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Critique d'album

The Stranglers


Black And White


(01/05/1978 - Emi - Post-Punk - Genre : Rock)
Produit par

1- Tank / 2- Nice N'Sleazy / 3- Outside Tokyo / 4- Hey! (Rise Of The Robots) / 5- Sweden (All quiet On The Eastern Front) / 6- Toiler On The Sea / 7- Curfew / 8- Threatened / 9- In The Shadows / 10- Do You Wanna / 11- Death And Night And Blood / 12- Enough Time / 13- Mean To Me / 14- Walk On By / 15- Shut Up / 16- Sveridge / 17- Old Codger / 18- Tits / 19- Data Track - EMI tries to prevent copying yet again and pisses off the payi
Note de 5/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Des Stranglers de plus en plus expérimentaux mais toujours géniaux"
François, le 13/05/2020
( mots)

Commençons in medias res pour dire que, franchement, avec une telle entrée en matière, on comprend mal pourquoi cet album est relativement déprécié. "Tank", morceau typiquement stranglersien, avec ses bruitages explosifs, son énergie débordante, va droit au but tout en se permettant les fioritures dignes de ses meilleurs titres ; puis "Nice’n’Sleazy" … On peut parler du riff en contretemps, de la basse agressive et omniprésente, du chant maîtrisé comme jamais, parce qu’en définitive, c’est ce qui fait la structure exceptionnelle du titre. Mais les claviers, d’une inventivité sans faille – ils parsèment le titre de multiples sonorités et mélodies – surtout lors du chorus dissonant incroyable font surement tout le sel de "Nice’n’Sleazy" … Sans évoquer la monstrueuse descente de basse à la mélodie ibérique … Bref, à peine posé sur votre platine, Black and White, troisième album des Stranglers, vous emporte dans l’univers esthétique magique et fougueux du groupe. 


Car fougueux, Black and White l’est assurément, de "Sweden (All Quiet on the Eastern Front)" et son solo mémorable de synthés, au punk déjanté "Hey (Rise of the Robots)", touche qu’on retrouve dans les refrains choraux de "Death and Night and Blood" ou les trois termes sont hurlés par tout le groupe. Les Stranglers sont au sommet de leur forme et redoublent d’inventivité pour proposer des titres aussi efficaces qu’accrocheurs. 


Alors qu’est-ce qui a bien pu entraîner la circonspection de la critique lors de la sortie de l’album ? Pas la peine de passer par quatre chemins, la dimension beaucoup plus expérimentale du groupe sur cet opus en est indubitablement la cause principale. 


Elle est judicieusement utilisée pour complexifier des morceaux par ailleurs très mélodieux, dans un mélange détonnant. C’est le cas sur "Curfew", un titre punk qui part dans tous les sens et joue sur des sonorités étranges, pour délivrer un refrain harmonieux : le contraste paye. Prenons un autre chef-d’œuvre, "Toiler of the Sea". Sa structure est déjà assez élaborée, avec une introduction très longue, de près de deux minutes, portée par d’excellentes mélodies à la guitare. Deux passages sont particulièrement abrupts : un couplet hurlé avec des claviers agressifs (sur un riff des Kingsmen … inspiration rock’n’roll qu’on retrouve d’ailleurs sur la ligne de basse principale) et l’outro. Mixés avec le reste du titre plus facile d’accès, ces moments sont un réel apport esthétique qui n’heurtent pas l’oreille. 


C’est plus discutable peut-être sur l’ensemble de la deuxième face, beaucoup plus difficile à assimiler avec ses dissonances abondantes : sur "Threatened", "Do You Wanna", c’est presque du R.I.O. et de l’avant-gardisme à plusieurs moments. On connait le système des deux faces du vinyl, avec une première plus accrocheuse et vendeuse, une deuxième réservée aux morceaux moins bons (ce n’est pas le cas ici), ou utilisée pour donner libre cours aux tentatives musicales. Sur Black and White, ils font fort. "In the Shadows" est également très perché : reposant sur une simple ligne de basse, il laisse filer Greenfield qui parcourt les capacités de son instrument quand le chant, à la Lou Reed, est également étonnant. "Enough Time" enfonce le clou pour finir dans des bizarreries toujours plus étranges. On peut accorder que cette dimension du groupe trouve plus difficilement son public, mais ça demeure de belles prestations. 


Et puis, pour vous reposer, il y a également les moments plus calmes comme le langoureux "Outside Tokyo", qui laisse l’harmonie s’installer entre la basse et les claviers pour mieux mettre en relief une guitare parcimonieuse et un chant ténébreux : un "Golden Brown" avant l’heure. 


Expérimental et agressif, très bien pensé et composé, Black and White est peut-être le meilleur album des Stranglers, dans tous les cas une pièce incontournable de l’histoire du groupe et du rock. 


A écouter : "Nice'n'Sleazy", "Toiler of the Sea", "Outside Tokyo"

Commentaires
Daniel, le 24/09/2021 à 15:27
Très "beau" disque. A l'origine, le 33 tours était vendu avec un single bonus en vinyle blanc sur lequel le groupe reprenait "Walk On By" dans une version absolument époustouflante.
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Très bon album
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