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Critique d'album

Hooded Fang


Gravez


(01/07/2013 - Pias - - Genre : Rock)
Produit par

1- Dry Range Intro / 2- Graves / 3- Ode to Subterrania / 4- Bye Bye Land / 5- Wasteland / 6- Sailor Bull / 7- Trasher / 8- Never Minding / 9- Genes / 10- Dry Range Outro
Note de /5
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Note de 2.5/5 pour cet album
"Un album raté et de bons singles, comme souvent avec le rock garage."
Pierre D, le 28/06/2013
( mots)

C'est le type même de disque décevant car passable. On voit bien dans quelle mesure la démarche de Hooded Fang est cohérente (pertinente?) : peu de moyens, des voix nasillardes, beaucoup d'écho et parfois des chansons à tomber à la renverse. "Graves" fait partie de celles-là et c'est comme ça que le piège s'est refermé. Tout entier porté par une basse punk saturée juste comme il faut, un peu agressive mais adoucie par les lignes de chant parfaitement mélodieuses jusqu'à un pont qui laisse rêveur devant tant de savoir-faire pop. Entre guitares fuzz et détresse vocale, il n'y a pas de génie mais il y a assurément du talent dans cette ritournelle garage punk. Peut-être plus de transpiration que d'inspiration, en tous cas la batterie défouraille sec sur le refrain et "Graves" rend heureux. Mais ensuite ça se gâte. L'esthétique lo-fi a quelque chose d'attendrissant, on imagine les musiciens enregistrant avec les moyens du bord dans leur cuisine, tellement sûrs de la qualité de leurs chansons et tellement naïfs qu'on se laisse prendre au jeu. Sauf que le rock lo-fi est un choix esthétique comme un autre, pas plus authentique (notion avec laquelle il faudrait en finir rapidement) qu'un autre, et "Ode To Subterrania" est agaçante avec ses couinements de guitare et ses voix chuintantes. Continuant dans la lancée des bricolages maison, "Bye Bye Land" évoque Beck, l'écriture ciselée en moins.

Les années 2010 semblent avoir retenu du punk le meilleur, à savoir qu'il est un moyen pour écrire des perles pop en allant à l'essentiel et avec peu de moyens. Jay Reatard oeuvrait là-dedans, aujourd'hui Ty Segall, Thee Oh Sees, Jeff The Brotherhood et bien d'autres procurent une joie hystérique à l'écoute de leurs chansons qui tiennent avec des bouts de ficelle et surtout un sens de la mélodie phénoménal. Ils écrivent rarement des albums géniaux mais un grand nombre de leurs singles valent largement le détour. Hooded Fang s'inscrit dans cette tendance avec ce Gravez placé sous ascendance surf/punk, décevant à bien des égards après l'écoute du single "Graves" mais finalement conforme aux attentes qu'on peut légitimement former une fois le disque replacé dans ce contexte de "retour du punk". On retiendra alors "Trasher", deuxième et dernière chanson parfaite du disque avec mélodie équilibriste, voix sous hélium suppliante et refrain en forme de dialogue sans mots. Le reste fait office de remplissage plus ou moins agréable, entre tournerie tribale et hypnotique ("Genes"), comptine mentalement instable ("Never Minding") et sucreries livrées sur un tempo surf ("Wasteland"). En cela Hooded Fang perpétue la tradition des groupes garage sixties auteurs d'un ou deux titres mémorables qui se retrouveront ensuite sur les compilations Nuggets tandis que leurs albums tomberont dans un oubli tout à fait mérité.

Quelqu'un a un jour dit que MySpace était l'équivalent des Nuggets pour les années 2000. En théorie c'est sans doute vrai mais cette imbécillité de retour du rock, avec son aplanissement des notions d'underground et de mainstream, a tout fichu en l'air. Aujourd'hui le renouveau du punk, avec son esthétique Do It Yourself mêlée aux possibilités de diffusion offertes par Internet, souffle comme un vent frais et il s'agirait de ne pas tout gâcher.

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Hooded Fang


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