↓ MENU
Accueil
Première écoute
Albums
Concerts
Cinéma
DVD
Livres
Dossiers
Interviews
Festivals
Actualités
Médias
Agenda concerts
Sorties d'albums
The Wall
Sélection
Photos
Webcasts
Chroniques § Dossiers § Infos § Bonus
X

Newsletter Albumrock


Restez informé des dernières publications, inscrivez-vous à notre newsletter bimensuelle.
Critique d'album

The Dear Hunter


Sunya


(20/04/2026 - - Rock progressif US - Genre : Rock)
Produit par Casey Crescenzo

1- The Wasteland / 2- Marauders / 3- The Bazaareteria / 4- The Glass Desert I - Giants / 5- The Glass Desert II - Cliffs and Stormlands / 6- The Glass Desert III - The Plains / 7- Sunya
Note de /5
Vous aussi, notez cet album ! (0 vote)
Consultez le barème de la colonne de droite et donnez votre note à cet album
Note de 3.0/5 pour cet album
"Le désert des illusions"
Franck, le 12/07/2026
( mots)

Connaissant l’attrait de Casey Crescenzo et de sa bande pour les concept albums au long cours, il ne faisait guère de doute qu’une suite au récit de science-fiction amorcé avec Indigo Child (2021) puis Antimai (2022) finirait par voir le jour. Là où son prédécesseur nous présentait la cité d’Antimai et son système de castes avec une relative clarté, Sunya choisit une approche plus sensorielle, nous invitant à explorer le monde qui gravite autour de la cité – le "Wasteland" – à travers une succession de tableaux davantage suggérés que racontés. Ce dixième album prend ainsi les allures de road trip contemplatif, dont l’immersion se voit renforcée par les visuels et courts-métrages diffusés durant sa promotion.


Dès la première écoute, le lien avec l’opus précédent apparaît évident. Sunya s’inscrit dans une démarche créative similaire à Antimai, tant dans le ton que dans les textures sonores ou l’instrumentation, délaissant les renforts symphoniques si caractéristiques des Acts au profit d’une approche plus synthétique, qui permet au passage quelques nouveautés bienvenues comme l’harmonica. Ceux qui avaient apprécié Antimai se retrouveront ainsi en terrain connu, entre l’introductif "The Wasteland", sa dynamique joviale sur fond de bizarreries sonores évoquant par moments un jeu vidéo, et le flow inimitable de The Dear Hunter dès l’entrée du chant. Plus loin, "The Bazaareteria" confirme cette filiation avec ses élans funk et sa dimension très cinématique.


Si l’approche conceptuelle se montre cette fois moins envahissante que sur Antimai - notamment grâce à la réduction des transitions et autres passages atmosphériques -, l’album peine paradoxalement à s’imposer. En cause, des compositions qui impressionnent davantage par leur sophistication et leur originalité que par leur impact mélodique. Une légère déception lorsque l’on connaît la capacité de The Dear Hunterà nous happer dans son univers si singulier, porté par des mélodies inoubliables et une qualité d’écriture dont bien peu de groupes peuvent se targuer.


Cette impression est renforcée par une tendance du groupe à céder à certains de ses travers les plus caractéristiques. Là où la musique de TDH brillait grâce à un subtil équilibre, Sunya verse régulièrement dans une relative surenchère : couches de chœurs omniprésentes ("The Bazaareteria"), final grandiloquent aux allures de péplum ("The Glass Desert I : Giants"), ou encore volonté presque démonstrative d'enchaîner les changements de style au sein d'un même morceau. "The Glass Desert II : Cliffs" en devient l'exemple le plus frappant, multipliant les idées jusqu'à lorgner avec le disco.


Il serait pourtant injuste d'y voir un faux pas. Car même lorsque notre cher chasseur évolue légèrement en dessous de ses standards, il reste quoiqu’il arrive largement au dessus de la mêlée. Sunya dévoile progressivement ses trésors au fil des écoutes à l’image du très satisfaisant "The Glass Desert III : The Plains" qui déploie un écrin d'une rare élégance avant de culminer dans un final d'une intensité poignante.


Sunya demeure malgré tout un bon album, que nous recommandons sans hésiter à tout amateur de musique raffinée et sophistiquée. Sa principale faiblesse réside finalement dans la comparaison inévitable avec le reste de la discographie de The Dear Hunter, et plus particulièrement avec les Acts - les incontournables Act IV et Act V en tête - qui apparaissent de plus en plus comme un sommet que le groupe aura sans doute bien du mal à égaler de nouveau.


 


A écouter : "The Wasteland", "The Glass Desert III : The Plains"

Si vous aimez Sunya, vous aimerez ...
Commentaires
Soyez le premier à réagir à cette publication !