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Critique d'album

Faith No More


Live at The Brixton Academy


(04/02/1991 - Slash Records - Rock expérimental américain - Genre : Rock)
Produit par Matt Wallace & Faith No More

1- Falling to Pieces / 2- The Real Thing / 3- Epic / 4- War Pigs / 5- From out of Nowhere / 6- We care a lot / 7- Zombie Eaters / 8- Edge of the World / 9- The Grade / 10- The Cowboy Song
Note de /5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Un live bourré de défauts mais attachant"
Maxime L, le 22/12/2020
( mots)

Faith No More, malgré leur statut de véritable référence dans la catégorie "fusion", a une discographie finalement assez courte, compte tenu de leurs 35 ans de carrière (avec certes un gros hiatus entre 1998 et 2009). 7 albums studios seulement, autant dire que Faith No More, sur ce critère, se rapproche plus de la productivité de Tool que de celle de King Gizzard and the Lizard Wizard.


Il en est de même pour leurs parutions live officielles, avec un seul petit disque enregistré en public (coucou Dream Theater) : Live at the Brixton Academy,  capté à Londres en avril 1990, et qui atterrit dans les bacs le 04 février 1991, conjointement à une version vidéo sur VHS "You Fat Bastards". La version vidéo apporte d'ailleurs sans doute un attrait supplémentaire, ne serait-ce que pour le look de l'époque et les pitreries des cinq membres


Quelques éléments de contexte avant de rentrer dans le vif du sujet. Nous sommes en 1990, et Faith No More vient enfin de casser la baraque grâce à la sortie de The Real Thing,  leur troisième album, mais le premier avec Mike Patton au chant, qui va clairement donner un nouveau souffle (et quel souffle !) à la formation californienne. Des clips en boucle sur MTV, des nominations à la pelle aux awards de la même chaine (qui "dicte" alors clairement les tendances en matière de rock alternatif) et en point d'orgue, des tournées en compagnie du groupe le plus méchant du monde : les Guns and Roses.


Difficile d'en avoir le coeur net 29 ans après, mais il est clair que la sortie de ce live sent à plein nez la commande par la maison de disques, voulant surfer opportunément sur le succès de The Real Thing.  La tracklist ne laisse d'ailleurs que peu de place aux deux premiers opus : sur les 10 titres de la galette, 7 proviennent de The Real Thing, pour le seul "We care a lot" de l'album éponyme. Les deux dernières pistes sont un peu à part, avec deux faces B issues des sessions d'enregistrement de The Real Thing : "The Grade" et "The Cowboy Song" et que bien des groupes aimeraient avoir comme face A, tant ces deux morceaux sont tout bonnement excellents.


Evacuons tout de suite un des problèmes majeurs de ce live : le son, qui manque clairement de profondeur et qui a tendance parfois à mettre les claviers de Roddy Bottum un peu trop en avant, sans parler des larsens réguliers au cours du concert. Gageons que la production globale n'était de toutes façons pas le point fort de The Real Thing.


Mais ne boudons pas notre plaisir, l'enthousiasme des californiens et leur efficacité démarrent tambour battant, dès les premières notes de basse tourbillonnantes de Billy Gould sur "Falling into Pieces". L'enchainement avec "The Real Thing" fait mouche avec une fois encore un Mike Bordin très inspiré sur ses parties de batteries (dont un "War Pigs" survitaminé). Le public est chauffé à blanc et répond frénétiquement aux invectives d'un Mike Patton torse nu, cheveux longs et surtout intenable.


Musicalement, on ne peut pas reprocher grand chose aux Américains, ils déroulent leur fusion rock-rap-funk-métal, sans vraiment de temps mort, et avec ce second voire troisième degré qui les caractérise. C'est parfois drôle et réussi, comme sur "The Real Thing" avec l'insertion d'une "reprise" de "Pump up the Jam" des Technotronic, oui oui vous avez bien lu !


Mais ça va par moments un peu trop loin dans l'aspect "nonchalance et je-m'en-foutisme", et il faut bien avouer qu'à ce petit jeu là, Mike Patton n'est pas le moins doué. Entre les passages chantés volontairement à l'arrache, les rôts dans le micro (quelle subversion !) qui étaient déjà inutiles en 1991, et sa voix encore assez nasillarde, le chanteur est peut-être celui qui s'en sort le moins bien sur cette prestation (une partie de la rédaction doit certainement se friser la moustache à la lecture de ces lignes).


Si par hasard, vous ne connaissez pas Faith No More, ce Live at the Brixton Academy n'est pas franchement la porte d'entrée idéale, trop bancal et un peu trop abrupte, mais si vous êtes déjà rompus aux joutes de la fusion des américains, alors vous passerez un vrai bon moment, avec tous les "tubes" de The Real Thing, du rap-rock d'"Epic" à la ballade de crooner "Edge of the World".


C'est aussi l'occasion d'entendre un vieux morceau "We care a lot" remis au goût du jour par Patton, et on peut donc légitimement regretter que le groupe, par la suite, n'ait pas sorti un album live plus conséquent, et plus léché au vu de leur impeccable discographie.

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