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Critique d'album

La Maschera di Cera


S.E.I.


(18/09/2020 - AMS records - Rock progressif italien - Genre : Rock)
Produit par

Note de /5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"La Maschera di Cera porte majestueusement le flambeau du rock progressif transalpin"
François, le 21/10/2020
( mots)

Le rock progressif italien possède une identité forte, si bien que lorsque l’on parle de RPI (acronyme du genre), on fait référence à une école bien spécifique, dans laquelle tous les groupes progressifs italiens n’entrent pas forcément (pensez à Witchwood). Il s’agit d’un genre qui, malgré ses multiples déclinaisons, suppose quelques caractéristiques définies par les grands groupes des 1970’s, dont le trio Le Orme-Banco-PFM, notamment une forte présence de claviers analogiques, un chant théâtral et très présent ainsi qu’un mélange entre symphonisme et références folkloriques. 


Ce "canal historique" possède bien des héritiers en Italie, également amateurs de noms à rallonge, et La Maschera di Cera fait partie des plus fameux d’entre eux. Mené par Fabio Zuffanti (issu de Finisterre, un des groupes du renouveau progressif des 1990’s dans la péninsule), la formation ne cache pas cette direction esthétique au point d’avoir composé une suite au fameux Felona E Sorona de Le Orme en 2013 sous le nom de Le Porte Del Domani – et d’en faire une version en anglais comme il était coutume de s’y adonner dans les 1970’s. 


Bref, inutile de préciser que ce sixième album se situe dans cette pure tradition jusqu’à la pochette remarquable par sa flamboyance surannée. La longueur des titres est également un indice : il n’y en a que trois, de dix à vingt-et-une minutes tout de même. 


La plus longue pièce, "Il Tempo Millenario", est placée en première partie de l’album, comme un défi, avec une entrée fracassante digne de King Crimson, aux claviers volontiers dissonants et farfelus devant une rythmique martelée et heurtée. Le morceau devient vite aérien avec des sons analogiques et une flûte enlevée, puis l’arrivée du chant théâtral et magistral. La marque de fabrique italienne se diffuse dans tous les espaces autorisés à la voix : le chant est toujours dramaturgique, parfois puissant, parfois plus tendre et heurté, au service de belles mélodies. S’alternent alors des moments plus jazzy (aussi bien pour le piano que le saxophone très présent), et véritables élans plein de grâces, puissants, pour un titre aux multiples facettes (dont des passages atmosphériques, un peu angoissants), copieux, et donc difficile à décrire dans son ensemble. 


Plus court mais typique du style italien, "Il Cerchio del Comando" marie le symphonisme progressif avec des aspérités folks. Sublime et efficace, c’est un délice pour les amoureux de la scène italienne, les amateurs de belles mélodies et d’ambiances romantiques. Enjoué et parfaitement construit jusqu’à son splendide final, il rappelle que les plus courtes sont parfois les meilleures et peut postuler comme candidat à l’illustration de ce dicton. 


Il est en ce sens bien loin des incartades l’expérimentales de "Vacuo Senso", qui après une introduction grandiloquente glisse doucement vers le jazz et l’Ecole de Canterbury, du côté des premiers albums de Caravan ou de Van Der Graaf Generator. Deux formations qui connurent un véritable succès en Italie dans les 1970’s …


S.E.I. est une véritable perle qui se hisse sans doute au sommet des productions de RPI classique de l’année 2020. Riche et varié, très bien composé, il permet également au néophyte de s’acclimater au genre. Bref, une belle épopée transalpine s’offre ici aux mélomanes. 


 

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