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Critique d'album

Mona Lisa


Grimaces


(00/00/1975 - Musea - Rock progressif - Genre : Rock)
Produit par

1- La mauvaise réputation / 2- Brume / 3- Complainte pour un narcisse / 4- Le jardin des illusions / 5- Accroche-toi et suis-moi / 6- Au pays des grimaces / 7- Manèges et chevaux de bois / 8- Manèges Et Chevaux De Bois (Live Version)
Note de 3/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Mona Lisa trouve enfin son identité avec Grimaces, pièce remarquable du rock progressif français"
François, le 25/10/2019
( mots)

Parmi les grandes formations progressives françaises des années 1970, Ange se détache par la qualité de ses albums que pour son influence sur l’ensemble de la scène, à travers la théâtralité du chant, la place accordée aux claviers, les thématiques traitées ou encore l’esthétique des pochettes. Ainsi, de nombreuses formations sont apparues dans son sillon dont le groupe orléanais Mona Lisa


 Tournant autour du Christian Décamps local, Dominique Le Guennec, la bande avait publié un premier album en 1974, L’Escapade, qui avait les défauts d’un coup d’essai (notamment des longueurs inutiles) tout en étant honorable. Grimaces est donc leur deuxième production, offrant une impression d’univers magico-cosmique avec l’illustration inscrite dans l’esprit du temps et du genre. 


La filiation avec Ange se confirme. Tout d’abord par une reprise de Brassens ("La Mauvaise réputation") quand les Belfortains reprenaient Brel, ici renforcée par une guitare saturée et des claviers spatiaux. Le débat est ouvert sur la pertinence de la reprise qui a au moins le mérite de surprendre. Ensuite par l’univers médiéval qui domine sur "Brume" ou "Le Pays des Grimaces" par exemple. Enfin, par le travail de Le Guennec pour incarner les différents personnages qu’il fait vivre au cours de l’album. Le chant est puissant, les paroles – si on est animé par la flamme des 70’s – bien écrites. 


Pour autant, l’identité de Mona Lisa d’affine et d’affirme : c’est un groupe plus électrique, avec un son de clavier particulier qui marquera leur carrière. De même, la composition est beaucoup plus aboutie que sur le précédent volet : moins de longueurs, une cohérence plus marquée sans oublier des variations judicieuses ; un voyage musical aux ambiances variées s’offre à l’auditeur. 


"Le Jardin des Illusions" et "Manèges et chevaux de bois" sont parmi les plus grandes réussites de l’opus, aux côtés de "Au Pays des Grimaces", mêlant Genesis à King Crimson, Christian Gallas à la guitare est ici magistral. On trouve donc des pièces conséquentes mêlées à d’autres plus courtes, qui sont finement écrites et dotées d’un charme d’époque indéniable. 


Grimaces est donc un très bon album de rock progressif avec baguette et béret, peut-être moins abouti que son successeur, mais offrant une belle démonstration du savoir-faire hexagonale en la matière. 


 

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Opeth


In Cauda Venenum


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De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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