↓ MENU
Accueil
Première écoute
Albums
Concerts
Cinéma
DVD
Livres
Dossiers
Interviews
Festivals
Actualités
Médias
Agenda concerts
Sorties d'albums
The Wall
Sélection
Photos
Webcasts
Chroniques § Dossiers § Infos § Bonus
X

Newsletter Albumrock


Restez informé des dernières publications, inscrivez-vous à notre newsletter bimensuelle.
Critique d'album

Onségen Ensemble


A Tale


(26/06/2026 - - - Genre : Chanson / Folk)
Produit par

Note de 2/5
Vous aussi, notez cet album ! (1 vote)
Consultez le barème de la colonne de droite et donnez votre note à cet album
Note de 3.5/5 pour cet album
"Une belle histoire"
Quentin, le 28/07/2026
( mots)

A Tale est le cinquième album du groupe Onségen Ensemble (hommage au compositeur russe d’avant-garde Onségen Olentkojev) qui a décidément pris l’habitude de collectionner les très belles pochettes d'albums (on vous invite à jeter un coup d’œil aux précédentes). Plus qu’une formation fixe, le groupe finlandais fonctionne comme un collectif vivant et mouvant partageant initialement une culture du metal hardcore et gothique mais expérimentant de nouvelles sonorités à chaque album au gré des participations de différents musiciens. Pour ce nouvel opus, la présence de la chanteuse Vilma Pesola ajoute un supplément d’humanité à la musique des Finlandais et ses harmonies vocales se fondent parfaitement dans l’univers imaginé par le groupe.


Prenant comme thème central la notion de paix qu’ils érigent en valeur cardinale dans le chaos du monde d’aujourd’hui, les Finlandais composent une musique très cinématographique avec de nombreux titres instrumentaux influencés par le compositeur Ennio Morricone dans la droite lignée d’un groupe comme Other Lives. C’est particulièrement le cas sur "The Word" ou sur "The First Casualty" avec les sonorités de percussions galopantes, l’harmonica, la trompette ou la réverbération des guitares.


 Comme la pochette le suggère cependant, la musique d’Onségen Ensemble nous emporte moins du côté du désert et du soleil couchant que de la brume hivernale qui habille les forêts sombres du nord de l’Europe. Cette délicate folk à tendance progressive se nourrit de nappes de cordes enveloppantes sur "Oldest Father" avec des vocaux qui rappellent ceux des Américains de Shearwater tandis qu’une flûte gracieuse introduit les développements mélodieux de la superbe fresque sensible "To be Led by the Lost". Plus introspectif, "A Thought" laisse l’instrumentation s’étoffer tandis qu’en second plan, le jeu de guitare accompagne parfaitement la montée en tension progressive du morceau.


L’album tire ainsi son originalité de ce croisement aventureux entre des ambiances de western spaghetti et des sonorités tirées de la folk scandinave avec son imagerie riche constituée de forêts ténébreuses peuplées d’être mystiques. Le titre d’ouverture et son introduction carillonnante fait parfaitement la jonction entre ces deux univers, avec comme point d’achoppement la performance envoûtante de Vilma Pesola. Même réussite avec la conclusion "Crystal Waters of Spring" constituée de boucles mélodiques au piano puis agrémentée de battements acoustiques hypnotisants, d’effluves de flûte et de lignes vocales entrecroisées.


De la mouvance Zeuhl au post-rock en passant par les sonorités psychédéliques, les Finlandais ont longtemps cherché leur voie. Ils livrent avec ce cinquième album une performance très aboutie, au croisement de différents univers ici réunis avec intelligence. Plus qu'un conte, une belle histoire...

Commentaires
Soyez le premier à réagir à cette publication !