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Critique d'album

The Bravery


The Bravery


(04/04/2005 - Island Records - revival new wave - Genre : Pop Rock)
Produit par

1- An Honest Mistake (CD Album Version) / 2- No Brakes / 3- Fearless / 4- Tyrant / 5- Give In / 6- Swollen Summer / 7- Public Service Announcement / 8- Out Of Line / 9- Unconditional / 10- The Ring Song / 11- Rites Of Spring
Note de 4/5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Quand la testostérone se met au mascara…"
Mathilde, le 09/02/2011
( mots)

The Bravery c’est l’histoire de cinq garçons de Manhattan qui dégainent en 2005, une musique calibrée pour les dancefloors et tout droit sortie de nos chères années 80. A l’instar de leurs ennemis naturels The Killers, les cinq gaillards tentent de suivre les traces éthérées et  les commandements de la reine new wave, à savoir : "De l’eyeliner, des coiffures improbables, une bonne dose de synthés et une grande lassitude tu afficheras". Appliqué, le groupe superpose pêle-mêle nappes de claviers électroniques, power chords et batterie "up beat", jusqu’à ce que quelque chose de bon en sorte. Certes, les ingrédients de départ (new wave, garage punk et dance music) sont séduisants et la recette a déjà maintes fois fait mouche. Reste à constater le résultat… The Bravery : une pâle copie de Duran Duran version deuxième millénaire ? Le mieux est de risquer une oreille à l’album, voire deux. 

Notons déjà que, dans le petit monde désenchanté du rock, de New York à Manchester, il n’y a qu’un pas. En effet, de 1978 à 1984, les deux villes ont suivi une évolution musicale simultanée de part et d’autre de l’Atlantique, grâce notamment à un même intérêt pour l’expérimentation sonore, en accord avec le climat socio-économique de l’époque. Ces deux villes se sont observées pendant bon nombre d’années et ce n’est donc pas étonnant que The Bravery présente tous les atouts du groupe mancunien 80's de base. La basse semble être piquée à Joy Division, les synthés à New Order ("Blue Monday" et "Public Service Anouncement", même combat). Ajoutez à cela le chanteur Sam Endicott et son brin de voix à la Robert Smith, saupoudré de l’attitude asexuée de Morrissey (les glaïeuls en moins) et l’illusion est presque parfaite. Presque. Les paroles ont, elles, le mérite d’être d’une sincère actualité. Sous leurs artifices capillairo-vestimentaux, les garçons on été comme tout New Yorkais chamboulés par les attentats du 11 septembre et les textes traduisent, sur fond de musique dansante, un profond malaise. Faute de mieux, le quintet fait le tour des bars sur "Public Service Anouncement" ( “I’m stingy with words/All binge, no purge!") histoire d’oublier ses regrets et l’éphémérité  de la vie (“I never know what I should do/ Can I leave it up to you?” sur "No Brakes"), pour finalement errer sans but dans cette ville encore sous le choc, 4 ans après la catastrophe (“Sometimes I forget I’m still awake/I fuck up and say these things out loud!” dans “Honest Mistake”).

Danser pour oublier, le remède n’est pas nouveau et ce n’est pas la base rythmique de ces trois morceaux qui nous fera dire le contraire. En effet, la basse et la batterie crachent un irrésistible groove et constituent indubitablement le point fort du groupe. Le synthé, de son côté, est en mode orgue extra terrestre et a la part belle sur les enjoués et réussis "Tyrant" et "Unconditionnal". Sur ce dernier titre, on peut par ailleurs observer Sam s’adonner à l’auto dépréciation, si chère à tout bon chanteur de New Wave: "I am liar but not a cheat", "I'm a beggar and a chooser" miaule t-il. "Swollen Summer", "Fearless" et "The Ring Song" finalement, sont les morceaux les plus rock, et rappellent par endroits le son garage de The Strokes. De la bravoure, The Bravery en a, car vouloir ressusciter la New Wave, largement sur-expérimentée par un paquet de groupes, s’avère être un véritable challenge. Peut être trop grand pour nos New Yorkais à qui il manque un je ne sais quoi d’english touch.

Alors non, point de pâle copie ici, mais plutôt un bric à brac d’influences qui aura du mal à tenir sur la longueur. N’empêche que l’idée d’aller danser avec The Bravery est plus séduisante que d’aller taper du pied à une fête mormone en compagnie des (trop) patriotiques Killers. Pour cette raison, l’album éponyme du groupe s’en sort avec la moyenne. En espérant qu’un jour, ils parviennent à trouver leur propre voie/voix...

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