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Critique d'album

Finally George


Painter


(01/08/2025 - - - Genre : Autres)
Produit par

1- Painter / 2- Something New / 3- Why / 4- What Kind Of Place / 5- Listen / 6- Sunrise / 7- My Way To You / 8- Child Of The Universe / 9- Wolves
Note de /5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Une belle pièce d’art rock contemporain"
Quentin, le 23/07/2026
( mots)

Si le multi-instrumentiste allemand Philipp Nespital a illuminé l’année 2025 avec la sortie de son quatrième opus Tangram, on aurait tort de passer sous silence l’œuvre également remarquable de son compatriote Georg Hahn.

Producteur et ingénieur du son œuvrant sur la scène musicale d’Hambourg, Georg Hahn puise depuis la sortie de son premier album solo en 2018 autant son inspiration auprès des groupes de rock progressif canoniques comme Genesis que dans la fraicheur des mélodies pop de Supertramp. Toujours accompagné de Todd Sucherman, le batteur du groupe américain Styx, l’Allemand a souhaité donner une coloration plus mélancolique et intimiste à ce troisième album, à l’image de la jolie pochette créée par Hajo Müller (connu pour travailler avec Steven Wilson) qui invite au recueillement contemplatif. George Hahn peaufine ainsi son art rock raffiné en évoquant sur ce troisième opus des thématiques assez sombres comme celle d’un monde marqué par les mensonges, la haine et les conflits mais sans jamais tomber dans une approche misérabilisante.

L’album s’ouvre avec le charme d’une mélodie sensible et rêveuse, introduisant avec beaucoup de finesse et de légèreté des arrangements classieux, de la flute bucolique aux arpèges de piano en passant par les chœurs et les multiples textures de synthétiseurs qui mènent à un final sublimé par un très beau solo de guitare. A l’image de ce premier titre aussi audacieux qu’accessible, l’album repose avant tout sur la volonté de mettre en avant des mélodies prenantes et chaleureuses et il se dégage ainsi des compositions une véritable force émotive. C’est le cas avec le titre "Something New" doté d’une langueur toute romantique qui accroche l’oreille avec son orchestration florissante et ses entrelacs de guitares élégants ou encore avec "Sunrise" avec son instrumentation fine au service d’une mélodie douce-amère chiadée qui trouve son point d’orgue avec son envol orchestral final.

Le titre "Why" est petite perle dans la droite lignée des compositions mélancoliques de Blackfield qui change totalement d’atmosphère après qu’une trompette n’annonce une seconde partie plus virulente et une belle échappée conclusive à la six-cordes qui met en évidence le jeu gilmourien de Johnny Beck (Sylvan). L’interprétation de Georg Hahn en voix de tête est remarquable sur le très floydien "Listen" qui fait également la part belle aux réverbérations du piano et aux chœurs entrecroisés jusqu’à un nouveau solo stratosphérique de Beck. Les arrangements sont suffisamment riches pour retenir l’attention et proposer des ambiances diversifiées à l’instar de "What Kind of Place?" et son apparat symphonique qui évoque les compositions de Peter Gabriel tandis que "My Way to You" navigue habilement entre le dénuement du chant, les violons et les cors. Enfin, "Child of the Universe" met en évidence la composante soft progressive de l’album avec ses digressions de synthétiseurs, ses essaims de cordes virevoltants et ses chœurs exaltés avant la conclusion "Wolves" plus sombre et solennelle.

L’Allemand signe ainsi une toile musicale qui plaira aux amateurs de mélodies douces et élégantes et qui complète de fort belle manière une collection 2025 déjà très riche.

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