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Critique d'album

Horse


Horse


(00/08/1970 - RCA - Proto-Metal/Proto-Prog - Genre : Rock)
Produit par

1- Over and Under / 2- Year Ago Today / 3- Red River / 4- Hellraiser
Note de /5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Un album oublié mais de haut niveau, entre hard-rock et psychédélisme ésotérique"
François, le 01/10/2020
( mots)

L’année 1970 a été riche en monuments discographiques (In Rock, Paranoid, Lizard, Trespass pour n’en citer que quelques-uns), ce qui fait évidemment tout l’intérêt d’une écoute rétrospective de la musique produite il y a maintenant cinquante ans. Mais ce foisonnement de chefs-d’œuvre intemporels cache une mine de raretés au sein de laquelle le curieux comme le passionné trouveront de véritables joyaux oubliés. Cet unique album du groupe britannique Horse en est un bel exemple. 


A la fin des années 1960, le groupe de rock psychédélique Andromeda s’est fait un petit nom avec le soutien de Black Sabbath et de Pete Townshend, sans pour autant parvenir à se stabiliser. Rod Roach, issu du combo London, avait brièvement remplacé le guitariste John Du Cann (furtur Atomic Rooster) qui s’était blessé. Une collaboration de courte durée puisqu’Andromeda cesse d’exister : Roach décide alors de former son propre groupe. Il rassemble ainsi Adrian Hawkins au chant, Ric Parnell à la batterie et Colin Stranding à la basse, l’ensemble prenant le nom de Horse. 


L’effrayante pochette affiche un cheval qui pourrait servir de monture aux cavaliers de l’apocalypse ; l’animal est réalisé par Roger Wootton, leader de Comus, un autre groupe déroutant de l’écurie Dawn Records (à laquelle participe Titus Groan). L’étalon diabolique illustre parfaitement bien la musique de Horse, mélange de hard-rock et de rock psychédélique aux relents occultes quoique plus incisif et moins cérémoniales que Black Widow avec lesquels ils sont souvent comparés. 


"To Greet the Sun", un des morceaux les plus réussis de l’album, permet de bien envisager l’univers musical du groupe : riffs acérés, effets et passages psychédéliques, le tout dans ’une ambiance démoniaque qui se dégage d’un titre aux allures d’incantation heavy. Le chant d’Adrian Hawkins incarne brillamment cette esthétique. De plus, les tendances folks du groupe peuvent aussi évoquer cette dimension ésotérique (on pense au très subtil "And I Have Love You"). 


Néanmoins, la plupart du temps, Horse demeure assez typique des groupes de hard-rock de l’époque, tout en demeurant dans le haut du panier. Il n’hésite pas à utiliser des riffs assez lourds inspirés par le blues, en faisant durer le plaisir quitte à complexifier un peu les structures : "The Sacrifice" finit en long jam, "See the People Creeping Round" avec son intro légère, ses changements de thème et ses chorus de batterie … Parmi les influences du groupe, il y a évidemment Cream dont l’héritage est très audible sur les pistes plus courtes ("Gypsy Queen"…) qui parsèment l’album. 


Malgré le talent de ses membres, Horse aura une courte vie, mais ses successeurs n’en sont pas moins recommandables. En effet, Rod Roach et Adrian Hawkins forment Saturnalia qui produit le très bon Magical Love en 1972, tandis que Ric Parnell rejoint Atomic Rooster pour leurs quatrième et cinquième albums. 


 

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