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Critique d'album

Tokyo Blade


Tokyo Blade


(00/11/1983 - Powerstation - NWOBHM - Genre : Hard / Métal)
Produit par Kevin Dixon

1- Powergame / 2- Break The Chains / 3- If Heaven Is Hell / 4- On Through The Night / 5- Killer City / 6- Liar / 7- Tonight / 8- Sunrise In Tokyo
Note de 4/5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Maiden Japan"
François, le 25/11/2023
( mots)

Pour les plus intransigeants, la NWOBHM s’est retirée en 1981. Le reste n’est que pâle imitation ou décadence vers l’adaptation au marché américain, à l’exception d’Iron Maiden qui demeurait une valeur sûre malgré son évolution vers une musique de plus en plus progressive. Avec un seul représentant digne de ce nom, on pouvait penser que la pureté initiale s’est perdue. Ce jugement de puriste est bien sévère et néglige plusieurs données. D’abord, certains acteurs sont encore actifs par la suite, ensuite, plusieurs groupes conservent l’esthétique de cette scène et enfin, certains combos formés au cours de la vague (et parfois même avant) ne sont capables de produire un album que bien plus tard pour des raisons diverses. Tokyo Blade par exemple, découle de formations présentes dès la fin des 1970’s sous d’autres noms et mit du temps avant de trouver une formation stable en 1982, apte à enregistrer un album en bonne et due forme.


Il est néanmoins vrai qu’avec une première apparition dans les bacs en 1983, Tokyo Blade émerge dans la queue de comète de la NWOBHM, comme Grim Reaper ou Satan, mais il fut porteur d’espoirs en faisant vivre la flamme d’une esthétique qui semblait se perdre, quitte à verser dans l’hommage excessif – pour ne pas dire l’imitation pure et simple.


Ainsi, Tokyo Blade se rapproche souvent de Tygers of Pan Tang, notamment sur "Powergame", une comparaison d’autant plus aisée que le chant d’Alan Marsh évoque un peu celui de Jon Deverill. Sur ce même titre, le solo virtuose tapping, très typé Van Halen, met en avant les capacités assez élevées de la section guitaristique formée par Boulton et Wiggins, qui permet à Tokyo Blade de s’approcher d’Iron Maiden. C’est chose sensible à travers les guitares jumelles du très bon "Killer City", sur le référencé "Sunrise in Tokyo", sur le riff à la "The Number of the Beast" de "Liar", un titre qui s’inscrit ensuite dans la veine du premier opus de la Vierge de fer et dispose d’un excellent bon passage instrumental. Ce modèle les entraîne vers un chemin ambitieux, la réalisation une longue pièce épique mais "On Through the Night", dont l’intitulé rappelle le premier album de Def Leppard, souffre mal la comparaison avec les équivalents d’Iron Maiden malgré ses qualités et laisse percevoir la différence entre la première et la deuxième division.


Enfin, c’est Angel Witch qui vient à l’esprit sur leur vrai coup de maître et seul tube notable (mais quel titre !), "If Heaven Is Hell". Les mélodies sont imparables et les envolées de guitare époustouflantes, le tout magnifié par une interprétation parfaite de la part des guitaristes et du chanteur. On peut parler d’un des titres les plus emblématiques de la scène.  


Du reste, Tokyo Blade varie les plaisirs. Le groupe s’approche du glam sur l’accrocheur "Tonight" et propose même une fantaisie comique quoique dispensable ("Blue Ridge Mountains of Virgina"). Le combo a même trouvé un riff thrash sur "Beak the Chains", qui a peut-être inspiré certains membres de la fanbase américaine de la NWOBHM quand ils composèrent "Master of Puppets" …


Même si leur premier est assez calibré, ses qualités permettent de comprendre pourquoi Tokyo Blade a pu susciter l’espoir de voir émerger un peu plus que de l’embrun au moment du ressac de la NWOBHM. L’avenir nous le dira : ce n’était que de l’écume.


À écouter : "If Heaven Is Hell", "Killer City", "Liar", "Sunrise in Tokyo"

Commentaires
FrancoisAR, le 28/11/2023 à 09:09
Merci du retour @Sebastien et de l'anecdote @Daniel. Le disque est bon et a pu donner de l'espoir en 1983 pour la scène Heavy britannique, mais il me semble qu'avec le recul, au-delà des moments de grâce (trop rares) il s'avère aussi solide que conventionnel.
DanielAR, le 25/11/2023 à 18:01
Pour l'anecdote, j'ai eu l'occasion de voir le groupe sur scène dans une salle assez modeste de mon petit pays. Nous étions très chauds dès avant le concert parce que l'album nous plaisait et qu'il était assez rare de croiser des pointures comme ça dans notre région. Quand le groupe est monté sur scène, le chanteur s'est emparé du micro et un poussé un premier cri... qui a été le dernier. Il s'est écroulé sur les planches. Après son évacuation, le groupe a proposé de faire le concert avec le guitariste au chant. Sincèrement, le brave gaillard a donné beaucoup de sa personne mais nous avons vite compris pourquoi il était plutôt guitariste. Le public a alors relevé le défi et chanté (en anglais de chez nous) les titres de l'album. Une espèce de karaoké hard-rock un peu débile mais enthousiaste. Pas le meilleur concert de ma vie mais un chouette souvenir.
Sebastien, le 25/11/2023 à 10:05
Très heureux de voir cet album traité même si je trouve la chronique un peu dure. Je trouve personnellement ce disque très bon, parmi les meilleurs de la nwobhm (hors Maiden). Je lui mets un bon 4/5.
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