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Critique d'album

Sons Of Apollo


MMXX


(17/01/2020 - - Super Prog - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- Goodbye Divinity / 2- Wither To Black / 3- Asphyxiation / 4- Desolate July / 5- King Of Delusion / 6- Fall To Ascend / 7- Resurrection Day / 8- New World Today
Note de 3.5/5
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Note de 4.5/5 pour cet album
"Quand les fils d'Apollon deviennent culte. "
François, le 29/01/2020
( mots)

Super-groupe. Une qualification qui a de quoi rendre perplexe. Coup commercial ? Patchwork de bons musiciens sans unité ? Peut-on mélanger le saint-nectaire et le nougat glacé pour réaliser un met délicieux ? Plus sérieusement, un groupe est toujours plus qu’un assemblage d’individus, c’est une entité à lui seul. Et, dans le cas d’une création ex-nihilo qui réunit des musiciens parce qu’il y a eu des entités existantes auparavant (Dream Theater, Mr Big …), l’alchimie risque de ne pas être de la partie. 


Pour ce qui est de Sons of Apollo, rappelons que Mike Portnoy et Derek Sherinian (Dream Theater), respectivement à la batterie et aux claviers, jouent aux côtés de Jeff Scott Soho (chant), Billy Sheehan (basse) et Ron Thal Bumblefoot (guitare). Une belle compagnie de virtuoses qui ont prouvé avec Psychotic Symphony (2017) qu’ils formaient un vrai groupe et non une simple affiche racoleuse. Ils furent très justement salués par la critique et le public. L’osmose entre les membres était d’autant plus perceptible qu’ils ont donné une série de concerts mémorables, dont le dantesque live à Plovdiv est un témoignage exagérément titanesque (plus de trois heures, avec orchestre, des reprises audacieuses …). 


Mais toute la question réside dans la possibilité de renouveler l’exploit. Selon le groupe, ils ont même fait mieux. 


Rappelons à ceux qui débarquent, accrochés par la pochette cosmique, que Sons of Apollo est un groupe de Metal Progressif dans la veine de Dream Theater. On pourrait s’amuser à chercher des clins d’œil esthétiques, mais il faut se débarrasser de tout mauvais esprit pour rappeler d’abord que deux des musiciens viennent de ce groupe, dont un qui était actif à la composition (Portnoy), et qu’ensuite, la formation possède une identité propre. 


Preuve en est, tout est fait pour rappeler que Sons of Apollo est en train de mettre au monde une œuvre cohérente. Ainsi, les pochettes se ressemblent beaucoup, et "Goodbye Divinity" sonne (pour ce qui est des paroles) comme un écho à "God of the Sun". En outre, ceux qui ont aimé le premier album n’ont aucune raison de ne pas apprécier celui-ci qui reste clairement dans le même esprit. Même les petits orientalismes  sont toujours de mises, sur le très bon et efficace "Resurrection Day" par exemple. Quelques différences apparaissent néanmoins. 


Un des arguments de Sons of Apollo était de proposer des pièces progressives et d’autres plus faciles d’accès, quoique toujours très hard. Sur le premier album, cela donnait des titres au refrain un peu accrocheurs et aux mélodies travaillées : Soto avait mis en avant la volonté de prolonger cet équilibre. MMXX comporte en effet plusieurs titres aux durées raisonnables (dans les cinq minutes), mais les couleurs popisantes sont de moins en moins perceptibles. 


"Fall to Ascend", qui avait servi pour la promotion, pourrait peut-être nous donner tort, mais il reste quand même très violent et possède des parties solistes de haute volée, avec des expériences tonales et rythmiques difficilement accessibles pour le néophyte. Et que dire d’"Asphyxiation" qui commence sur des jeux rythmiques syncopés à l’extrême avant de se lancer dans un riff très lourd, puis de proposer des soli très techniques (concours de vitesse entre Sherinian et Bumblefoot) qui prennent plus de la moitié du titre. Certes, les parties chantées - merveilleusement interprétées - sont faites pour être accrocheuses sauf que Soto se lâche parfois dans des cris impromptus qui étaient absents auparavant. "Wither to Black", le plus court de l’opus, est un hard-rock purplien (un groupe de référence semble-t-il, pour ceux qui se souviennent de "Divine Addiction"). "Desolate July" peut faire office de bonbon sucré (chœurs, refrain épique, piano, chorus plus accessibles et moins marqués), bien que très mélancolique (c’est un titre en l’honneur de la perte du bassiste David Z) et avec une introduction aux réminiscences climatiques (pour ceux qui n’ont pas la référence, allez voir du côté d’A Change of Season). 


Pour faire très bref, les titres plus courts, censés être plus accessibles, possèdent en effet des mélodies marquantes, notamment côté chant -  mais c’est le cas dans les morceaux plus ambitieux. Néanmoins, non seulement ils sont à peine plus agressifs que sur le premier opus, mais surtout, les parties instrumentales sont plus longues et audacieuses que sur leurs équivalents de 2017. 


Et si le côté progressif est accentué sur les titres plus directs, il est également exacerbé sur les pièces réellement inscrites dans le Metal Progressif. Pas la peine de s’étendre sur "Goodbye Diviny", single de lancement, c’est un pur chef-d’œuvre qui a déjà fait ses preuves : épique, intransigeant, inoubliable. D’ailleurs, il valide aisément ce qui a été dit plus tôt : une seule écoute pour que le refrain se greffe à jamais dans votre crâne et que vous le fredonniez. 


Parlons plutôt "King of Delusion", très illustratif de cette accentuation progressive. Le titre est vraiment dans l’esprit Sons of Apollo, d’ailleurs, le couplet est sur un mid-tempo hard très cadencé, et le refrain est suffisamment aguicheur. Mais le clavier (en son piano), central ici, se permet des emprunts à Bartok quand une citation à Duke Ellington à la guitare est perceptible. Petite digression : il semble que "Black Blade" de Blue Oyster Cult ait inspiré la partie centrale (avant le solo). Et si sur Psychotic Symphony, ils avaient terminé sur un long instrumental permettant aux musiciens de s’amuser, sur MMXX la barre des quinze minutes est franchie avec "New World Today". Tentez une expérience de pensée : si ELP avait fait du Metal progressif … Vous imaginez le niveau du groupe, vraiment brillant et talentueux. 


On peut reprocher au groupe son manque de fairplay … Quand même, sortir un album pareil dès le mois de janvier …


 

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