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Critique d'album

The New Regime


Speak Through The White Noise


(02/05/2011 - Autoprod - Muse, ou presque - Genre : Rock)
Produit par

1- Clairaudience / 2- Live In Fear / 3- Pray For The Weak / 4- Enjoy The Bitterness / 5- The Skeptic / 6- Radiate The False / 7- State Of Possession / 8- All Laid Out To Rest / 9- The One In Need / 10- For The Taking / 11- What Brings Us Down / 12- The Great Decline
Note de 3/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Ilan Rubin commence vraiment à confirmer tout le bien que l'on pensait de lui"
Nicolas, le 10/06/2011
( mots)

Et revoilà Ilan Rubin prêt à en découdre avec l'épreuve du deuxième album, épreuve d'autant plus ardue que celle du premier jet studio n'a été réussie qu'à la faveur d'influences certes bien digérées mais somme toute assez voyantes (Matthew Bellamy, si tu nous lis...). Entre temps, le jeune batteur est monté en grade puisqu'il a réussi à quitter les déjà déclinants Lostprophets pour rejoindre le tout puissant Trent Reznor au sein de Nine Inch Nails (Speak Through The White Noise a d'ailleurs été conçu durant la dernière tournée du groupe avec Jane's Addiction). On attendait beaucoup de ce disque au vu des possibilités que laissaient entrevoir le petit génie des instruments, 22 ans et déjà chanteur, guitariste, bassiste, batteur, auteur-compositeur et producteur. Si ce second album ne répond pas à toutes nos interrogations, il élève tout de même The New Regime au cercle céleste supérieur, et ça commence à devenir bigrement intéressant...

Speak Through The White Noise dépasse en effet assez facilement son prédécesseur, et ce même si les premières écoutes du disque pourraient laisser penser le contraire. Bizarement, "Remission Of Guilt", morceau inédit balancé sur la toile il y a un an, ne montrait pas d'évolutions extraordinaires dans le style de The New Regime... seulement il s'agissait d'un trompe l'oeil car le titre ne se trouve même pas sur l'album. Moins direct mais pourtant mieux construit que Coup, ce deuxième essai d'Ilan Rubin délaisse un peu le côté accessible et Muse-friendly pour privilégier une vue d'ensemble délayée et enrichie dans laquelle chaque titre se retrouve à sa place. A cet effet, le début du disque ménage une lente montée en puissance sur trois morceaux parfaitement enchainés, après un mariage gonflé entre Matthew Bellamy et Freddie Mercury ("Clairaudience") et un grand single transporté par ses raffales de batterie impériales ("Live In Fear", impeccable). Dès lors, Rubin n'a plus qu'à faire éclater ses ambitions sur "Pray For The Weak", morceau coup de poing ou chaque interstice sonore se voit comblé par une fréquence héroïque, tandis qu'"Enjoy The Bitterness" nous colle un rythme redondant dans le crâne au son d'un piano pernicieux. Le morceau se révèle bien difficile à apprivoiser, mais il sait pourtant parfaitement remplir son office sur la longueur. Telle semble être la clé de cet album : moins évident, moins immédiat, mais autrement plus difficile à lâcher, ce d'autant que chaque morceau regorge de surprises et notamment de ponts particulièrement travaillés.

Pourtant, c'est passée sa première moitié que l'album révèle ses atours les plus captivants. L'analyse de Speak Through The White Noise à l'éclairage de ce qui se fait actuellement dans le milieu progressif (eh oui, on est en plein dedans) se révèle assez intéressante et montre bien à quel point Ilan Rubin s'éloigne des stéréotypes. Même si le disque se voit singulièrement musclé en décibels - et jusqu'ici rien d'extraordinaire, on suit la mouvance invariable initiée par tous les tenants du genre depuis l'In Absentia de Porcupine Tree - les influences du jeune chevelu nous entrainent dans une direction plutôt inattendue puisque le metal se voit hautement ignoré au bénéfice d'un hard rock beaucoup plus moderne. Certaines sonorités de guitare nous renvoient même fréquemment aux barrissements d'éléphants de Them Crooked Vultures, notamment sur l'imposant "All Laid Out To Rest" dont les riffs obèses feraient pâlir le trio Homme-Grohl-Jones. C'est un fait : d'un seul coup, juste après une jolie power balade ("The Skeptic"), le côté Muse de The New Regime s'envole vers des cieux autrement plus suffocants tandis que l'organe de Rubin évoque d'avantage les envolées aiguës d'un Andrew Stockdale version mid-2000. D'ailleurs, en terme de riffs virils, on sera copieusement servis avec "For The Taking", sorte de rencontre improbable entre Matt Bellamy et Josh Homme (si, c'est possible). En fin de compte, l'emprise de Nine Inch Nails sur Rubin ne se fait paradoxalement pas aussi irrésistible que cela, et seul le pilonnage de "State Of Possession" et ses cordes grouillantes nous renvoient directement aux élucubrations urbaines de la Machine. Rubin fait toujours du Muse, mais du Muse qui n'aurait pas perdu ses rouflaquettes quelque part entre Origin Of Symmetry et Absolution, et surtout du Muse qui voudrait vraiment nous écraser sous la puissance de ses coups de mediators et de baguettes. Inutile de dire qu'on ne perd pas vraiment au change.

Lâchons tout de même quelques bémols. Les réserves sur The New Regime peuvent toujours être facilement décelées entre les lignes du paragraphe précédent : si Ilan Rubin a su parfaitement s'inspirer des meilleurs représentants du rock contemporain (tendance épique-progressive et heavy), il n'a pourtant pas encore accouché d'un style totalement original par lequel il s'affranchira des modèles pré-cités. De plus, l'effort vocal du jeune homme, bien qu'en nette amélioration, laisse encore poindre quelques lacunes d'ailleurs masquées par des bidouillages de production artificiels (voix triturées / sur-saturées ou remixées loin en arrière). Immaturité ? Probablement. Pourtant, ne vous y trompez pas : qui aime bien châtie bien mais sait également reconnaître le talent là où il se trouve, et s'il continue dans cette voie, Rubin pourrait fort bien accoucher d'un chef d'oeuvre d'ici quelques années. N'allez pas nous dire qu'on ne vous avait pas prévenu...

 

 

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