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Critique d'album

Kill It Kid


Feet Fall Heavy


(19/09/2011 - One Little Indian - Blues-Rock - Genre : Rock)
Produit par

1- You're In My Blood / 2- Heart Rested With You / 3- Wild and Wasted Waters / 4- Pray On Me / 5- Dark Hearted Songbird / 6- Run / 7- Sweetness / 8- Sweet Nothings / 9- Home / 10- Let My Feet Fall Heavy
Note de 4/5
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Note de 4.5/5 pour cet album
"Blues ou gospel sur fond de rock garage, quatre kids anglais nous font la totale"
Marc, le 07/10/2011
( mots)

La musique provoque bel et bien des inspirations que la raison ignore. Preuve en est une nouvelle fois donnée avec ce second album de Kill It Kid. En effet, comment quatre jeunes anglais venant de Bath, ville thermale anglaise dont le principal attrait culturel est son architecture georgienne, peuvent se retrouver aussi éloignés musicalement de leur lieu d'appartenance en s'ingéniant à capturer "l'esprit de notre temps", selon les propres mots du chanteur Chris Turpin (21 ans), avec des chansons qui suintent le blues du bayou, l'americana ou le gospel sur fond de rock garage ?

Il est pourtant bien inutile de vouloir répondre à cette interrogation car la musique n'appartient à personne et le jeune groupe mené par Chris Turpin (guitare, chant) et Stephanie Ward (piano, chant), deux ans après un premier album éponyme, en fait une brillante démonstration. Ce Feet Fall Heavy, enregistré en 10 jours sous la houlette de Leo Abrahams, n'a donc plus rien d'anglais. Sans le joueur de fiddles Richard Jones, qui a quitté la bande à la fin de l'année dernière, le son de Kill It Kid est même devenu beaucoup plus roots et profondément bluesy avec des riffs de guitare à la Black Keys et des notes de piano ou d'orgue à la Raconteurs qui s'accordent pleinement avec les chants tourmentés et incisifs du duo. Comme pour les Band of Skulls, le mariage des voix de Chris et de Stephanie est indéniablement un plus dans l'appréciation de leurs compositions. Qu'ils chantent tour à tour et à pleine puissance, comme dans "Pray On Me", en solo et en duo sur certains refrains, ils possèdent toujours le ton adéquat et sont, pour le coup, totalement bath !

Des samples du célèbre collecteur de musiques américaines Alan Lomax, on y entend des paroles de prédicateurs ou des chants de prisonniers et de travailleurs noirs enregistrés dans les plantations et dans les églises du sud des Etats-Unis, servent d'introduction à plusieurs titres de ce Feet Fall Heavy. Les fantômes du passé partagent ici la vedette avec ces jeunes gardiens du temple du blues, comme c'est le cas dans "You're In My Blood" où les Kill It Kid démontrent qu'ils ont bien ça dans le sang en nous pulsant des vibrations intraveineuses dignes d'accompagner les images du générique de la série True Blood. Le fond de l'air est chaud et poisseux, il est balayé le temps d'un orage heavy-metal que contient le final de "Heart Rested With You", où la voix de Chris Turpin, surtout lorsqu'il monte dans les aigus, évoque celle d'un Ian Astbury (The Cult) à ses débuts. Stephanie Ward n'est pas en reste dans "Dark Hearted Songbird", une magnifique ballade gothico-blues où sa tonalité fait penser à Florence Welch. La variété des morceaux s'enchaîne avec les acoustiques "Run" et "Sweet Nothings" (où la voix de Chris s'éraille), deux titres delta-blues et country-folk qui n'auraient pas dénaturé la bande originale du film O'Brother des frères Coen. Mais au final c'est avec "Let My Feet Fall Heavy" que les Kill It Kid assènent le coup fatal. Toute l'essence de l'album y est magnifiquement résumée, dans le titre comme dans la totalité du morceau. Des accords à la Gilmour, un piano brinquebalant, des fulgurances rythmiques accompagnant la voix rageuse de Chris Turpin, suivis de deux courts moments de répit presque jazzy où la batterie balaie l'atmosphère avant l'ultime rush cathartique.

Les Kill It Kid n'ont peut-être rien inventé avec cet album mais il est tout de même rafraîchissant de voir de jeunes anglais relever le gant de glorieux aînés comme Led Zeppelin en remettant au goût du jour le blues, celui par qui tout est arrivé. Comme les Néerlandais de DeWolff, de talentueux musiciens à peine majeurs ont le culot de nous faire du bien avec des accords mineurs. Et si la musique venant de là est désormais aussi bien représentée à Bath il faut sans doute y voir plus qu'un signe du temps...

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Black Mountain


Destroyer


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Cela vous aura peut-être échappé, mais Black Mountain a discrètement rendu l’âme il y a de cela un peu plus de deux ans. Oh, rien d’aussi dramatique qu’un split avec tambours et trompettes, rien qu’un départ en catimini, celui du couple Amber Webber - Joshua Wells à qui l’on doit le sémillant projet alternatif Lightning Dust, dont on attend par là même un nouvel album très bientôt. Sans annonce, communiqué ni explications, alors que les canadiens venaient d’écoper de leur plus beau succès critique avec leur magnifique IV. Bien sûr, les choses sont loin d’être aussi simples, et la note accordée à ce Destroyer vient d’ailleurs démentir la sentence prononcée en début de paragraphe. Néanmoins, une page se tourne, et autant on oubliera sans doute assez facilement le cogneur Wells - remplacé poste pour poste par Adam Bulgasem, autant il sera bien plus ardu de faire abstraction du chant mystique de Webber qui nous laissera à jamais orphelins.

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