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Critique d'album

Kansas


The Absence of Presence


(17/07/2020 - - Classic Rock - Genre : Rock)
Produit par

1- The Absence Of Presence / 2- Throwing Mountains / 3- Jets Overhead / 4- Propulsion 1 / 5- Memories Down the Line / 6- Circus of Illusion / 7- Animals on the Roof / 8- Never / 9- The Song the River Sang
Note de 3.5/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Les pionniers du rock progressif étatsunien reviennent avec un album somptueux. "
François, le 10/08/2020
( mots)

Le phoenix bleu de The Prelude Implicit figurait en 2016 le retour en force de la plus grande gloire progressive des Etats-Unis, et la pochette ne trahissait pas l’auditeur puisque le contenu était assez fabuleux. En effet, Kansas retrouvait son ramage fait de violons mélodieux et de guitares bien tranchées, avec des compositions qui associaient judicieusement touches FM et ambition progressive. Bref, Kansas revenait enfin à ses premières amours, celles qui ont séduit tant d’amateurs depuis les années 1970. 


Au niveau de l’illustration, le nouvel album du groupe, The Absence of Presence, frappe très fort. Ce génie élémentaire qui se fond dans le paysage, laissant apparaître subrepticement le titre de l’album et le nom du groupe (pour qui sait regarder), dans un environnement naturel chatoyant ... C’est assez sublime. Le rock progressif montre encore une fois qu’il sait jouer sur la dimension picturale des œuvres et que, même à l’heure de la dématérialisation (mais les amateurs de prog’ restent fidèles au format physique), le visuel n’est pas anecdotique. 


Parler du rock progressif quand on s’attaque à Kansas, c’est après tout une remarque assez formelle : si une seule formation étatsuniennes de l’Age d’or du genre possède une aura conséquente, c’est bien la bande de Topeka. Alors certes, le personnel a changé et il ne reste que Phil Ehart et Rich Williams qui figurent parmi les pionniers ; d’ailleurs, on remarque un petit nouveau en la personne de Tom Brislin qui fait ici son arrivée aux claviers - un musicien relativement jeune qui a prêté ses talents à de nombreuses vieilles formations progressives (Yes, Camel …). Malgré tout, cette flamme progressive américaine est entretenue dès les premières notes de l’album sur le morceau-titre : huit minutes assez variées, tantôt planantes, tantôt très hards, avec une belle écriture mélodique qui maintient l’auditeur en haleine. Certains diront peut-être AOR, FM, mais il est vrai que c’est un trait de Kansas. 


En effet, la touche FM est perceptible, et c’est après tout une des dimensions du groupe, durant les années 1980 évidemment (pour le pire, en l’occurrence) mais dès les années 1970 (pensez au refrain de "Carry On …"). Potentiellement un peu trop présente par moment ("Jet Overhead", "Memories Down the Line" - et encore, j’avoue être complétement convaincu par ce dernier), elle est toujours contrebalancée par des lignes instrumentales tantôt électriques, tantôt progressives (voire les deux) pour un rendu très accrocheur et souvent pertinent. Ainsi, le contraste permet surtout d’avoir des refrains diablement entêtants et imparables tandis que les parties de violon et de guitare (en accompagnement, pont ou chorus) répondent aux exigences des mélomanes. Le tubesque "Throwing Mountains" est la meilleurs illustration de ce savoir-faire : un refrain à couper le souffle, des guitares acérées, un violon enivrant, une énergie imparable, des lignes mélodiques et rythmiques recherchées ... Du Kansas à son plus haut niveau. 


Finalement, étant donnée la longueur raisonnable des titres, Kansas invite à réfléchir au sens du terme progressif (dans le rock, bien entendu), qui peut se passer d’étirer le propos. Quelques secondes, quelques minutes (à peine plus de deux pour le bon instrumental "Propulsion 1") suffisent pour relever cette ambition. Cela permet d’obtenir un résultat immédiatement captivant avec une durée de vie très longue pour ceux qui veulent découvrir les subtilités des titres. Après tout, c’était la recette du groupe dans les années 1970, qu’on perçoit bien sur "Animals on the Roof" par exemple, qu’on pourrait croire issu des chutes de Lefoverture


Vous l’aurez compris, la chronique que vous lisez est issue de la plume d’un auditeur gagné à la cause du groupe et de l’album. Si tout est bon, deux morceaux méritent un conseil d’écoute, en commençant par la fin avec "The Song the River Sang" qui possède un riff sensationnel. Du reste, le travail sur le violon (très présent), les claviers (magnifiques) et le chant donnent au titre une modernité bluffante. On pardonne la fin abrupte. Ensuite, il faut évoquer "Circus of Illusion" qui s’ouvre sur un des plus beaux passages de violon de l’album, pour donner à nouveau sur une ligne de guitare magistrale. Si les couplets et refrains sont très accessibles, la partie instrumentale syncopée contrebalance gracieusement le tout. 


Bref, Kansas version 2020 est remarquable ; aussi frais qu’inscrit dans ses innovations esthétiques passées, il saura gagner les nouveaux auditeurs autant que les anciens afficionados. Après le Tennessee et Glass Hammer, c’est au tour du Midwest d’investir les bacs progressifs de l’année 2020 et de confirmer la vitalité de la scène américaine. 


 

Commentaires
Pascal 67, le 06/08/2020 à 13:05
Le groupe n'est pas mort ! Que de péripéties depuis 1973. Un groupe restté mythique jusqu'en 1980, année où le vrai KANSAS est mort, suite aux divergences de WALSH et LIVGREN. En effet l'époque ELEFANT n'avait rien de grandiose, bien au contraire, elle a démantelé ce qui pouvait rester de ce groupe hors norme. Mais voila, et je dirais tant mieux ! Phil et Rick aiment çe groupe, le vive ! Ils sont toujours restés présents, et poursuivent la légende. Certe çe n'est plus le KNSAS des 70', mais ça reste plus qu'audible et exceptionnel par rapport à ce que l'on nous sert en rock actuellement. LONG LIVE KANSAS !!!!
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