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Critique d'album

Tank


Power of the Hunter


(00/10/1982 - - NWOBHM - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- Walking Barefoot Over Glass / 2- Pure Hatred / 3- Biting and Scratching / 4- Some Came Running / 5- T.A.N.K. / 6- Used Leather / 7- Crazy Horses / 8- Set Your Back on Fire / 9- Red Skull Rock / 10- Power of the Hunter
Note de 4/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Sin 'n' Jet"
François, le 08/08/2026
( mots)

Si l’on parlait déjà de New Wave of British Heavy Metal depuis 1979, Tank semble vouloir transformer la nouvelle vague en tsunami puisqu’en 1982, le combo fait déborder les bacs avec deux albums, Filth Hounds of Hades suivi par son digne successeur Power of the Hunter, qui est donc également l'héritier putatif des premiers opus de Motörhead, groupe auquel Tank est très souvent comparé du fait de multiples collaborations et d’une musique qui par moment, évoque grandement ce prestigieux modèle.


De fait, si la pochette de Power of the Hunter est beaucoup moins marquante que celle de Filth Hounds of Hades, elle a l’avantage d’annoncer la couleur : Tank est un groupe de mauvais garçons amateurs de Metal et de violence, de voyous en cuirs, en jeans et en ceinture-cartouchière, qui valent bien les bandits d’Ace of Spades (1980) ou les punks Camden Town.


Cette filiation avec Motörhead est telle que "Red Skull Rock" et "Power of the Hunter" pourraient être tirés des chutes d’Overkill (avec une écriture de même qualité), tandis que le "Oh Yeah" introduisant "Pure Hatred" semble être chanté par Lemmy – le titre témoigne également d’une nette hausse du niveau du guitariste sur le chorus. Enfin, la reprise des Osmonds "Crazy Horses" est dotée d’une interprétation très punk, notamment dans le chant, subvertissant la nature pop de l’originale dans une direction proche de Motörhead.


Il reste encore quelque chose des 70s chez Tank, notamment leur goût du riff construit sur des lignes mélodiques – typique du hard-rock de la décennie précédente et déjà présent sur Filth Hounds of Hades : on en trouve une trace sur "Some Came Running". De même, "Used Leather (Hanging Loose)", dont la thématique est très NWOBHM, demeure un titre hard-rock 70s à la basse ronronnante. Néanmoins, le groupe s’affirme comme un champion du Heavy de l’ère nouvelle, martelant ses notes sur "Biting and Scratching", imposant un riff immédiatement mémorable sur le petit hymne "Set Your Back on Fire", ou cédant à la mode des instrumentaux avec "T.A.N.K." où les notes s’alignent avec vélocité (à la limite du surf-rock). On notera même une écriture qui se raffine sur "Walking Barefoot over Glass", où s’alternent une ambiance tamisée à la Ted Nugent et des refrains accrocheurs – sans compter un solo captivant.


C’est ainsi qu’une première époque se referme pour Tank, celle des deux premiers opus du power trio qui s’inscrivent encore dans l’héritage de Motörhead (sans s’y réduire) avec une belle homogénéité se maintenant d’un album à l’autre. Une recette efficace qui méritait tout de même de connaître quelques évolutions pour perdurer.


À écouter : "Walking Barefoot over Glass", "T.A.N.K.", "Set Your Back on Fire"

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