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Critique d'album

Kyte


Dead Waves


(19/04/2010 - Kids Records - Post-rock - Genre : Pop Rock)
Produit par

1- The Smoke Saves Lives / 2- Ihnfsa / 3- You're Alone Tonight / 4- Designed For Damage / 5- Like She Said / 6- Fear From Death / 7- Each Life Critical / 8- No One Is Angry, Just Afraid / 9- Guns And Knives / 10- Fake Handshakes, Earnest Smiles / 11- Dead Waves / 12- Strangest Words And Pictures
Note de /5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"L'étendard hype-dream pop des britanniques en 2010 ne déçoit pas."
Kevin, le 07/01/2011
( mots)

Kyte n'en est pas à son coup d'essai et après quelques EP et un premier album sorti en 2007, le groupe de Leicester livre au printemps 2010 son nouvel opus : Dead Waves. Ce quintet mené par le chanteur Nick Moon délivre une musique façonnée d'un post-rock éclatant et d'une synth-pop directement importée des 80's. Le tout lové dans des ambiances subtilement trempées de shoegaze, comparables au meilleur de Snow Patrol ou d'Athlete. Ce nouvel album était pour eux l'occasion de gonfler leur recette d'éléments électroniques, à l'heure où les magazines britanniques font de Kyte un outsider de poids pour devenir le traditionnel Next-Big-Thing de la Perfide Albion. 

Dead Waves est peuplé de compositions au synthé, racées et lumineuses, rythmées par une batterie atone mais omniprésente. Dominés par le chant poussif et souvent neutre de Nick Moon, les douze morceaux qui composent l'album semblent s'efforcer à ce que rien ne dépasse, n'explose ni ne surprenne. Cette ambiance peut dérouter au premier abord le non-averti ; comme coincée dans un cocon inerte, la pop de Kyte se révèle tout du long agitée de contre-sens et d'antonymies insolubles. À l'heure où le shoegaze se réinvente, comment combiner ambiances éthérées et lourdeurs monochromes ? Comment mêler influences envahissantes et modernité créative ? Dead Waves ne choisit pas son camp ni ne donne pas la réponse idéale, mais propose tout de même quelques éléments. "Fake Handshakes, Earnest Smiles" tend vers un M83 alourdi de nappes de synthés retro, "You're Alone Tonight"explore une disco-pop cotonneuse, tandis que "Designed For Damage" se glisse dans une folktronica tourmentée. La diversité comme élément de distinction, certes, mais enfouis sous le filtre brumeux et feutré de ce Dead Waves, une homogénéité inflexible s'échappe des différents efforts du quintet. Et même lorsque le ton monte – légèrement – pour le single "Ihnfsa", les tremblements ne sont que quelques secousses vite digérées. L'album se révèle alors, au premier abord, être un exercice de style. Comme si Kyte avait voulu redécorer en une heure vingt ans de musique avec le même pinceau. 

Mais mis de côté ces questionnements métaphysiques, qui après tout s'appliquent à chaque album du genre, que vaut vraiment cet album, très applaudi à sa sortie ? Il faut tout d'abord reconnaître un talent certain à créer des ambiances douces et confortables sous le saint patronage des synthés. Des ambiances qui façonnent une identité forte qui se démarque quasi-instantanément, habile équilibre entre chorales monochromes et chant oppressé. Certaines compositions minimalistes, comme les deux semi-marathons "Each Life Critical" et "Dead Waves" ajoutent à cette atmosphère pesante et singulière, plus les écoutes s'empilent et plus la curiosité est piquée. Car si la dream pop fantomatique a connu quelques zéniths en 2010 (Blonde Redhead déjà chroniqué dans ces pages, pour ne citer qu'eux), Kyte apporte indéniablement sa pierre à un édifice pléthorique. Cette uniformité, espèce de naïve morbidité symbolisée par l'excellent "No One Is Angry, Just Afraid" s'insinue sans mal. Et plus le chemin s'allonge plus on entend ce que le groupe chuchote, les petites particularités, les originalités et les réussites. "The Smoke Saves Lives", anodine intro lors des premières écoutes, révèle finalement des trésors de délicats malaises de la même manière que "Fear From Death" se mue en un papillon post-rock fin et radieux. Dead Waves c'est un peu comme être échoué sur une île où le soleil ne se lève pas. Ça semble peu engageant et puis finalement, c'est profondément intéressant à défaut d'être un recommencement perpétuel. Le décor est peut-être toujours le même mais il faut en faire plusieurs fois le tour pour l'embrasser pleinement. Et c'est un peu ce que semble suggérer l'artwork... 

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Black Mountain


Destroyer


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Cela vous aura peut-être échappé, mais Black Mountain a discrètement rendu l’âme il y a de cela un peu plus de deux ans. Oh, rien d’aussi dramatique qu’un split avec tambours et trompettes, rien qu’un départ en catimini, celui du couple Amber Webber - Joshua Wells à qui l’on doit le sémillant projet alternatif Lightning Dust, dont on attend par là même un nouvel album très bientôt. Sans annonce, communiqué ni explications, alors que les canadiens venaient d’écoper de leur plus beau succès critique avec leur magnifique IV. Bien sûr, les choses sont loin d’être aussi simples, et la note accordée à ce Destroyer vient d’ailleurs démentir la sentence prononcée en début de paragraphe. Néanmoins, une page se tourne, et autant on oubliera sans doute assez facilement le cogneur Wells - remplacé poste pour poste par Adam Bulgasem, autant il sera bien plus ardu de faire abstraction du chant mystique de Webber qui nous laissera à jamais orphelins.

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