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Critique d'album

Melissa Mars


La reine des abeilles


(09/01/2006 - Polydor - - Genre : Pop Rock)
Produit par

1- And I hate you / 2- Dead Sunday - Le bar des routiers / 3- Les p'tits cons / 4- Be careful man / 5- Apocalips / 6- Noirs désirs / 7- Chaperon Rouge (duo avec Irmavep) / 8- Les jeux sucrés / 9- Je me confesse / 10- Dans ma bulle antisismique / 11- Poupée cassée / 12- Il pleut sur l'oreiller / 13- Le chat de gouttière / 14- Un homme dans ma peau / 15- La reine des abeilles / 16- And I hate you (remix by Alex Kid) / 17- Bonus
Note de 4/5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Un espiègle filet de voix, une mythologie un peu naïve. Touchant mais déjà vu..."
Nikko, le 25/01/2006
( mots)

Sorti en février 2005, La Reine des abeilles, second album de Melissa Mars, fait aujourd'hui l'objet d'une réédition, agrémentée des traditionnelles babioles sensées la légitimer. L'occasion de revenir sur un opus intéressant, pensé et écrit comme un conte merveilleux dont chaque morceau relaterait un épisode.
"My name is Mars, this is my story". Voici les premiers mots d'une première piste résolument introductive, qui pose les jalons d'un personnage féminin névrosé, pas tout à fait terrestre, qui n'aime personne et surtout pas elle-même. Peu à l'aise avec son corps et inclinant très franchement, au gré de son imagination et de sa plume, à l'évasion vers des contrées plus cosmiques. Ce double allégorique, largement scénarisé, Mélissa l'assume ici, littéralement et littérairement, lorsqu'il n'était qu'un moteur inconscient, névrotique, d'un premier album aux allures de catharsis. L'enfance tumultueuse et le complexe d'Oedipe de la chanteuse, revendiqués comme matrices de création, en font une artiste hybride, jouissant d'une indiscutable intégrité, que vient pâlir quelque peu un son peu novateur. Musicalement, on est un peu devant le nouvel album de Vanessa Paradis, sauf que c'en serait Melissa Mars l'auteur. Clone vocal et posture similaire, entre innocence et friponnerie, la convergence se poursuit jusque dans les orchestrations. "Dead sunday - Le Bar des routiers" prend l'allure troublante d'un "Tandem" revisité. Désarçonnant.

Pourtant, l'espiègle filet de voix déroule peu à peu sa mythologie perso-naïve, pudiquement, et finit par toucher. La perdition d'un esprit à la dérive a rarement été si palpable que dans ces mélodies faussement pétillantes et ces sous-textes cyniques qui méritent qu'on s'y attarde. Une métaphore de la fuite, mentale et physique, filée sur quinze titres et déguisée en conte (anti)merveilleux, pour mieux esquiver l'angoisse. Voilà ce qu'est La Reine des abeilles. Un condensé de posture artistique, nécessaire à son auteur, mais aux atours infiniment moins aguicheurs que sa substance. A quand un roman, Melissa ?

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