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Critique d'album

The Velvet Underground


White Light White Heat


(30/01/1968 - - Rock décadent et visionnaire - Genre : Rock)
Produit par

1- White Light / White Heat / 2- The Gift / 3- Lady Godiva's Operation / 4- Here She Comes Now / 5- I Heard Her Call My Name / 6- Sister Ray
Note de 5/5
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Note de 5.0/5 pour cet album
"La face sombre et hermétique du Velvet. A ne pas mettre entre toutes les mains."
Olivier, le 18/01/2013
( mots)

Le Velvet Underground occupe une place symbolique dans la musique populaire. Quintessence de l’imaginaire rock, le groupe de New York remplit le cahier des charges stylistique : existence éphémère (1965-1970), innovations sonores, aura mystérieuse sous la coupe d’un leader charismatique, mélange sexe-drogue-art contemporain…Il ne lui aura manqué qu’une mort rapide dans ses rangs, si possible d’overdose, pour parfaire la légende. Les faibles ventes des débuts ont également contribué à façonner cette idée d’un groupe maudit. Mais comment s’étonner de cette absence de succès initial ? Le premier disque, The Velvet Underground and Nico, avait laissé sur le carreau la majorité du public et voilà que John Cale, Lou Reed et les autres remettaient le couvert avec l’expérimental, rêche et foncièrement tordu White Light/White Heat. C’est de lui dont nous parlerons ici, cet album resté dans l’ombre d’un grand frère finalement plus apte à prendre la lumière.

De lumière, il en est question sur ce disque. La lumière blanche, métaphore des flashs éblouissants qu’entrevoient les membres du Velvet au cours de leurs prises d’acides ; et la chaleur blanche qui l’accompagne. Enregistrée en deux jours dans le même studio que le premier album, cette œuvre grandiose est devenue l’incarnation d’un surréalisme musical. Déchainés et sans limites, Lou Reed et John Cale ont poussé la création dans ses derniers retranchements. Personne n’est venu contrarier leurs plans, et surtout pas Nico et Andy Warhol, qui ont quitté le navire dans la foulée de l’album à la banane.

Il n’y a qu’une porte d’entrée dans White Light. Ce n’est pas de ces disques dont on choisit les morceaux à la carte. Le concept d’album (voir concept-album, terme un peu foireux) est poussé à son paroxysme. Les trois autres productions du Velvet offraient quelques "tubes" évidents. Ici, rien n’est donné clés en mains. Peut-être "Here She Comes Now", chanson pop aérée ? Non, elle est le calme avant la tempête. White Light/White Heat forme un tout. Un ensemble cohérent, homogène, à savourer d’une traite. Le génie de l’œuvre se trouve dans les guitares dissonantes ("I Heard Her Call My Name"), l’humour noir ("The Gift"), la poésie dérangeante de Lou Reed ("Lady Godiva’s Operation") et cet ultime morceau, "Sister Ray". 17 minutes enregistrées en une seule prise qui nous emporte dans un univers tour à tour sombre, enjoué, brûlant et terriblement glacial. Plus encore qu’une formidable publicité pour tous les dealers de l’univers, "Sister Ray" est le symbole de la musique du Velvet Underground. Difficile d’accès, hermétique en apparence et pourtant évidente quand on l’apprivoise ; une autre conception du rock n’roll, loin du consensus, des états d’âmes adolescents et du niveau de rentabilité commercial. White Light/White Heat représente l’Art dans toute sa noblesse et ses paradoxes.

Les superlatifs peuvent bien s’enchaîner pour appréhender cet album vénéré par Bowie et les Stooges, devenu le fondement du punk. Rien ne vaut sa propre expérience, quoique ce n'est pas à mettre entre toutes les mains. Pour les plus téméraires, posez le disque dans la platine, écoutez, et créez un groupe de rock.

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2000. Après deux albums beaucoup plus bruts de décoffrage, Deftones sort son magnum opus, White Pony, considéré par beaucoup comme l’un des sommets indépassables de ce curieux courant musical aujourd’hui moribond qu’est (que fut ?) le nü métal, fruit de cette improbable alchimie entre les guitares ultra-distordues à la Meshuggah qu’affectionne Stephen Carpenter et la new wave des The Cure, Duran Duran et autres Bad Brain dont raffole Chino Moreno, lequel met dès lors un point d’honneur à tempérer ses hurlements par des phases chantées en apesanteur. Cette union des contraires permet au gang de Sacramento de survivre dignement alors que les Korn, Limp Bizkit, Incubus et autres Linkin Park mordent successivement la poussière, de gré ou de force. Vingt ans plus tard, que reste-t-il de la verve deftonienne, de cet entre-deux si saisissant, de cette bouillonnante association de talents ? Eh bien force est de constater que la machine infernale californienne fonctionne du feu de Dieu, et ce ne sont ni le précédent Gore, ni l’actuel Ohms qui viendront démentir cette affirmation, bien au contraire.

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