 6- Sonate au clair obscur (feat. Clement Barou) / 7- Nothing Human (feat. Maïté Merlin) / 8- Out Of My Life (Feat. Maïté Merlin) / 9- Honey (Feat. Marine Poirier) / 10- Accalmie
Note de 5/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"The Dark and the Light Side of the Moon"
Franck, le 01/07/2022
( mots)

Un premier album est toujours un évènement spécial dans la carrière d’un artiste. Outre le caractère symbolique de la chose et la fierté que cela génère, il s’agit d’une occasion d’y glisser une part de soi-même. La musique devient alors un reflet de notre personnalité, de nos expériences passées, mais aussi des rencontres qui nous ont façonnées tout au long de notre vie. En se lançant dans la conception de son premier album solo, Gabriel Keller - un artiste multi-instrumentiste basé en région Lyonnaise - a souhaité réaliser une œuvre à son image, reflétant ses multiples influences. Initié très tôt au rock des 70’s, le musicien français a peu à peu élargi son répertoire en découvrant le metal progressif de Porcupine Tree et Opeth, puis en s'ouvrant à la pop et variété française de Higelin, Baschung, Dutronc ou encore Ange. Toutes ces prestigieuses références se retrouvent parfaitement distillées à travers Clair Obscur : un disque qui comme son nom le suggère présente une première partie toute en douceur et une deuxième nettement plus torturée. Il s’agit là d’un véritable concept évolutif qui permet à Gabriel Keller de proposer une musique montant peu à peu en intensité grâce à l’intervention de quatre chanteuses - évoluant chacune dans un registre qui lui est propre - et de profiter des talents d’une multitude de musiciens et musiciennes locaux (dont un quatuor à cordes).

Le morceau d’ouverture intitulé "Tumulte" illustre bien cette polyvalence, avec une composition principalement instrumentale qui laisse planer le doute sur les styles qui seront abordés par la suite.  C’est au détour d’une production minutieuse, capable d’adopter un caractère épique grâce à ses chœurs et à sa montée en intensité, que Gabriel Keller pose les bases de son projet. Dès le titre "Time", l’album prend une tournure plus intimiste avec une pop chatoyante aux délicieux accents folk, dans laquelle la chanteuse Emi B (avec qui Keller avait déjà pu collaborer sur un précédent single) évolue avec grâce et assurance. Malgré une ambition clairement assumée, le compositeur ne tombe jamais dans la surenchère ou la démonstration, et privilégie une approche où chaque sonorité est exploitée au maximum de son potentiel émotionnel. Cette démarche aboutit à de jolis instants de quiétude ("Train to Resolution"), mais aussi à des morceaux qui se permettent quelques divagations progressives et soli inspirés ("Open Arms"). Mention spéciale au magnifique "Melancholia", seul titre chanté en Français, qui vous fera succomber en un rien de temps grâce au chant tout en nuance de Charlotte Gagnor.

Comme dit plus tôt, l’album bascule peu à peu dans l’obscurité. Le morceau "Sonate au clair obscur" se charge de marquer cette transition en durcissant le ton avec l’apparition de quelques passages metal. Les riffs se font de plus en plus lourds, accompagnés de chœurs qui s’élèvent comme des incantations, scandant le nom de l’artiste peintre italien du XVIème siècle Michelangelo Merisi da Caravaggio (dit Le Caravage), connu pour sa maîtrise du clair-obscur. C’est d’ailleurs la lecture d’une bande-dessinée retraçant la vie du Caravage qui inspira le concept de l’album à Gabriel Keller. "Nothing Human" poursuit cette montée en intensité en plongeant dans des contrées encore plus sombres. Nous basculons alors dans un metal progressif dans lequel la chanteuse Maïté Merlin excelle dans son interprétation. Pour marquer encore un peu plus le changement de ton, quelques passages de chants gutturaux - générés par Keller lui-même - sont perceptibles en arrière-plan. Le caractère progressif de l’album prend tout son sens avec le titre "Out of My Life", morceau complètement déstructuré et évolutif qui renforce encore un peu plus les affiliations avec Opeth (l’album Sorceress en particulier). L’artiste français pousse son concept jusqu’au bout avec l’explosif "Honey", fort de ses riffs massifs et du chant endiablé de Marine Poirier. Alors que les premiers rayons de soleil sont à nouveau perceptibles, il est alors l’heure de profiter de l’"Accalmie" suscitée par un retour à la guitare acoustique, renforçant l’aspect lyrique de l’ensemble.

Avec ce premier album, Gabriel Keller livre une œuvre inspirée et ambitieuse, jouant sur le concept de clair-obscur. A la fois intimiste et puissante, cette musique aux multiples visages pose les bases d’un univers sonore pour lequel on se laisserait volontiers prendre dans un nouveau cycle. Les différentes influences sont justement dosées, assurant au disque une grande variété d’écoute, tant dans les textures sonores que dans les thèmes abordés. On y découvre surtout un talentueux compositeur, capable de mettre dans les meilleures dispositions ses nombreux collaborateurs pour en tirer le meilleur.


 


A écouter : “Time”, “Melancholia”, “Nothing Human”

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