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Critique d'album

The Who


Live at Leeds


(16/05/1970 - MCA - British rock - Genre : Rock)
Produit par Jon Astley, Kit Lambert

1- Heaven & Hell / 2- I Can't Explain / 3- Fortune Teller / 4- Tattoo / 5- Young Man Blues / 6- Substitute / 7- Happy Jack / 8- I'm a Boy / 9- A Quick One, While He's Away / 10- Amazing Journey/Sparks / 11- Summertime Blues / 12- Shakin' All Over / 13- My Generation / 14- Magic Bus
Note de 5/5
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Note de 5.0/5 pour cet album
"La quintessence live d'un groupe au sommet de son art."
Matthew, le 01/07/2015
( mots)

De l’avis d’une large frange d’amateurs de guitares diverses et variées, la seule et unique caractéristique qui différencie un bon groupe de rock d’un grand groupe de rock reste le live. Malgré quelques exceptions notables, notamment les scarabées les plus célèbres du monde, une formation ne parvient à se sublimer que si ses titres joués sur scène apportent quelque chose en comparaison de la version studio, un supplément d’âme ou une nouvelle force, bref,  une autre lecture de ces accords couchés sur bande. Un concert doit être une performance, un dépassement de soi, emportant le public dans des contrées inexplorées et conférant aux artistes une légitimité dans leur milieu. Si Led Zeppelin fut considéré durant leurs années d’activité comme la référence live ultime, nul doute que les Who ne font pas figure d’outsiders au regard de leur prestation à l’université de Leeds en ce début de seventies.


A cette époque, le moment est crucial pour le groupe. Les Beatles ne sont plus et des groupes comme les Rolling Stones et même le Zeppelin naissant se tirent la bourre quant à l’attribution de la couronne de meilleur groupe du monde. Pete Townshend et sa bande vient de publier Tommy, opéra-rock grandiloquent et part dans la foulée le défendre sur la route aux quatre coins de l’Amérique (avec même un crochet par Woodstock). L’ingénieur du son de l’époque, Bob Pridden, pense avoir la bonne idée en enregistrant chaque concert donné par le groupe, récoltant ainsi près de 80h de bande enregistrée. Décontenancé par un chiffre si vertigineux, Townshend flippe totalement en demandant la destruction pure et simple des cassettes et le groupe décide d’enregistrer un seul album live sur leur sol anglais. Cela sera donc à Leeds, devant un parterre d’étudiants déchainés et prêts à en découdre avec un groupe tournant à plein régime. 


Plus qu’une déflagration, ce disque est l’unique témoignage de la puissance scénique que dégageaient les Who à cette époque. Malin, Townshend décide de ne pas inclure le moindre titre de Tommy, albatros encore trop pesant dont il faudra attendre la réédition de 1995 pour entendre sa retranscription scénique, comme pour conférer au disque la même énergie primaire des concerts donnés par le quatuor. Ca joue (très) fort, vite, et bien, sans aucun temps mort, les musiciens se comprennent les yeux fermés, l'improvisation de l'un entraine celle des autres, donnant des morceaux de bravoure encore jamais atteints. L’influence d’Hendrix et de Jimmy Page est omniprésente dans le son de la SG de Townshend : jamais il n’a paru aussi incisif dans son jeu, dans ses solos et dans son attitude générale, moulinant sur sa guitare et sautillant dans tous les sens ("Young Man Blues"), entrainé dans son sillage par un Keith Moon cognant violemment ses futs, martyrisant ses toms et sa grosse caisse, déchainé sur "Substitute", single paru en 1966 sonnant désormais comme un hard rock testostéroné. Le chien fougueux Roger Daltrey n’est pas en reste et lâche les chevaux ("Shakin’All Over"), vociférant sur la basse folle et ingénieuse de John Entwistle. Survoltés ("My Generation" et ses 14 minutes de grâce), torturés et sublimés, les membres du groupe offriront 3 heures d’intense frénésie aux 2000 étudiants de l’université de Leeds qui en ressortiront lessivés mais comblés.


Le reste appartient à la légende: un disque enregistré dans des conditions lamentables, des câbles mal isolés provoquant craquements maintenus cependant par Townshend, des bandes égarés puis retrouvées, plusieurs retouches studio qui alimentèrent longtemps rumeurs en tous genres (et si Live At Leeds avait été entièrement fait en studio ?), il n’en fallait pas plus pour qualifier ce live de meilleur témoignage scénique rock du XXe siècle. Live At Leeds retranscrit parfaitement la quintessence de ce que fut le son des Who dans leur splendeur d’antan : un maximum r&b joué à toute berzingue par une bande de copains anglais emmenés au firmament du rock mondial. Maximum respect

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