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Critique d'album

Syrano


Musique de chambre


(09/09/2006 - - - Genre : Autres)
Produit par

1- Les orgues de barbarie / 2- Et les saules pleurent / 3- Les corbeaux blancs / 4- Désarticulé / 5- Planter des cailloux / 6- Dans ma bulle / 7- Ficelle / 8- L'écolier / 9- Matt l'automate / 10- Monsieur neige / 11- La complainte de l'épouvantail / 12- L'ermite / 13- Une minute de silence
Note de 4/5
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Note de 4.5/5 pour cet album
"Découvrez l'univers de Syrano ..."
Lilian, le 23/10/2006
( mots)

On ne peut pas dire que jusqu'ici, 2006 fut une année florissante pour la scène française. Heureusement le peu de mois qu'il nous reste nous promet des mets bien plus savoureux. Et la première bonne surprise vient sans conteste d'un tout nouveau, le dénommé Syrano. Artiste complet, auteur, compositeur, chanteur et ... dessinateur, il nous emmène avec son premier album, flâner aux frontières du hip-hop et de la chanson française avec un talent incontestable. Du rap, de la chanson ... sûr que le premier réflexe qui vient, est de penser à leurs potes de Java, mais pourtant c'est une ressemblance avec Prohom (au niveau du chant surtout) qui saute d'abord aux oreilles. Puis au fil des écoutes, il faut bien admettre que Syrano, aussi nouveau soit-il, ne ressemble qu'à Syrano.

Soutenu par un bel orchestre chanson/musette et accompagné au chant par son acolyte Cherzo, Syrano nous livre des textes d'une intelligence rare sur des mélodies enjouées et prenantes. Aucun sujet n'échappe à la plume du parolier, du plus grave au plus léger. Il manie les mots de la plus belle manière, ne cédant pas aux rimes faciles et aux jeux de mots gratuits. Non, Syrano aime plutôt jouer sur les consonances ou nous délivrer ses flots de paroles à la faveur d'un rap qui n'a rien de lourd, au contraire.

Aussi bien que les mots, le jeune chanteur choisi ses thèmes sans sourciller. Et sa prose ne s'essouffle pas face à des sujets comme l'anorexie, sur le très enjoué "Ficelle", la drogue sur "L'ermite" débuté façon Slam, la prison dans un excellent duo avec La Rue Kétanou, ou encore la maladie sur cette petite merveille qu'est "Dans ma bulle". Mais le sujet de prédilection du chanteur n'est pas difficile à déceler tant "l'enfance" est un thème récurent. D'abord sur "Les corbeaux blanc" qui nous rappelle qu'être enfant en France est une aubaine. Puis sur "L'écolier" qui fera sourire les nostalgiques ou rougir les parents qui reconnaîtront les bribes de leur éducation bancale. Et enfin "Dans ma bulle" ou la soif de vengeance d'un gosse condamné à l'isolement par sa maladie. Bref que des sujets qui, traités de la meilleure des manières, ne peuvent pas laisser insensible, et qui peuvent même donner des frissons pour le peu qu'on se sente concerné.

Pour son premier album, Syrano réalise donc un coup de maître avec un album subtil, intelligent et entraînant. Et il est difficile de penser que ceci ne trouvera pas sa place en live et ne fera pas sautiller les foules. Bref que du bon, à consommer sans la moindre modération !

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