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Critique d'album

Judas Priest


Painkiller


(03/09/1990 - Columbia - British heavy - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- Painkiller / 2- Hell Patrol / 3- All Guns Blazing / 4- Leather Rebel / 5- Metal Meltdown / 6- Night Crawler / 7- Between the Hammer & the Anvil / 8- A Touch of Evil / 9- Battle Hymn / 10- One Shot at Glory
Note de 5/5
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Note de 5.0/5 pour cet album
"Le retour en grâce de Judas Priest."
Alexandre, le 17/09/2020
( mots)

Painkiller ! L’album qui refaçonna la discographie de Judas Priest !


 Après avoir cédé au chant des sirènes du hard FM sur un Turbo(1986) assez controversé du fait d’un usage que certains jugèrent abusif des synthétiseurs, jusque-là absent des compositions du quintet anglais, Ram it Down (1988) semblait renouer avec un esprit davantage heavy tout en conservant certaines touches FM, en particulier le son de la batterie (reverb, sonorités électroniques). Certains titres tels que ‘’Ram it Down’’ ou ‘’Hard as Iron’’ préfigurent néanmoins la nouvelle orientation musicale, très speed voire thrash, qui sera pleinement développée et approfondie sur le fameux Painkiller, qui vient tout juste de fêter ses 30 ans.


 Pour ce nouvel album, les prêtres de Judas accueillent un nouveau batteur, Scott Travis, qui vient remplacer Dave Holland. Son arrivée au sein du groupe et la métamorphose musicale sur ce nouvel album ne seraient-elles qu’une simple coïncidence ? Les synthétiseurs mièvres et sucrés tout comme la batterie aux sonorités électroniques sont remisés au placard au profit d’une batterie véloce et technique, dotée d’un son massif et plus métallique, plus appropriée au speed metal.


On doit la magnifique illustration de l’album à Mark Wilkinson, qui avait également réalisé celle de Ram it Down, et l’on peut y déceler de nombreuses similitudes dans le choix des couleurs mais aussi dans l’idée générale de destruction de la planète et de chaos. On y voit un cavalier de l’Apocalypse futuriste, le Painkiller, chevauchant une monture monstrueuse, mi-moto mi-créature démoniaque. On notera au passage qu’il s’agit d’un personnage récurrent sur les pochettes du groupe, puisqu’il apparaît aussi sur celles d’Angel of Retribution, Jugulator et Redeemer of Souls, elles aussi réalisées par Mark Wilkinson, à qui l’on doit aussi de nombreuses pochettes de Marillion ou certaines d’Iron Maiden (The Book of Souls).


 L’album s’ouvre tambour battant, c’est bien le cas de le dire, sur le titre éponyme : Scott Travis se déchaîne derrière les fûts avec une sauvagerie encore jamais égalée chez Judas Priest, suivi d’un cri suraigu de Rob Halford qui sonne la révolte ! La suite de l’album n’est qu’une pure démonstration de vélocité et d’agressivité sans pour autant négliger la mélodie, a contrario de Jugulator. C’est ainsi que l’on trouve des titres dans la même veine speed-thrash que ‘’Painkiller’’ avec ‘’Leather Rebel’’, ‘’All Guns Blazing’’ ou ‘’Metal Metaldown’’. La structure de ce dernier rappelle étrangement celle de ‘’Heavy Metal’’, présent sur l’album précédent, en démarrant uniquement avec une guitare soliste lancée à vive allure (sweeping en veux-tu en voilà !) avant que les autres instruments ne rentrent en scène. Sur le final, allant crescendo, on pourra se délecter de l’ajout de rugissements de fauve avant une déflagration finale, venant renforcer ainsi l’impression de puissance et de bestialité que dégage ce titre.


 Le jeu de Scott Travis y est pour beaucoup, recourant énormément à la double pédale, une technique très chère au power metal allemand Helloween, [g]Gamma Ray[/g]) ou au thrash metal  américain avec des groupes comme Metallica ou encore Megadeth. Le hasard du calendrier fera que Painkiller sortira la veille de l’excellentissime Rust in Peace, deux albums que l’on peut rapprocher à bien des égards, tant sur le plan musical que sur leur place dans leur discographie respective. La rentrée musicale en septembre 1990 était un sacrée crue !


 Painkiller est un album qui propose un rythme infernal qui n’offre que très peu de répit à l’auditeur. ‘’Battle Hymn’’ fait office d’une courte respiration instrumentale (à peine une minute) située en prologue de ‘’One Shot at Glory’’. Le second moment où la double pédale de Scott Travis a l’occasion de refroidir est ‘’Touch of Evil’’, une incantation maléfique, mid tempo, à la rythmique puissante et lourde, très répétitive avec un refrain particulièrement accrocheur. L’ensemble est extrêmement efficace et plaisant.


 Si les synthés FM ont disparu de l’album, l’usage des claviers n’a pas pour autant été banni, et leur recours, avec parcimonie, est très intéressant. L’intro de ‘’Touch of Evil’’ est marquée par de subtiles effets aux claviers : le vent glacial qui souffle, une cloche qui sonne au loin  et des arpèges au synthé apportent une coloration inquiétante et incarne à la perfection le titre. On s’imagine très aux prises avec un Détraqueur ou un Nazgûl…L’utilisation de nappes de claviers en toile de fond sur ‘’Battle Hymn’’ accentue le sentiment de rupture et de calme par rapport au reste de l’album tandis qu’ils confèrent une dimension épique à ‘’Night Crawler’’.


 Le chant de Rob Halford est beaucoup plus hargneux et agressif que sur les deux albums précédents, époustouflant dans la maîtrise des aigus. La meilleure illustration est incontestablement le titre éponyme(et ‘’All Guns Blazing’’) où le chant se fait extrêmement aigu et nasillard, ce qui peut éventuellement en rebuter certains.Halford excelle aussi lorsqu’il chante dans un registre plus grave et mélodique (‘’Between the Hammer and the Anvil’’, ‘’HellPatrol’’).      


 Saluons enfin le travail du duo K.K Downing et Glenn Tipton qui sont au sommet de leur art. Les riffs sont plus incisifs que jamais (ce qu’elle est loin la période fade de Point of Entry !) et les soli, parfaitement exécutés, très techniques, mélodiques et variés (tapping, sweeping, shred…). On peut donc se délecter de leur écoute avec ‘’Painkiller’’, ‘’Between the Hammer and the Anvil’’ ou encore ‘’Metal Meltdown’’ et ses nombreux duels de guitare. Ils savent aussi faire preuve de nuance et de sobriété comme c’est le cas sur la première partie du solo de ‘’HellPatrol’’ ou le sublime solo aérien, allant crescendo, de ‘’Touch of Evil’’.


 Album de la consécration, Painkiller est rapidement devenu une référence dans le speed metal. Il marque la renaissance d’un groupe qui était la recherche d’un second souffle après quelques expérimentations (et tentations) commerciales. La suite sera pourtant plus compliquée, au point que les dissensions au sein de la formation verront le départ de Rob Halford.

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