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Critique d'album

Sonic Youth


Daydream Nation Deluxe Edition


(12/06/2007 - Geffen - Rock Alternatif, et bien plus - Genre : Rock)
Produit par

1- Teen Age Riot / 2- Silver Rocket / 3- The Sprawl / 4- 'Cross the Breeze / 5- Eric's Trip / 6- Total Trash / 7- Hey Joni / 8- Providence / 9- Candle / 10- Rain King / 11- Kissability / 12- Trilogy / 12- A] The Wonder / 13- B] Hyperstation / 14- Z] Eliminator Jr. / 15- Eric's Trip (Home Demo) / 1- The Sprawl / 2- 'Cross the Breeze / 3- Hey Joni / 4- Silver Rocket / 5- Kissability / 6- Eric's Trip / 7- Candle / 8- The Wonder / 9- Hyperstation / 10- Eliminator Jr. / 11- Providence / 12- Teen Age Riot / 13- Rain King / 14- Totally Trashed / 15- Total Trash / 16- Within You Without You / 17- Touch Me I'm Sick / 18- Computer Age / 19- Electricity
Note de 5/5
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Note de 5.0/5 pour cet album
"Le talent intemporel, dans ce coffret magique, de l'éternelle jeunesse sonique !"
Lee, le 30/07/2007
( mots)

Honoré en tant qu'un des deux cents premiers albums choisi par la Bibliothèque du Congrès (bibliothèque nationale des Etats-Unis située à Washington) pour être inclus dans la National Recording Registry pour son historique, culturelle et esthétique importance, Daydream Nation, l'album culte de Sonic Youth , relance la révolte underground, vingt ans après sa précédente déflagration sonore.
Pour ceux qui étaient passés à côté de ce phénomène, l'heure du rachat est arrivée car cette édition deluxe réserve son lot de surprises.

Comme le veut la tradition, le premier cd n'est autre que l'enregistrement original de Daydream Nation, remasterisé pour le plus grand bien de nos écoutilles. Déjà à sa sortie en 1988, il reçut un excellent accueil critique. De "Teenage Riot" à "Eliminator Jr" l'ensemble noisy rock est unique. Des titres, tels que "Candle" ou "Total Trash", restent imparables, par leurs belles mélodies évidentes et par les textes de Thurston Moore inspirés d'expérimentations illégales ou de romans de science-fiction (Philip K. Dick et William Gibson entre autre). Il s'y échappe surtout des passages noise déchirants, créateurs de nuées ardentes d'un volcan post éruptif. Kim Gordon, figure charismatique de l'underground américain, pose son chant parlé et suppliant sur les murs de son "The Sprawl" et "'Cross The Breeze", deux puissants tourbillons où la complicité instrumentale est sans faille. Les guitares, victimes de saturations structurées à l'extrême, chargent une adrénaline addictive pour la décharger dans un fracas électrique.

Vous l'aurez compris, malgré des chansons plus directes et travaillées, Sonic Youth n'accorde pas de place au populaire (les stations radios devraient s'en mordre les doigts...). Paradoxalement, Lee Ranaldo, de sa voix juste et lyrique, chante sur trois morceaux. Un record puisqu'il n'avait habituellement qu' une ou deux interprétations à se mettre sous la dent, Moore et Gordon étant les principaux compositeurs. "Hey Joni" et "Rain King" sont des titres très carrés aux breaks incompréhensibles et aux arrangements presque perfectionnistes. Pour apprécier pleinement le talent mélodique de Ranaldo, rien de meilleur que la démo d'"Eric's Trip" qu'il a enregistré tout seul avec sa guitare. Ce frissonnant plaisir est disponible en bonus sur cette deluxe édition.

Ce sixième album marque le début d'une fin car Sonic Youth jouit d'un statut de chef de file de la culture alternative américaine et d'une importance artistique sidérante, qui impose le plus grand respect. Indispensable !



Deuxième cd:

Voici l'occasion rêvé d'écouter tous les morceaux de Daydream Nation en version live. Eh oui, ils y sont tous ! Excepté "Total Trash", en instrumentale seulement. Mais celle-ci fût jouée bien avant la sortie de l'album car le groupe prenait pour habitude d'essayer les chansons lors des concerts afin de peaufiner la spirale définitive. Le son, bien sûr, est très bon et le rendu authentique. Chacun des titres renferme ses riffs rageurs, ses chants lancinants et sulfureux ainsi qu'une part d'improvisation réaliste.

Apprécions donc ces moments d'anthologie : "Silver Rocket" est une vraie bombe en live. Nouveau paradoxe ici : les couplets sont violents et la recherche bruitiste s'avère plus légère qu'à l'accoutumée comme un halo sombre séparant le jour de la nuit. "Teen Age Riot" accroît sa force dans le chant soutenu de Thurston Moore tandis que "Kissability" explore toute la rugosité chez Kim Gordon.

Petites imperfections, tout de même, sur les chansons de Lee Ranaldo car sa voix semble en retrait comme noyée dans les effets de guitares. Cela n'altère en rien la qualité de l'écoute, si bien que l'on se demande comment Sonic Youth a pu cacher pendant tout ce temps ces instants directs et prenants de leurs compositions.

Comment ne pas évoquer Steve Shelley ! Il faut rappeler que ce batteur ne rejoignit le groupe qu'à l'enregistrement d' Evol, soit deux ans précédant ce manifeste. Bon nombre de musiciens s'accordent à dire que le batteur est la personne la plus importante d'un groupe. Joe Strummer, par exemple, n'a eu de cesse de répéter l'osmose chimique qui prend forme lorsqu'un quatuor se comprend. En la personne de Shelley, Gordon, Moore et Ranaldo trouvèrent la dernière lumineuse étoile pour compléter leur galaxie.

Au milieu de tous ces lives la Trilogy apparaît, en commençant par l'excellent "The Wonder" pour finir sur l'énorme "Eliminator Jr". Entre temps, "Hyperstation" vous emmenera très très loin de la terre jusqu'à vous perdre au plus profond de l'espace.

Derniers bonus, quatre reprises stupéfiantes de l'époque. "Within You Without You", composée par Georges Harrison, contient une atmosphère psychédélique d'une bonne cohérence avec Ranaldo à la baguette. Mais aussi "Electricity" de Captain Beefheart qui dépeint le décor vers une porte de sortie maléfique.


Vous n'avez plus beaucoup de temps pour voir et entendre Sonic Youth performing Daydream Nation en entier et dans l'ordre s'il vous plaît ! Quelques dates européennes sont prévues, La Route du Rock et le Pukkelpop, entre autres, accueillent ce grand rendez-vous. L'expérience accumulée du groupe prévoit un moment qui restera à tout jamais dans l'histoire du rock.

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Opeth


In Cauda Venenum


"

De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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