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Critique d'album

Franz Ferdinand


Always Ascending


(09/02/2018 - Domino - rock anglais - Genre : Rock)
Produit par Philippe Zdar

1- Always Ascending / 2- Lazy Boy / 3- Paper Cages / 4- Finally / 5- The Academy Award / 6- Lois Lane / 7- Huck And Jim / 8- Glimpse Of Love / 9- Feel The Love Go / 10- Slow Don't Kill Me Slow
Note de 3/5
Vous aussi, notez cet album ! (7 votes)
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Note de 2.0/5 pour cet album
"Fifty Shades Of Franz Ferdinand"
Nicolas, le 21/02/2018
( mots)

On garde un souvenir ému des Franz Ferdinand de leurs débuts, de leur inoubliable “Take Me Out” qui fit  la joie de Virgin Radio (autres temps, autres moeurs), de leur premier disque aussi espiègle que futé et de son successeur à peine moins appréciable, de leur post punk dansant, nonchalant et drôle, de leurs textes truculents et de leur voracité à jongler avec les tonalités et les rythmes. Oui, on garde un souvenir ému de ces sympathiques écossais que l’on pensait capables de se maintenir à flot, voire même de progresser encore et toujours. Or déjà dans Tonight, on sentait que quelque chose ne tournait pas rond : Alex Kapranos et sa bande commençaient à se prendre au sérieux, à faire leur mue post-adolescente, à se parer de postures de poètes mélodramatiques. L’album posait le tempo, renforçait l’électronique, mais surtout perdait énormément en spontanéité en même temps que la qualité des compositions allait décroissante. La suite ne nous a donc pas étonnés : un quatrième disque anecdotique (Right Thoughts, Right Words, Right Actions, à moins que ce ne soit l'inverse) dont on peine même à se remémorer ne serait-ce qu’un morceau, une dispensable collaboration avec Sparks, et là-dessus le départ - prévisible - de Nick McCarthy, la caution “rock”, qui scellait a priori le glas du carré de Glasgow. Sauf que Kapranos a décidé de se maintenir en première division et de tout changer en embauchant non pas un mais deux remplaçants, Dino Bardot et Julian Corrie, nettement plus orientés synthétiseurs. Le résultat, c’est Always Ascending, et que dire ?


Produit par le frenchy Philippe Zdar (Phoenix, Two Door Cinema Club et même OneRepublic, ouais ouais), ce cinquième album de Franz Ferdinand se veut dans l’air du temps, c’est-à-dire mainstream, consensuel, synthétique et surtout le moins rock possible. Pas étonnant que çà et là tout le monde salue la “renaissance” du phénix écossais. On en oublierait presque qu’indépendamment de ses sonorités kitch / has been / de mauvais goût (rayez les mentions inutiles, ou ne rayez rien du tout), Always Ascending ne fait que recycler de vieilles recettes éculées sans y apporter la moindre once de peps ni d’originalité. On est plus que jamais à des années lumières de Franz Ferdinand et de You Could Have It So Much Better. Mais c’est plus que ça : les morceaux sont pauvres sur le plan de la construction. Le single liminal pêche par un manque de matière, obligeant Kapranos à de brusques et bancales descentes d’octaves pour lier le pré-chorus au chorus, et on ne parle vous parle pas des gimmicks de clavier ridicules et des “outchou na-na-na” égrenés en boucle, tellement horripilants qu’on a en envie de fracasser sa platine à grands coups de hache. Les textes sont aux abonnés absents, et si l’essai de rimes riches en “tion” sur “Paper Cages” fait tendre l’oreille, c’est pour voir la formule bâclée dès le second couplet. Certains morceaux sont d’une pauvreté confondante (“Lois Lane”, “Huck And Jim”), d’autres interpellent par leur décalage thématique dont on ne sait s’il est voulu - et dans ce cas c’est raté - ou subi - et dans ce cas c’est pathétique (“Academy Award”). On a envie de sauver quelques trucs tout de même, comme le tonique “Lazy Boy”, seul titre rappelant un peu le glorieux passé du groupe, ou le clinquant “Glimpse Of Love”, tout en s’apercevant en fin de titre que ce serait une épreuve de s’enquiller une seconde réécoute. On a envie d’être indulgent avec “Slow Don’t Kill Me”, il est vrai pas trop nul dans le genre de la balade conclusive, mais c’est déjà (beaucoup) trop tard. Ombres d'eux-mêmes, les Franz Ferdinand ont, de gré ou par défaut, cédé à la sirène de la facilité et de la paresse, sans oublier de compromettre gravement leur héritage guitaristique, et ça commence à faire beaucoup. Alors autant s’arrêter là et se quitter bons amis, parce que si ça continue comme ça, la prochaine critique risque d’être nettement moins tendre...

Avis de première écoute
Note de 1.5/5
S'il fallait une nouvelle preuve que le rock mainstream n'avait plus du rock ni le goût, ni l'odeur, elle est là. Rien de surprenant, le rock ce n'est pas hype. Alors que reprendre des vieux gimmicks d'électro de club par dessus une guitare qui marque juste le temps avec un son un peu brillant, c'est sans doute mieux. C'est plus hype en tout cas. Ça fait faire plus de couvertures (plus que MGMT...). Rock ou pas rock, Always Ascending est l'une des sorties les moins intéressantes du moment. Quoi de surprenant pour un disque tellement torché que la pochette a été faite par un stagiaire avec un WordArt sous Windows 98.
Avis de première écoute
Note de 3/5
Franz Ferdinand dans un fauteuil. Always Ascending pourrait être un best of, tant il reprend tous les gimmicks de Franz Ferdinand, les pires comme les meilleurs. Même si on est agacé par le service minimum, on ne peut s'empêcher d'apprécier les titres bien fichus, comme Lazy Boy (après tout, on était prévenus..) ou Glimpse of Love.
Commentaires
Nykeaula, le 21/02/2018 à 23:00
Le problème c'est qu'un peu trop de groupes optent pour le choix artistique du "plus rock du tout" ces derniers temps
GeorgeAbitbol, le 21/02/2018 à 13:51
Et ça s'appelait même Europe 2 à l'époque !
jojo, le 21/02/2018 à 11:18
Je n'ai pas encore écouté le disque donc me garderai de critiquer les arguments liés au disque en lui-même. J'aimerais tout de même formuler quelques remarques. Il faut juger une musique pour ses qualités intrinséques, pas son style. Lorsque l'auteur indique qu'ils ont perdu tout leur côté rock, je tique vraiment car je ne comprends pas en quoi c'est un signe de déchéance quelconque. Il s'agit juste de dire que c'est un choix artistique. Après l'auteur se rattrape en disant que les morceaux sont paresseux et de mauvais goût, mais l'argument "c'est pas du rock, bouh" ne tient pas. Par ailleurs, j'ai personnellement apprécié Tonight et RTRWRA, et avoue ne pas savoir établir un réel classement entre leurs différents disques (pas suffisamment d'écoutes de chacun au compteur). J'écouterai donc ce nouveau disque sans a priori, même si effectivement à la lecture de l'article ça semble pas super bien parti...
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