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Critique d'album

John Lennon


Imagine


(01/09/1971 - EMI - Génie - Genre : Pop Rock)
Produit par

1- Imagine / 2- Crippled Inside / 3- Jealous Guy / 4- It's So Hard / 5- I Don't Want To Be A Soldier / 6- Give Me Some Truth / 7- Oh My Love / 8- How Do You Sleep ? / 9- How ? / 10- Oh Yoko !
Note de 4/5
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Note de 5.0/5 pour cet album
"L'album mythique de la carrière solo de John Lennon."
Maxime, le 15/12/2005
( mots)

Il est de bon ton de penser que la carrière solo de John Lennon fourmille d’albums mythiques et de chansons merveilleuses, davantage même que celles des autres ex-Beatles. Sans doute sa mort tragique est pour beaucoup dans cette vision des choses, car un examen attentif et mesuré de ses productions nous montre que sir John eut les mêmes hésitations, les mêmes foirages mais aussi les mêmes réussites que ses confrères. Désolé, Lennon n’avait pas plus le monopôle du génie que les autres. The Beatles était cette entité au sein de laquelle les musiciens s’unissaient, se confrontaient et se sublimaient pour nous donner les chefs d’œuvre que l’on connaît. Ce n’était pas une addition de talents mais une réunion harmonieuse, et vouloir considérer qu’untel porte 80 ou 10% du génie du groupe est quelque chose d’aussi scabreux que faux.

Cela dit, nous sommes en 1971 et notre ami John est plutôt largué par ses comparses. En effet, McCartney et Harrison ont assez bien négocié leur virage post-Beatles, connaissant un large succès avec, respectivement, Ram et Wonderwall Music. Lennon quant à lui attire certes l’attention médiatique avec ses bed in et ses campagnes anti-guerre ("La guerre est finie... si vous le voulez"), mais sur le plan musical, l’électrocardiogramme reste plat. Son précédent opus, Plastic Ono Band, avec ses expérimentations parfois limites, est rejeté par le public et les critiques, pour une fois à l’unisson. Mais pour John, ça ne se passera pas comme ça. L’idée est bel et bien de casser la baraque. L’auditeur sera caressé dans le sens du poil : piano omniprésent, voix bien mise en avant par un Phil Spector laissant au placard son fameux mur de son, refrains roublards, les guitares d’Harrison débauché pour l’occasion... tout est fait pour faire exploser les charts. Ces prérogatives commerciales ne doivent pas faire oublier que Lennon désirait avant tout renouer avec le public qu’il avait un peu perdu de vue et adresser à la plus grande masse possible son message.

Son message, c’est bien entendu ce "Imagine" qui reste l’une des chansons les plus jouées dans le monde. Radio, publicités, documentaires, films, difficile de passer une semaine sans entendre les bribes de l’hymne pacifiste du Beatles. Son enregistrement est légendaire. Désirant retrouver la pureté originelle qu’évoque le morceau, Yoko Ono décrète que tout le studio sera repeint en blanc, du sol au plafond, des fringues au piano sur lequel Saint John appose ses mains. Plus de 30 ans après, à chacun de juger ce qu’il faut penser de ce titre : magnifique ode universelle ou rêverie à deux balles d’un hippie enfumé. Le reste de l’album tempère cependant les élans angélique de ce morceau liminaire.

Car si l’ensemble est exécuté avec une certaine douceur et une maîtrise qui contribue beaucoup au charme de l’album, les thèmes traités sont on ne peut plus graves et abordés avec une certaine amertume : jalousie ("Jealous Guy"), anti-militarisme ("I Don’t Want To Be A Soldier"), puissance médiatique mise au pilori ("Give Me Some Truth"). Ça vire même à la haine lorsque, croyant percevoir dans "Too Many People" (Ram) une critique personnellement dirigée contre lui, Lennon taille un costard à Macca dans un "How Do You Sleep?" pour le moins cynique. "Le seul truc que t’aies fait, c’est "Yesterday"/Depuis, tu n’es qu’"Another Day""... et encore, on a fortement conseillé à l’artiste de supprimer du mixage final les autres flèches empoisonnées qu’il avait décoché à l’encontre de son ancien camarade. Pas si cool que ça, le pacifiste. Sur pas mal de titres, Lennon opte pour un rock’n’roll assez simple, avec une nette prédilection pour les accents bluesy ("It’s So Hard"), qui rappelle un peu ses contributions au White Album.

Pour rendre hommage comme il se doit à ce génie, la moindre des choses reste donc de poser ce morceau d’anthologie sur sa platine et de se laisser embarquer par son apparente simplicité et sa redoutable efficacité. Preuve en est : "Imagine" est, à l’heure actuelle, toujours interdite d’antenne sur les ondes américaines. John Lennon, prend ta guitare, tes mélodies célestes et emmène-nous loin de la réalité qui salit tout.

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