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Critique d'album

Eloy


Power and the Passion


(15/06/1975 - Harvest - Rock progressif - Genre : Rock)
Produit par Eloy

1- Introduction / 2- Journey Into 1358 / 3- Love Over Six Centuries / 4- Mutiny / 5- Imprisonment / 6- Daylight / 7- Thoughts Of Home / 8- The Zany Magician / 9- Back Into The Present / 10- The Bells Of Notre Dame
Note de 3/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Album de transition ouvrant vers l'âge faste d'Eloy, Power and the Passion n'en demeure pas moins essentiel. "
François, le 07/06/2019
( mots)

Le statut d’album de transition n’est jamais une bonne position dans une discographie. Power and the Passion ne marque pas le point de passage entre deux périodes profondément différentes chez Eloy, mais c’est à partir de cet album que les caractéristiques profondes du groupe vont s’affirmer pour amener la formation de Bornemann au succès. Il suffit de s’appesantir un peu sur la pochette : l’album semble faire partie d’un diptyque avec son glorieux successeur, Dawn, tant les illustrations se ressemblent. Or, il est exclu de la trilogie des chefs-d’œuvre produits entre 1976 et 1978, comme abandonné sur le palier, en témoigne la réédition des seuls trois albums suivants en 2019. Autre élément justifiant ce qualificatif d’album de transition : Power and the Passion inaugure une série de concept-albums, esthétique dans laquelle le groupe adonne ses talents encore aujourd’hui. 


Commençons peut-être par le concept lui-même, qui est celui d’un voyage dans le temps permis par des produits hautement illicites et à la mode dans les années 1960-1970, entraînant le protagoniste dans la France médiévale où il connait une histoire d’amour avec une femme d’un autre temps. Le goût pour le Moyen-Age, notamment quand il s’agit de ses voisins outre-Rhin, est un tropisme qu’on retrouvera plus tard dans les inspirations de Bornemann. 


Cette forme de concept-album explique le découpage en titre assez courts qui constituent les parties d’un ensemble cohérent mais gardent individuellement un intérêt au-delà des paroles (à l’inverse d’un Music Inspired by the Snow Goose par exemple, où la plupart des titres pris hors de l’ensemble perdent en puissance). Ainsi, seuls deux titres tournent autour de dix minutes. Le premier et le plus long est "Love Over Six Centuries". Nous disions que les caractéristiques d’Eloy se formaient sur cet album, en voilà un exemple avec des claviers moins marqués par ceux du Hard-rock et par un côté planant accentué ; mais période de gestation oblige, le titre manque de relief et se perd en longueur. Si la première moitié est riche et puissante, les cinq dernières minutes fondées sur des nappes et un rythme répétitif peuvent lasser à terme. On retrouve cet aspect – et cet écueil - sur "The Bells of Notre-Dame" quoique le riff au clavier est ici plus percutant, et le titre plus court. A l’inverse, "Mutiny", seconde pièce d’envergure, est excellent de bout en bout, les arpèges de Bornemann ont des sonorités préfigurant Dawn, avec une montée en puissance aussi bien dans un crescendo que par la puissance donnée au rythme. La guitare est ici très mélodique comme souvent chez Eloy, et les traits tirés par Bornemann se savourent avec plaisir. C'est sans hésitation possible le morceau phare de Power and the Passion.  


En parlant de cet instrument, la guitare qui s’était musclée dans le précèdent album est toujours bien présente dans les soli inspirés de Bornemann et même dans des titres presque Heavy comme "The Zani Magician". Quelques passages bien trouvés comme le duel guitare / claviers, puis le duo guitare / basse sur "Daylight" sont à souligner. De même la basse garde sa place de premier rang (édifiant sur "Mutiny" par exemple), voire même, dans le mixage, est encore plus prépondérante, avec des lignes particulièrement bien écrites. Là encore, l’album pose des pierres pour la suite. 


Power and the Passion marque le début de la période la plus riche d’Eloy et constitue la porte d’entrée vers l’âge d’or du groupe. L’album est en ce sens très recommandable, tant par sa qualité intrinsèque qu’en tant que jalon dans l’histoire du groupe. 


 

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