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Critique d'album

Judas Priest


Killing Machine


(09/10/1978 - Columbia - British heavy - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- Delivering the Goods / 2- Rock Forever / 3- Evening Star / 4- Hell Bent for Leather / 5- Take on the World / 6- Burnin' Up / 7- The Green Manalishi (With the Two-Pronged Crown) / 8- Killing Machine / 9- Running Wild / 10- Before the Dawn / 11- Evil Fantasies
Note de 4/5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Un album accessible, heavy, mais très calibré"
François, le 30/08/2021
( mots)

Si la reprise des Spooky Tooth ("Better by You Better Than Me") sur Stained Class (1978) causa des problèmes à Judas Priest aux Etats-Unis en 1990 (cf la chronique de l’album en question), les péripéties du groupe avec l’Oncle Sam avaient commencé dès 1979 dès la parution de son successeur, Killing Machine. Ou plutôt Hell Bent for Leather, tel qu’il fut renommé suite à la tuerie ayant eu lieu dans une école de San Diego (Cleveland Elementary School, deux morts et neuf blessés), de peur peut-être que le Heavy Metal ne suscitât d’autres vocations comme celle de Brenda Spencer, 16 ans à l’époque, et déjà tueuse de masse … 


Judas Priest passait donc pour subversif à la veille de la NWOBHM, et cela bien malgré eux, du moins en ce qui concerne les mauvaises interprétations de leurs paroles ou les délits d’intention qu’on leur prêtait. A la limite peut-être, le look BDSM tout de cuir rutilant imposait une image provocatrice mais on était bien loin des sacrifices de chauve-souris improvisés …


Il est vrai que musicalement, par contre, le prêtre était à la pointe de la saturation et une tête de pont d’un renouvellement du hard-rock vers un Heavy-Metal plus incisif. Stained Class avait affirmé et confirmé cette identité esthétique, Killing Machine consolide cette dynamique. Un certain nombre de titres ne manquent d’ailleurs pas de tranchant comme le survolté "Hell Bent for Leather" ou "Running Wild", tout en restant assez peu aventureux ("Killing Machine", le tempo marqué d’"Evil Fantaisies"), ce qui est le principal écueil de l’album. Finalement, on se retrouve face à une série de morceaux certes agréables, plutôt efficaces, mais beaucoup moins inventifs que sur les opus précédents. Pourtant, beaucoup d’entre eux ne manqueront pas de devenir des classiques du groupe ("Delivering the Goods" qui ouvre l’album), mais ils font pâle figure à côté des chefs-d’œuvre qui les précédent et qui suivront. 


Killing Machine se démarque peut-être par un vrai souci d’accessibilité par ses titres dansants et chaloupés comme "Rock Forever", ou plus grand public comme "Evening Star" qui commence à la manière d’une ballade acoustique pour se diriger vers du hard-rock composé pour enjouer les foules (avec un magnifique solo très prenant). "Burnin’ Up", très typé US (quel pont étonnant et cooperien), "Take on the World" avec ses chœurs formatés pour les stades, ou encore la ballade très légère "Before the Dawn" peuvent rejoindre cette catégorie. Du reste, ils sont représentatifs d’un album en demi-teinte. 


Tout de même, gardons quelques lignes pour mettre en avant un moment de grâce. Sur la version américaine, on trouve une reprise de Fleetwood Mac, "The Green Manalishi (with the Two-Pronged Crown)", qui était dès l’origine un morceau incroyable, mais dont la destinée s’actualise dans sa version Heavy, où les bonnes idées fusent (rythme plus véloce, solo dialogué …). C’est l’incontournable de l’opus. 


Killing Machine fait passer un bon moment aux amateurs de Metal de la première heure et demeure aussi innovant que pouvait l’être Judas Priest dans cette fin des 1970’s mais souffre mal la comparaison avec le reste de leur œuvre, sans compter le recul historique que nous possédons par rapport à ce style musical. Il s’agit donc d’un opus relativement mineur au sein de leur discographie. 

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