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Critique d'album

M83


Hurry Up, We're Dreaming


(18/10/2011 - Mute - dream pop / synth pop - Genre : Autres)
Produit par

1- Intro / 2- Midnight City / 3- Reunion / 4- Where The Boats Go / 5- Wait / 6- Raconte-moi Une Histoire / 7- Train To Pluton / 8- Claudia Lewis / 9- This Bright Flash / 10- When Will You Come Home ? / 11- Soon My Friend / 1- My Tears Are Becoming A Sea / 2- New Map / 3- OK Pal / 4- Another Wave From You / 5- Splendor / 6- Year One, One UFO / 7- Fountains / 8- Steve McQueen / 9- Echoes Of Mine / 10- Klaus I Love You / 11- Outro
Note de 4/5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Victime de son élan, M83 sort un double-album trop long et trop chargé. "
Kevin, le 12/11/2011
( mots)

La sortie du cinquième véritable album de M83 peut être considérée comme l'un des évènements les plus marquants de cette fin d'année musicale. Même si sa France natale le boude un poil, surtout au vu de notoriété grandissante dans le monde entier, Hurry Up, We're Dreaming entretient depuis son annonce une excitation croissante. L'album s'est dévoilé par petites touches et depuis sa totale libération, il est aisé de dire qu'il n'inspire aucune indifférence. Adulé par-delà le monde (lisez au hasard le mégalithe pitchforkien), mais saccagé par petites touches, Hurry Up, We're Dreaming joue du cerf-volant dans des vents contraires et semble très bien s'en accommoder. Il faut dire que ce double-album est la suite logique du précédent effort, déjà quasiment en solo, d'Anthony Gonzalez. En effet, si Saturdays=Youth chérissait l'adolescence torturée, Hurry Up descend encore d'un cran et nous promet l'enfance éternelle. L'enfance en musique pendant 74 minutes, soit. 

Comme à son habitude, M83 nous gratifie de furieuses ballades électroniques matinées de shoegaze, de nostalgie déchirante et de bonbons sucrés dont la recette s'est égarée avec la fin des années 80. La nouveauté de ce nouvel opus, outre sa longueur, c'est que le tout est entrecoupé de brèves incartades d'ambient ombrageux et qu'Anthony ne se cache plus pour chanter ses propres morceaux. Le premier d'entre eux, subtilement nommé "Intro", en duo avec Zola Jesus mérite d'ailleurs une oreille plus qu'attentive sur les performances vocales. Il est tout aussi vrai que l'ascenseur émotionnel n'a jamais été à ce point mis à contribution. Chaque morceau pris individuellement, sans exception, est une ode brûlante à la mélancolie, une catharsis désinhibée de sentiments. À tel point que collectivement, cette mélancolie perd de sa saveur et pliée par une production un tantinet assommante, n'agit que par vaguelettes vite noyées dans la masse. Une masse, rappelons-le, de soixante-quatorze minutes. 

Et que dire de ce parti pris d'aligner un double-album de vingt-deux titres. De toute évidence, le compositeur emporté par son inspiration débridée, a estimé que rien ni personne ne dicterait ses choix. Certes, les bonnes idées traînent un peu partout dans cette double-étendue. Plus encore, malgré sa longueur, Hurry Up est certainement l'album le plus facile d'accès de l'ami Gonzalez. Mais il faut avouer que nombre de morceaux se ressemblent. Et malgré leur qualité, aucun ne mérite trois ou quatre déclinaisons. Notamment le très bon single "Midnight City" qui fleure bon l'insouciance, mais s'éteint face à plusieurs pâles copies alternant dance extatique et innocence forcée ("Claudia Lewis", "New Map","Reunion".)

Anthony Gonzalez avait annoncé un album "very very very epic". Certes, mais l'épique navigue entre bravoure et lourdeur, entre cascades de synthés lourdauds et rythmes enlevés. À l'image d'un pourtant court "Klaus I Love You", qui n'est qu'une pénible succession de beats et claviers sirupeux particulièrement peu inspirée. Mais Hurry Up, We're Dreaming n'est pas qu'une longue traversée approximative. Le talent de M83 fait bonne grâce de quelques moments de pure beauté qui jalonnent le chemin. Le charme rétro d'un "Splendor", animé d'un simple synthé et de chœurs amicaux, opère délicatement pour l'un des morceaux les plus touchants de la carrière de l'antibois. "Outro" se pare de la même simplicité pour aller droit au but et "Wait" évite les écueils pour proposer un titre aérien, unique et sensible. 

En définitive, M83 a certainement produit son album le moins convaincant, mais demeure malgré tout un demi-ton au-dessus du lot. Malgré ses outrances et ses longueurs, il se dégage de ce Hurry Up, We're Dreaming une âme douce et appréciable. L'âme d'un grand enfant bourré de talent, emporté par son élan juvénile. Un album qui trace à toute vitesse dans l'écrin de la jeunesse, sans jamais n'avoir froid aux yeux ni faire le moindre compromis. Mais c'est sans doute dans ses moments les plus matures et les plus calmes que le talent de Gonzalez se déguste le plus volontiers.
 
 
 
 

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