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Critique d'album

Pure Reason Revolution


Hammer And Anvil


(18/10/2010 - Superball Music - Electro-prog - Genre : Rock)
Produit par

1- Fight Fire / 2- Black Mourning / 3- Never Divide / 4- Last Man, Last Round / 5- Patriarch / 6- Valour / 7- Blitzkrieg / 8- Over The Top / 9- Open Insurrection / 10- Armistice
Note de 2/5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Entre séduction et facilité, le troisième jet studio de PRR assure ses arrières."
Nicolas, le 05/11/2010
( mots)

Revoilà donc le combo de Westminster pour son troisième album : il va sans dire que cet opus était très attendu par l'ensemble de la communauté progressive, et pour cause. Après un premier jet studio impeccable (The Dark Third, respectant à merveille le cahier des charges du genre) et un deuxième essai pour le moins étonnant (Amor Vincit Omnia, mélange élégant et osé de gros rock charpenté et d'électro mode 90's), on était vraiment curieux de voir ce que ces surdoués de la composition allaient nous proposer.

D'emblée, un constat s'impose : si Amor Vincit Omnia s'érigeait comme un gigantesque laboratoire d'expérimentations sonores, à la fois baroques et innovantes, souvent géniales mais parfois confuses, Hammer And Anvil se pose en tant que mise en application des concepts brassés précédemment. Les Pure Reason Revolution ont semble-t-il trouvé leur style et peuvent maintenant avancer crânement, sûrs de leur fait et prêts à convertir les plus hésitants. Nimbé de sa pochette mastoc (espèce d'énorme blockhaus futuriste) et d'un tout nouveau logo dense et imposant, ce troisième opus enterre encore un peu plus les guitares électriques pour leur préférer une électro prégnante et épaisse qui lorgne parfois vers l'indu. Cet album marque également un retour en force de la jolie Chloe Alper sur le devant de la scène, la bassiste récupérant plusieurs titres en lead vocal et inondant l'ensemble des morceaux de ses choeurs élégiaques comme au temps de The Dark Third. Pour le reste, PRR n'a pas changé fondamentalement sa donne d'origine : l'efficacité prime, la fibre mélodique reste très travaillée (mention spéciale au splendide pont conclusif de "Black Mourning", un véritable chef d'oeuvre de félicité harmonique) et l'honnêteté artistique de l'ensemble ne saurait être mise en doute, même si, clairement, Hammer And Anvil fait le choix de la simplicité formelle en alignant des morceaux beaucoup plus formatés qu'auparavant.

Autant l'avouer : ce troisième album est loin d'être déplaisant. La patte PRR reste bien affirmée, et on retrouvera avec plaisir les envolées vocales nasillardes de Jon Courtney et les échos enveloppants de la douce Chloe Alper. Des morceaux comme "Black Mourning" ou "Valour" restent très classiques dans cette veine, alors que "Patriarch" se laisse un peu endormir sur son refrain. A l'inverse, l'univers du groupe trouve une belle quintessence avec "Over The Top", qui laisse une (petite) place aux guitares flottantes tout en proposant un développement mélodique bigrement intéressant. D'autres titres, enfin, innovent véritablement et méritent un coup d'oreille attentif. Mention spéciale à "Fight Fire", impressionante pièce introductive presque punk dans son intention, déclamée avec assurance par la belle Alper et emportée dans un tourbillon électro colossal, mais aussi à "Open Insurrection" et son pendant discret, "Armistice", renouant avec la fibre progressive du groupe. Mais on retiendra surtout l'opulent "Blitzkrieg", sorte d'immense techno sous acide bardée de samples vocaux et de rafales électroniques incessantes, et on n'omettra pas de signaler qu'à l'inverse de son prédécesseur, cet album ne s'essouffle nullement dans ses derniers instants.

Seulement, soyons clair : on attend plus, beaucoup plus des Pure Reason Revolution. Sorti à peine un an après Amor Vincit Omnia, Hammer And Anvil, même s'il ne saurait être taxé de bâclé, sombre trop souvent dans la facilité. On peine également à retrouver des bulldozers implacables comme les "Deus Ex Machina" et "Les Malheurs" du précédent opus, alors que plusieurs lignes mélodiques de ce dernier jet studio sentent le réchauffé à plein tube. De plus, on sait bien que ces quatre individus sont indéniablement talentueux, très intelligents dans leurs choix artistiques et dans le cheminement de leur carrière, et surtout impeccables de maîtrise scénique en live, et on se doute instinctivement que ces électrons libres du post progressif n'ont certainement pas l'intention de s'arrêter en si bon chemin. On souhaiterait plus de fougue auditive, plus d'extrémisme dans les sonorités, plus d'expérimentations justement contrôlées, et on sait qu'ils en sont capables. Mais gardons ces fantasmes pour une sortie future, et redescendons bien vite sur terre en nous satisfaisant de cet album étonnamment balisé pour du PRR, mais tout de même bien sympathique à écouter.

 

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Opeth


In Cauda Venenum


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De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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