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Critique d'album

NASTYJOE


The House


(16/01/2026 - M2L Music / A Tant Rêver Du Roi - Post Punk - Genre : Rock)
Produit par

1- Strange Place / 2- The House / 3- Dog's Breakfast / 4- Worried For You / 5- Hole in the Picture / 6- Wire / 7- Things Unsaid, Pt. I / 8- Things Unsaid, Pt. II / 9- Blood in the Back / 10- Cold Outside
Note de 4/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"De la dentelle à Bordeaux"
Mathilde, le 19/01/2026
( mots)

Si les retombées Cantat peuvent refroidir la scène rock bordelaise, il est par ailleurs bon de s’appeler Joe (ou Djo) en 2026, de programmer sa petite année musicale post nouvelle lune en capricorne, et d’avoir été repéré par les iNOUïs du Printemps de Bourges par dessus le marché. Des dates prévues au Bise Festival à Nantes, au Uber cool Focus Festival au Pays de Galles, n’en jetez plus, les augures astrales sont manifestement positives pour le groupe NASTYJOE qui sort en cette nouvelle année son premier album The House.


Suite à l’ étrange série à succès qui vient de se terminer sur Netflix laissant des milliers d’orphelins sans "conformity gate" (soit un épisode qui remettrait de l’ordre dans un final trop largement interprétable), NASTYJOE nous accueille dans une "Strange Place", à l’annonce aussi tendue qu’à la mélancolie enveloppante. Si une rupture inévitable dans un contexte psycho émotionnel toxique mène à un dead end, ne pouvons-nous pas y voir une douce libération, non moins pleine de promesses telle que cette virée en caddie (vue dans le clip) ? La perspective de morceaux millimétrés quant à leurs temps forts mélodiques est en tous cas patente. La rythmique des bordelais semble être jumelée à l’aciérie du Working Men’s Club et leur complainte aux contours gazeux de DIIV. The House est bigger on the inside aussi puisqu’après s'être s’ouverte sur des boites à rythmes enfantines elle se dilate en une superposition synthétique dans le refrain pour mieux s’évaporer lors de sa clôture.


"Hole In The Picture" vient appuyer sa quête de post punk mêlée au néo quotidien tendu d’une société en perte de repères fiables et pérennes. Sans détour, à l’instar des suédois Holograms, elle annonce ne pas vouloir se conformer à une forme d’hypocrisie: "I ain’t nice, I’ll make a hole in your picture". On peut regretter certaines finitions de titres un peu trop proprettes, comme si la volonté de dénuement pouvait parfois trop diluer le contenu.Heureusement la fantaisie perce régulièrement: comment ne pas penser aux brillants Fontaines D.C. en écoutant "Wire" qui par ses échos éthérés et ses cloches en percussions fait grimper pertinemment le propos du groupe, tout en dédales d’effets qu’ils distillent çà et là ?


C’est un essai largement transformé pour NASTYJOE qui, porté par une solide voix façon Faris Badwan (frontman de The Horrors), nous emmène vers des quêtes secondaires de nous-mêmes dans une douceur et une retenue toutes délicates. Si la dentelle est traditionnellement basée à Calais, le post punk dentelé revisité réside ici à Bordeaux et on a hâte de voir là où le groupe va s’amener, et nous avec.

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