
Samson
Survivors
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1- It's Not As Easy As It Seems / 2- I Wish I Was the Saddle of a Schoolgirl's Bike / 3- Big Brother / 4- Tomorrow Or Yesterday / 5- Koz / 6- Six Foot Under / 7- Inside Out / 8- Wrong Side Of Time


Biff Byford hurle un peu trop triomphalement sur tous les toits que Saxon mérite le titre de pionnier de la New Wave Of British Heavy Metal pour avoir fait paraître le premier album du mouvement (Saxon, 1979). Car il s’en est fallu de très peu – quelques jours – que Samson ne lui vole la vedette avec Survivors, débarqué dans les bacs au mois de juin. Saxon l’emporte certes, mais c’est sur le fil – une victoire à la Pyrrhus.
De plus, comme Saxon, Survivors ne figure à l’avant-garde de la NWOBHM que sous réserve d’accepter d’y intégrer des albums encore marqués, plutôt fortement, par la décennie précédente : la nouveauté est loin d’être patente et cette place est en partie justifiée au regard des évolutions ultérieures des groupes concernés.
Depuis 1977, le combo londonien ayant adopté le nom de son leader Paul Samson, subit les aléas de l’instabilité de sa composition déjà handicapante alors qu’il s’appelait Scapyard ou McCoy. Quelques musiciens de renom y feront leurs armes, notamment Clive Burr qui joue des baguettes entre deux sessions chez Iron Maiden, avant que Samson ne se consolide autour du trio formé par Paul Samson au chant et à la guitare, Chris Aymler à la basse et l’une des figures les plus originales de la NWOBHM, le batteur Thunderstick, connu pour son accoutrement BDSM. Ce sont ces musiciens qui enregistrent Survivors (John McCoy n’est plus membre du combo mais reste l’un des principaux compositeurs).
L’album adopte clairement la grammaire des 70s dans ses variations blues-rock ("I Wish I Was the Saddle of a Schoolgirl's Bike"), boogie rock ("Six Foot Under"), slow intense ("Wrong Side of Time"), hard-rock en mode midtempo ("Big Brother") ou à claviers dans une version sonore 80s ("Inside Out"). Pour autant, des beaux moments sont à noter, dont en premier lieu "It's Not as Easy as It Seems" qui alterne les riffs variés et inventifs à la manière de Thin Lizzy. En outre, Samson ne s’interdit pas quelques originalités : le slow "Tomorrow or Yesterday", porté par les claviers et la guitare mélodique dans une direction légèrement kitsch, devient vraiment intéressant dans sa partie centrale, qui accélère le tempo et laisse place à des chorus exaltants, en particulier celui du synthétiseur. Cet instrument, interprété par Colin Towns (grand compagnon de route de Ian Gillan en solo), est mis au profit du space-rock sur la première partie de l’instrumental "Koz" qui évolue ensuite vers le rock’n’roll.
Peu innovant au regard de la nouvelle vague annoncée, Survivors est davantage un bon album de hard-rock qu’une production pionnière du Metal. Heureusement, Samson saura évoluer : l’illustration de la pochette en est le premier signe. Un quatuor, et non un trio, y est représenté : le nouveau chanteur, à peine recruté, se tient à gauche de la bande sur le tas de cadavres. Il s’agit de Bruce Bruce, plus connu sous le nom de Bruce Dickinson.
À écouter : "It's Not as Easy as It Seems", "Tomorrow or Yesterday"


















