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Critique d'album

Mercury Rev


Snowflake Midnight


(29/09/2008 - V2 Records - dream-pop - Genre : Rock)
Produit par

1- Snowflake in a Hot World / 2- Butterfly's Wing / 3- Senses on Fire / 4- People are So Unpredictable (There's No Bliss Like Home) / 5- October Sunshine / 6- Runaway Raindrop / 7- Dream of a Young Girl as a Flower / 8- Faraway From Cars / 9- A Squirrel and I (Holding On...and Then Letting Go)
Note de 2/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Une échappée sonore au milieu de la nature électronique du rêve..."
Lee, le 21/10/2008
( mots)

Amateurs de sensations étranges et perverses, où seules vos nuits vous apprennent la distinction entre illusion et vérité, bienvenue dans le monde de Mercury Rev. Ne vous y méprenez pas, parfois il suffit de pousser une porte dérobée d'un vieux grenier ou de rencontrer un troublant personnage qui vous rappelle quelqu'un, pour que vos sens s'éveillent et s'émerveillent subitement. Avec Mercury Rev, c'est la même chose : qu'il soit onirique certes, envoûtant oui, mais aussi élégant , ce nouvel album Snowflake Midnight existe bel et bien chez tous vos disquaires.

Dès les premieres étapes du voyage, les sons électroniques remplissent l'habitacle du cockpit comme une couche de lave sur un volcan. Par delà bien des horizons, Jonathan Donahue semble muter en papillon : "I'm feeling like a butterfly" et il vogue naturellement parmi les autres éléments ("Butterfly's Wing"). Et puis le rêve d'une jeune fille qui s'imagine en fleur au milieu d'un champs couvre un univers pop giflé d'une voix mécanique haute et gracieuse. L'atmosphère n'implique plus aucun déchirement sonore, état de fait, qui avait valu a plus d'un courageux des acouphènes à répétitions. Mercury Rev délivre désormais une musique belle et propre motivée par des orchestrations légères et soignées, d'une maîtrise cohérente qui dénonce la maturité du groupe. Ainsi, "Faraway From Cars" plonge l'auditeur dans un film trois dimensions de Tim Burton avec ses tappements de mains réchauffant et ses changements de tempos qui démontrent largement toute la créativité simpliste des enchaînements. La chanson "People are So Unpredictable (There's No Bliss Like Home)" s'entiche, quant à elle, d'une formidable montée en puissance caractérisée par un gros jeu de batterie, mais aussi d'un passage doux épurant de longues notes de piano ou de guitare, elle-mêmes additionnées d'un souffle transpiré qui recherche sa respiration.

Fini le temps donc, où Mercury Rev parvenait à pénétrer le malaise de ses entendants, l'époque où la noisy pop de Boces brûlait les compteurs de décibels. Snowflake Midnight peut passer inaperçu comme une aiguille dans une botte de foins. Encore que la recrudescence des activités rurales pourraient nous faire mentir. Quoiqu'il en soit, le tableau n'est pas toujours resplendissant du côté des compositions. "Senses on Fire", par exemple, est construite d'un manière plutôt inappropriée. Sa longue progression jusqu'aux chants répétant inlassablement le titre de ce semi-tube, laisse dans l'incertitude. De plus, nous cherchons toujours le début et la fin du chapitre "Snowflake in a Hot World". Qui plus est "A Squirrel and I (Holding On... and Then Letting Gone)" clôture l'album sur une mauvaise note, par son manque d'attachement dans le son dû à sa défaillance de concentration. "Runaway Rainndrop" observe même une solution dancefloor pas forcément essentielle au contenu.

Evidemment, le charme de Mercury Rev est toujours présent, notamment lorsque sa pop onirique s'étiole sur de longs morceaux psychédéliques et planants qui habitent littéralement corps et âmes. Cependant, cette aventure électronique aurait mérité d'entrer dans le pays des merveilles par une porte plus expérimentale. Cet accès reste réservé aux plus grands rêveurs qui détiennent la clé de leurs illusions... Que serait la pensée sans le rêve ?

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