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Critique d'album

Exploring Birdsong


Every House We Built


(26/06/2026 - Long Branch Records - Pop rock / prog - Genre : Pop Rock)
Produit par Connor Sweeney

1- Archipelago / 2- 42 / 3- Romanticise / 4- Footprints / 5- Arrhythmia / 6- Spy In The House Of Love / 7- I_You / 8- The Warning / 9- You Like It Best When It Hurts / 10- Cartography / 11- Every House We Built / 12- Meadowlands
Note de /5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Attendus sur des rivages plus progressifs, les Britanniques livrent finalement la pépite pop-rock de l’été"
Franck, le 24/07/2026
( mots)

Formé à Liverpool en 2017, Exploring Birdsong fait partie de ces jeunes formations à fort potentiel dont on attendait avec impatience le premier album. Une attente d'autant plus légitime que les deux EP publiés jusqu'à présent - The Thing with Feathers (2019) et Dancing in the Face of Danger (2023) - s'étaient révélés particulièrement prometteurs, dévoilant une pop aux élans progressifs aussi audacieuse qu'attachante. Le trio était parvenu à trouver un étonnant équilibre entre sens de la mélodie et sophistication, malgré l'absence de guitare dans sa palette instrumentale, un choix suffisamment rare pour être souligné.


C'est finalement près de dix ans après ses débuts que le trio composé de Lynsey Ward (chant, claviers), Jonny Knight (basse) et Matt Harrison (batterie) prend véritablement son envol avec un premier long format intitulé Every House We Built. Et autant dire que l'attente en valait largement la peine tant l’écoute se montre aussi immédiate qu'exaltante. La première moitié de l'album enchaîne des singles plus efficaces les uns que les autres, à commencer par l'entêtant "42" et son récit sur fond de paranoïa, qui s'impose sans peine comme un indispensable de l’été. On appréciera également la légèreté insufflée à certaines compositions aux effluves 80's et 90’s ("Spy in the House of Love"), qui renforcent encore le pouvoir évocateur et sentimental de l'album. Des pop songs à l'efficacité redoutables, certes très accessibles, mais qui se distinguent malgré tout par une palette technique et stylistique suffisamment riche, où des passages plus saturés viennent régulièrement bousculer l'ensemble avec une belle intensité.


Si les amateurs de la première heure pourront regretter un lissage assez marqué des compositions, tant dans leur structure que dans leur calibrage, éloignant le groupe de ses débuts plus ouvertement influencés par le rock progressif, force est de constater que l'ensemble fonctionne remarquablement bien et bénéficie d'un équilibre particulièrement maîtrisé. Plus discrets, les attributs progressifs demeurent néanmoins perceptibles pour qui prendra le temps de tendre l'oreille, notamment au sein d'une section rythmique capable de se montrer plus syncopée, avec quelques passages aux accents djent ("You Like It Best When It Hurts").


La seconde moitié de l'album se révèle, à ce titre, plus aventureuse, à l'image de "The Warning", qui se pare d'atours symphoniques tout en durcissant le ton grâce à une approche plus incisive. On notera également une certaine proximité avec la scène norvégienne - ce qui est loin de nous déplaire - à travers un saisissant triptyque final composé de "Cartography", "Every House We Built" et "Meadowlands", évoquant tour à tour des formations comme Meer, Aurora ou encore Kalandra.


Difficile de conclure cette chronique sans évoquer le chant de Lynsey Ward, qui demeure la véritable attraction de ce premier album. Maîtrisée de bout en bout, sa voix impressionne par sa justesse, sa sensibilité et son aisance. On ne peut s'empêcher de penser qu'elle gagnerait encore à sortir davantage de sa zone de confort tant son potentiel semble immense. Une chose est sûre : nos voisins britanniques tiennent là un véritable joyau.


Avec ce premier véritable album, Exploring Birdsong confirme pleinement les espoirs placés en lui - peut-être pas exactement de la manière que l'on imaginait - mais avec une réussite indéniable. Si l'on aurait aimé voir le groupe s'aventurer un peu plus souvent hors des sentiers balisés, Every House We Built n'en demeure pas moins l'une des très belles surprises de cette année, porté par plusieurs morceaux qui trouveront sans difficulté une place de choix dans vos playlists estivales.


 


A écouter : "42", "Arrhytmia",  "The Warning", "Meadowlands"

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