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Critique d'album

Molybaron


The Mutiny


(23/07/2021 - Editions Hurlantes - Metal alternatif - Genre : Hard / Métal)
Produit par Gareth Kelly

1- Animals / 2- Lucifer / 3- Amongst the Boys and the Dead Flowers / 4- Prosperity Gospel / 5- The Lighthouse / 6- Slave to the Algorithm / 7- Something to the Pain / 8- The Hand That Feeds You / 9- Twenty Four Hours / 10- Ordinary Madness
Note de 4/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Molybaron sonne la révolte et nous assomme avec son plus bel uppercut"
Franck, le 22/10/2021
( mots)

La scène metal française n’est clairement pas appréciée à sa juste valeur et ceci malgré ses indéniables qualités. Il suffit de suivre sur les réseaux certains des groupes les plus prometteurs du genre pour se rendre compte que faire du metal dans notre pays est loin d’être chose aisée :  quand certains jouent leur avenir sur des campagnes participatives pour financer leurs projets (avec pour ultime récompense, le luxe d’une édition vinyle en quantité limitée), d’autres s’associent pour se partager l’affiche dans les plus petites salles de concerts des alentours. Comment expliquer ce manque de popularité, alors que les festivals représentant le genre - le Hellfest en tête - franchissent tous les ans de nouveaux records d’affluence, et que les mastodontes du metal US (et autres pays anglophones) semblent bénéficier d’une dévotion à toute épreuve de la part du public ? On trouvera bien entendu des exceptions, à l’image de Gojira devenu en l’espace d’une vingtaine d’année un représentant tricolore de prestige à l’internationale. Ce genre d’ascension reste néanmoins bien trop marginale par rapport au vivier à disposition. Alors pourquoi ce manque de considération pour nos groupes locaux ? Désinformation de la part des médias ou simplement complexe d’infériorité : peu importe, il est temps de réagir! Cela tombe bien, Molybaron risque à coup sûr de vous faire revoir votre copie.


Molybaron est en fait un groupe franco-irlandais (que voulez-vous, les Français aiment s’approprier le mérite des bonnes choses), formé en 2015 en région parisienne suite à la rencontre du chanteur irlandais Gary Kelly et du guitariste français Steven Andre. Rejoint par le bassiste Sébastien de Saint-Angel, le groupe finit par sortir un premier opus en 2017 et se fait remarquer par la presse spécialisée, grâce à une formule efficace mêlant des influences telles que Alter BridgeMuse ou Metallica.


L’attente du deuxième album aura été longue, mais il est désormais clair que Molybaron a souhaité frapper un grand coup avec sa nouvelle réalisation intitulée The Mutiny. Pour cela, il fallait se mettre au niveau des meilleurs, et la bande menée par Gary Kelly s’en donne ici les moyens. Tout d’abord avec une pochette qui en impose. La peinture de l’artiste russe Oleg Smirnov qui, en plus d’être particulièrement impactante, se trouve être très représentative de la musique du combo: puissante et directe, mais non démunie d’une certaine élégance dans sa représentation.


Ensuite, en marquant une réelle progression grâce à dix titres extrêmement aboutis et dotés d’une production impeccable. Le premier single dévoilé ("Lucifer") se montrait déjà prometteur grâce à sa rythmique effrénée, son groove revigorant et ses riffs explosifs (faisant parfois penser au premier disque de Royal Blood), tout en nous faisant découvrir un groupe au caractère bien trempé à la croisée des chemins entre revival hard rock et metal alternatif. Si vous avez été convaincu par ce morceau, sachez que le reste de l’album est du même niveau : que ce soient l’intraitable "Animals" avec ses faux airs de System of a Down, le très mélodique "The Lighthouse" ou encore le surprenant "Something for the Pain" et son refrain catchy au phrasé quasi rap. Le groupe ne commet aucun faux pas et chaque musicien se distingue au sein de cette machinerie bien rodée. La basse omniprésente adopte régulièrement un jeu en slap particulièrement dynamique, et le duo de guitare formé par la paire Kelly-Andre s’adonne à un parfait numéro d’équilibriste entre riffs ravageurs et solos enflammés. Côté batterie, on est également sur du haut niveau avec une partition signée Aurélien Ouzoulias, remplacé depuis par Camille Greneron (l'album ayant été enregistré courant 2019). Et que dire de la prestation de Gary Kelly. Ce dernier fait partie des chanteurs qui à eux seuls justifient le détour : une voix qui culmine par sa puissance et qui est capable de s’adapter à de nombreux registres mélodiques. Vous n'avez désormais plus d'excuses pour passer à côté de nos pépites locales! Les labels ne se sont par ailleurs pas fait attendre, le quatuor venant de rejoindre la prestigieuse écurie de Inside Out Music, avec à la clé une réédition de l'album prévue pour fin octobre. 


Avec sa force de frappe et ses textes révoltés dénonçant les abus de notre société (cupidité des hommes, dépendances en tout genre, impact sur le climat…), The Mutiny a tout du blockbuster metal dont le public français avait besoin. Une petite bombe qui ne demande plus qu’à débouler sur vos platines et à être soutenue lors des concerts à venir. Attention au KO dès le premier round !

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