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Critique d'album

Muse


The Wow! Signal


(26/06/2026 - Warner - Evo rock - Genre : Rock)
Produit par

1- The Dark Forest / 2- Nightshift Superstar / 3- Shimmering Scars / 4- Cryogen / 5- Be With You / 6- Hexagons / 7- The Sickness In You & I / 8- Unravelling / 9- Hush / 10- Space Debris
Note de 4/5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Le rock baroque may be back"
Mathilde, le 28/06/2026
( mots)

"La résistance des drones à la deuxième loi de la thermodynamique à l’heure où la volonté du peuple est soumise à la théorie du faire-semblant", voilà comment se serait appelé l’album passable de Muse si on y avait mixé leurs meilleurs titres de 2009 à 2022 (1). Une dénomination modeste pour un groupe qui l’est tout autant devenu. Rappelons-nous, Muse, qui avait choisi ce nom pour son côté visuel minimaliste et percutant. L’avons-nous oublié ce groupe qui avait décidé que son single s’appellerait "Muscle Museum"  pour la raison aléatoire que Muse est placé entre ces deux mots dans le dictionnaire ? Où est le trio du frais Devonshire ? Ces gars qui pensaient que les habitants de Teignmouth complotaient contre eux ("Falling Down") avant que des forces supérieures s’en chargent ? Où est passé le (minimalisme) côté hasardeux, spontané, inhérent à la cohésion enthousiaste des membres d’un groupe entre eux ? Où réside le plaisir de créer pour soi et les autres un art honnête, sensé et sensible ? A nous de vérifier si l’on capte The Wow! Signal


 


Dans le petit guide des rockers Muse de A à Z  ("Les guides Music Book", Christel Moreau) était écrit en introduction "Muse énerve, Muse passionne, Muse émeut, Muse crispe, mais Muse ne laisse personne indifférent". Oui, Muse est un des groupes phénomènes du nouveau millénaire et a emmené avec lui beaucoup d’adeptes en sa secte. "Muse: le rock baroque qui casse la baraque" clamait justement l’émission Tracks sur Arte. Charmant refuge endoctrinant légal que ce groupe anglais qui, bien campé sur les bases de musique classique de sa tête ultra pensante Matthew Bellamy, a diffusé généreusement ses effluves grungo-rock épique spatial à qui voulait bien les rencontrer. Leurs fans parfois décrits comme aussi hystériques que le titre ("Hysteria"), sont aussi ceux qui ont rapidement accéléré l’ascension du groupe. C’est le public français qui a accueilli à bras ouverts cette formation dynamitée dès 1999 (live au New Morning). Les fans de Muse, ces furies.


 


"Fury" est par ailleurs pour l’heure l’un des vrais derniers bons titres de Muse (si l’on suit la chronologie d’Absolution, le morceau y est douzième), le dernier vrai témoin d’un temps béni où on avait les goosebumps (la chair de poule pour ceux qui ont loupé les cours d’anglais) à l’écoute du trio. Il est le prototype de "bon morceau" pour le groupe: des motifs ascendants ou descendants répétés (quand ils ne sont pas arpégés) au piano et à la guitare, une batterie plutôt centrée sur les graves (grosse caisse et tom basse en avant, Dom excelle sûrement aux timbales), des riffs héroïques et une voix forte mais vacillante à la lumière de la bougie (qui se mélange à la guitare. La voix, pas la bougie). Voici la version fidèle de l’essence de Muse. Ce qui avait suivi est flou. Ou sans doute un peu trop fou. Comme une mauvaise gueule de bois qui laisse un souvenir rigolo mais incertain. Le succès, les Etats-Unis, un mariage avec une star du cinéma ont dû happer Muse à un moment donné, et tout est devenu confusing comme ils disent over there.


 


Pour faire court (car la carrière du groupe commence à être longue) : Black Holes & Revelations avait commencé à faire douter par sa légèreté, The Resistance avait confirmé les doutes, The 2nd Law imitait mal la mauvaise pop, Drones était déplorable, Simulation Theory s’était avéré cocasse dans le mauvais sens du terme et Will of The People balançait entre années 80 et mauvaise hip-pop schizophrène alternative. Il n’y a pas de malaise à expérimenter pour ne pas trop stagner en tant que groupe, mais on perdait ici le fondement de la formation. S’en éloigner n’est pas grave mais naviguer à son opposé provoque forcément un risque d’incohérence. Et puis qu’est devenu le talent individuel des musiciens géniaux de Muse ? L’équation du type 1+1+1= Bellamy n’est pas correcte, les amis. 


 


De l’espace, Matt en a toujours parlé et en a surtout beaucoup pris depuis, avec sa volonté de repousser les limites, à tout bout de chant/champ. Et encore, "l’espace" (avec ses planètes) n’est pas ce qu’il y a de plus gênant chez Muse, il est d’ailleurs la seule constante présente depuis bien avant "Knight of Cydonia"(le "cydonia mensae" est un relief martien en forme de visage humain). Et c’est ainsi que débarque cette année The Wow! Signal qui fait référence à une potentielle preuve de vie extraterrestre perçue par une université de l’Ohio en 1977. Une autre hypothèse intéressante, d’accord. Mais portée par quelle musique, car c’est quand même le fond du bazar, non ?  On lance l’écoute tremblant, tel un cosmonaute qui se jette au dehors de son vaisseau. Sur la jaquette de l’album, le satellite de Jupiter nommé "Europe", un vaisseau (représentation en 3D de l’onde du signal) et en son centre un laser. Va-t-il viser juste ?


 


L’entrée dans "The Dark Forest" est tout sauf engageante. Le western spaghetti de BH&R revient à la charge pour servir un morceau qui nous donne envie d’être en voie d’extinction : "We will all beg for extinction", mais Matthew nous invite à ne pas avoir peur : "Fearless, I am fearless", répète-t-il. Et le culte revient fort avec les paroles scandées "Navis, Lucifer, Kyrie Eleison" qu’on rapprochera très facilement de Ghost. Ridiculus, cependant. "Nightshift Superstar" et "Shimmering Scars "se passent de commentaires, quoique ce dernier détient l’orgue que l’on adore entendre chez Muse, et éveille et élève les consciences à 2’20. Premières ondes captées ! Et si les extraterrestres étaient les trois musiciens eux-mêmes ? S’en suit le débridé et progressif "Cryogen" qui ravit pour une simple et seule raison: ne seraient-ce pas les riffs de "Plug In Baby" qui paraissent être joués dans le désordre ? Ben ça alors ! On a sa petite vapeur de malaise vagal : "I am collapsing now" susurre le timbre grave de Matthew qui devrait l’utiliser plus souvent. Dom Howard - oui, on dit son nom de famille car il regagne ses lettres de noblesse - est enfin correctement mis en avant. Les guitares de l’outro sont majestueuses sans être outrancières. Elles sont cinglantes comme il faut, voire un peu funky  façon Flea ou Rage Again The Machine. Muse aurait pu en remettre une dose qu’on n'aurait pas rechigné. 


 


La fluidité est bien plus présente qu’auparavant, la récente séparation de Matt avec sa précédente compagne a provoqué chez lui un besoin de réaliser cet album, qu’il a produit avec facilité selon ses dires. Une composition intime qui cache, on y est habitués, une ambition plus grande car The Wow! Signal a été pensé comme une production taillée pour les stades, avec la présence d’un vaisseau qui va coûter bonbon. On ne se change pas, mes aïeux. Rendez-vous le 27 novembre à La Défense Arena à Paris, pour les plus dévoués. C’est passé la moitié de l’album que se produit ce que l’on n’osait plus espérer. Aura-t-il fallu attendre le dixième album de Muse pour les retrouver ? En tous cas, cela a nécessite un jeu de pistes pour accéder à ce trésor: le groupe avait publié des coordonnées GPS correspondant à des lieux dans six villes, où l’on pouvait scanner des QR codes donnant accès à des extraits d’"Hexagons".


 


Un vrai turning point que ce titre ! Cette fois-ci ce sont les notes du bienheureux "Bliss" qui nous reviennent du passé avec des riffs épiques et distordus. Matt y chante avec le même mixage que sur Showbiz, un vrai saut dans le temps ! Qui fait grand bien ! Ne serait-ce pas quelques frissons qui apparaissent sur nos peaux pourtant chauffées par la canicule ?  L’outro est bien foutue, retenue (!) avec un kit de drums aussi clair que de l’eau de source. Le pari parvient à être d’autant plus réussi que (lasse de s’attarder sur une des errances comme "The Sickness In You & I", maladif), "Unravelling" détale et prouve être un bon single, si on ne s’attarde pas sur ses couplets. Peut-être qu’on souhaiterait entendre d’avantage Chris hors des riffs heavy métal mais le jeu rythmique est en tous cas surprenant, nous prenant même parfois au dépourvu (2’26).


 


Muse étonne, Muse détonne. Sur "Hush" aussi on est parfois pris de court positivement, déjà par le fait que ce soit un duo avec Ellie Goulding. S’il ressemble parfois au fameux "Bad Guy" de Billie Eilish, ce titre parvient à garder le cap entre temps forts et temps soudainement calmes. On apprécie à hauteur des deux autres le son de notre ami Wolstenholme, et la voix de Matt n’a jamais autant été intime, jusqu’à atteindre le point de rupture en toute fin. On clôt l’histoire avec "Space Debris" qui résonne très comédie musicale narrée, loin d’un "Space Dementia",  mais les choeurs en chuchotements ASMR fonctionnent et servent le propos, telle une valse spatiale. "Love can drift away", nous dit Bellamy, mais lui pour l’heure ne s’est pas trop laissé emporter par sa mégalomanie ("Megalomania" étant un très bon titre au demeurant).


 


Cet album aurait pu avoir l’allure d’un relooking de tontons cinquantenaire chez Celio, pour "rester dans le coup", mais on est par chance passé à côté de cette débandade. On reprend nos doigts et on compte : 1+1+1= 3, ça y’est le compte est bon ! L’équation est solide, l’entente émetteur-message-auditeur (le schéma de Jakobson pour les personnes qui ont raté leur cours de linguistique) est raccordée. Il y a du signal, on capte enfin ! En tous cas le réseau est meilleur qu’avant. Bon sang Muse faites-le maintenant votre space opéra rock, mais n’y incluez pas le kitsch d’un genre de cirque (cf "You Make Me Feel Like It’s Halloween" pour mémoire) ! Autant le thème du chapiteau sied actuellement aux Take That car c’est un boys band sur le retour, et qu’ils utilisent ce thème avec parc-ironie. Aux dernières nouvelles Muse n’est pas un boys band. Il est cependant peut être sur le retour.


 


Bien sûr que les fans de la première heure enquiquinent les admirateurs actuels de Muse. Mais sachez que ces gens de l’ééépoque ont eux aussi (suivez mon regard) fait partie du culte, ont connu les regards d’incompréhension, ont quasi inquiété leurs parents et ainsi provoqué des blagues de boomers: "Mais c’est qui ce Matthew Bellamy qui miaule ? Miaou Bellamy ?" aux réunions familiales. Alors on aime se remémorer, avec des tremolos dans la voix, l’impeccable trilogie Showbiz - Origin Of Symmetry - Hullabaloo (oui, c’est un live qui tient une place d’album, avec des faces B à se damner).


 


Croyez-le ou non, il fut une époque où l’on ne pouvait acheter que des t-shirts non officiels (carrément de contrebande) de Muse et que pour les entendre dans l’espace public il fallait faire partie d’un fan club officiel qui organisait des sessions d’écoute (une secte je vous dis). Déconcerté bien plus que réac’,  le fan de la première heure peine parfois à aller à la rencontre du groupe car le terrain musical entre lui et le trio est aujourd’hui mouvant. Heureusement, les retrouvailles paraissent poindre à l’horizon, et The Wow! Signal s’en sort avec les encouragements du jury. Si le toupet de Matthew est toujours formidable, l’ensemble avance avec davantage de cohérence. L'espoir de renouer avec notre bel ami est à nouveau permis ...


 


 


(1)  C’est cadeau, faisons-en au moins une playlist: "Kill or Be Killed", "Ghosts  How Can I Move On ?" (nunuche mais pas tant), "Thought Contagion", "Dark Side (Alternate Reality Version)", "Pressure (beat. UCLA Bruin Marching Band)", "Animals", "The 2nd Law: Unsustainable", "Undisclosed Desires", "Drones" (la chorale hallucinée), "Unnatural Selection"


 


 

Avis de première écoute
Note de 1.5/5
Le trio anglais reste malheureusement fidèle à lui-même, malgré quelques éclairs de lucidité. Celles et ceux qui ont apprécié le dernier opus devraient y trouver leur compte, entre les redites décentes mais superflues ("Cryogen") et les inspirations grossières (Ghost sur "The Dark Forest", Daft Punk et Justice sur "Nightshift Superstar"). Pour les autres qui ne supportent plus Bellamy depuis qu'il a dynamité toutes les frontières de sa créativité à grand coup de vibrato, The Wow! Signal n'est pas le pire album du groupe. Ses bons moments (notamment "Hexagons", "Unravelling") suffisent peut-être à en faire le meilleur album du groupe depuis Back Holes and Revelations, ce qui en dit plus sur la qualité de leur discographie que sur celle de cet irritant dixième opus.
Commentaires
Ilasrs , le 28/06/2026 à 12:52
Une excellente surprise pour ma part, qui écoute Muse depuis 25 ans et que j’ai vu 3x en concert. J’avais zappé le dernier album, pas du tout à mon goût. L’avant-dernier, bof aussi. Là, dès le premier titre, The dark Forest, j’adore, que ce soit le thème du film Lawrence d’Arabie qui ressort au début, ou la partie bien énervée à partir du milieu de la chanson qui me donne immédiatement la banane. Tout n’est pas parfait (pas très fan de Nightshift superstar), mais sinon c’est excellent. Il me faut encore faire quelques écoutes, mais je suis très content de ce nouveau Muse. Après, ça va de soit que les réfractaires de Muse trouveront de toute façon que c’est nul, donc ce sont des avis dont je me fiche complètement.
ValentinAR, le 27/06/2026 à 20:43
(suite) parce que même les titres les plus introspectifs sont trop denses et distrayants pour permettre la moindre contemplation. Qu'est-ce que j'attends de Muse ? Rien, probablement. Ils sont très bien là où ils sont et il n'y a aucun besoin "vital" d'apprécier leur musique à nouveau. C'était déjà agréable de les retrouver sur un ou deux morceaux. La question est plutôt sur ce que j'espère : un peu plus de discernement dans leurs ambitions, parce que c'est frustrant de voir toutes ces bonnes idées parasitées par des concepts pas toujours cohérents.
ValentinAR, le 27/06/2026 à 20:35
@Ben Pour ma part. J'avais apprécié certains singles issus de ce nouveau disque, au point où j'avais partagé mon enthousiasme sur le serveur discord du site. Donc c'était assez normal d'aller jusqu'au bout de l'écoute, et mon avis à chaud vaut ce qu'il vaut mais il ne me coute pas grand chose à rédiger. La finalité reste la suivante : contribuer à la discussion autour d'une nouveauté relativement attendue, d'autant plus que j'avais des raisons de croire que la chronique complète qui sera bientôt publiée pour ce disque sera d'un ton foncièrement différent du mien. Je ne crois pas que ces justifications soient nécessaires pour juger de la pertinence de ces huit petites lignes, aussi parce que je crois à l'intérêt et à l'importance des critiques négatives, qui sont souvent de bons points de départ pour des réflexions plus large sur la création, l'évolution d'un genre ou de certaines tendances, etc. Ce qui m’amène plus concrètement à Muse : je n'ai rien fondamentalement contre leur exubérance musicale. Simplement, je pense que ce maximalisme qui les a toujours caractérisé a lourdement perdu en pertinence et en maitrise à partir du moment où le groupe a troqué l'urgence de leurs débuts pour une fusion stylistique continue, presque sans limite, souvent au sein d'un même disque, parfois au sein d'un même morceau. J'ai à la fois le sentiment d'une musique aux influences trop visibles, trop nombreuses parce que mal digérées, ou forcées, et d'un décalage permanent entre le ton dramatique et le contenu parfois très ludique et léger du fait de toutes ces expérimentations. En particulier, je ne pense pas que Bellamy soit un interprète assez réfléchi pour porter une musique aussi éclectique. Son style permet difficilement, à mon sens, de retranscrire toutes les nuances au travers desquels le groupe essaie de naviguer, ce qui devient un défaut fatal lorsque la musique elle-même ne sait plus trop sur quel pied danser. Il y a du mieux dans The Wow! Signal, mais il y a aussi des titres que je préfère ne plus jamais écouter, comme l'introduction, pas loin d'incarner tout ce que je déteste dans la musique rock, avec sa virtuosité démonstrative, ses clichés orientalistes, son prog de façade, son orchestre en mousse, ses emprunts à un autre groupe qui me hérisse le poil, etc. Je ne ressens pas concrètement la "mise à nu" même si j'en perçoit l'intention de loin, parce que même les titres les plus introspecti
Ben, le 27/06/2026 à 17:57
Je tiens à faire une petite mise au clair suite à ma première réaction : en aucun cas il n'était question de vous cibler personnellement. Je respecte votre travail et je pars du principe qu'on n'a pas à insulter ou juger les gens sur internet. Si mes mots ont pu paraître un peu vifs, je m'en excuse ; c'est simplement la réaction d'un passionné face à un groupe qui a littéralement forgé mon amour pour la musique et le rock. Même si je ne les écoute plus autant qu'avant, je suis toujours au rendez-vous à chaque sortie, et ce disque m'a mis une sacrée claque nostalgique en réussissant à moderniser l'énergie de leurs débuts. ?Au-delà de mon ressenti, ma remarque soulevait une vraie interrogation sur le positionnement du site vis-à-vis de Muse. Quand on lit au fil des années que vous n'attendez plus rien d'eux, on en vient à se demander : pourquoi continuer à les chroniquer à chaud si le désamour est acté depuis si longtemps ? Qu'est-ce qui, aujourd'hui, pourrait faire dire à votre rédaction qu'ils ont pondu une "masterclass" ? Qu'attendez-vous concrètement d'eux pour renouer avec leur musique ? ?C'est une vraie question de fond entre passionnés de rock, sans aucune animosité. Merci encore d'avoir pris le temps d'échanger, et je vous souhaite une excellente continuation au sein d'AR.
David, le 27/06/2026 à 12:13
Bonjour, Personnellement je comprends qu’on ne se retrouve pas dans les albums de Muse, groupe qui aujourd’hui ne peut être définie comme un groupe de rock seul. Il me paraît en effet compliqué d’apprécier sans adhérer à la démarche, il faut aussi apprécier la variaté des style et le mélange. Et là dessus chacun ses goûts. Ceci étant dit, de mon point de vue, l’album nécessite plusieurs écoutes pour être pleinement apprécié, et la perception peut assez largement changer.
FranckAR, le 27/06/2026 à 09:32
Bonjour à tous. J’apporte juste qq précisions : il n’y a pas de consigne éditoriale favorisant le « anti-Muse » chez Albumrock. Si on regarde l’historique, plus de 10 rédacteurs différents se sont exprimés (à leur initiative et de manière spontanée) à travers une chronique ou un avis pour donner leur sentiment sur un ou plusieurs albums de Muse. Il est vrai que la plupart d’entre nous n’ont pas du tout été convaincu par les dernières sorties des Britanniques. En revanche, il y a toujours un débat qui subsiste au sein de la rédaction et plusieurs albums de Muse ont donné lieu à une double chronique. Je pense d’ailleurs que vous serez très surpris au moment de découvrir la chronique qui se prépare sur l’album en question… ;) Pour ma part, je dois avouer ne plus trop me positionner sur le sujet. D’un côté j’admire leur parcours (il est important que le rock ait ses figures populaires); de l’autre leur musique me fait l’effet d’un blockbuster Marvel : j’apprécie les voir à leur sortie au cinéma, mais n’en garde jamais un souvenir impérissable… Sur ce, respectons l’avis de chacun et continuons de débattre, de manière cordiale et courtoise. Et encore une fois, une chronique de Muse en 2026 n’a plus vraiment d’intérêt, si ce n’est le plaisir de donner son ressenti (qui restera quoiqu’il arrive subjectif). Et pendant ce temps Muse continuera à faire du Muse et à remplir des stades.
ValentinAR, le 27/06/2026 à 08:05
@Vince Axl Merci pour cette remarque, je rappelle cependant que l'album n'est sorti qu'hier et donc qu'il faut laisser le temps à aux autres rédacteur·rice·s intéressé·e·s de se faire leur avis, puis de le rédiger. Aucun doute que certain·e·s de mes camarades seront bien plus positifs que moi.
Vince Axl, le 27/06/2026 à 06:55
Je ne suis pas d'accord avec cette critique mais je l'entends ainsi que ta réponse envers Ben. Je tenais juste à le signaler. Les avis divergents ne devraient pas être le point de départ à un conflit d'opinions. Mais je crois qu'il eût été judicieux de contrebalancer avec quelqu'un qui au départ n'est pas fondamentalement réfractaire au groupe. Ce qui semble être ton cas, dans un droit parfaitement légitime au demeurant.
ValentinAR, le 26/06/2026 à 22:04
C'est la première fois que je m'exprime sur Muse sur ce site, et chacun parle ici en son nom. Que mes camarades n'aient pas été positifs sur le reste de la discographie n'a aucune implication directe sur mon petit avis, que j'ai construit au fil de nombreuses discussions, écoutes et lectures, sur albumrock comme ailleurs. Alors oui, je croyais que c'était assez clair, mais je n'ai pas aimé un album de Muse depuis ... Absolution. N'est-ce donc pas logique que je ne me retrouve pas non plus dans ce disque (que j'identifie malgré tout comme leur possible meilleure création en 20 ans) ? Est-ce que cela rend mon avis moins légitime pour autant ? N'est-ce pas un indice que nous sommes, vous et moi, dans des rapports complètements différents vis à vis du groupe ? Vous pouvez même accéder à la liste des albums que j'ai chroniqué sur le site : y voyez-vous des atomes crochus avec la musique de Muse ? Je ne pense pas. Vous me prêtez alors de fausses intentions ou une paresse, probablement juste parce que nous ne sommes pas d'accord sur le fond, et visiblement sans essayer de comprendre pourquoi on peut être en désaccord fondamental avec le style que Muse travaille depuis maintenant un moment. Qu'est-ce qui est grave ou honteux dans le fait que moi, petit rédacteur d'un webzine, n'aime pas un disque de la même manière que vous ? Cela n'est pas censé gâcher ou atténuer votre appréciation initiale, et Muse n'a ni besoin de fans supplémentaires, ni besoin d'un soutien spécifique de la part d'un média indépendant. Je respecte donc la passion mais c'est quand même beaucoup d'émoi pour un avis de première écoute, qui reste par ailleurs un exercice superficiel en son essence. Enfin, pourquoi aurait-on un biais anti-Muse gratuit alors que ça nous coute systématiquement des réactions de ce genre, sincèrement démotivantes quand on se contente d'être honnête par rapport à notre propre jugement ?
Ben, le 26/06/2026 à 20:25
Vraiment je suis désolé mais c'est vraiment une première ecoute paresseuse au possible. On sent que le papier était déjà écrit avant la première écoute : 'Bellamy en fait trop, c'est trop pompeux...'. Vous êtes passés totalement à côté de la sincérité et de la mise à nu de cet album, sans doute le plus personnel du groupe depuis des années (Space Debris en est le parfait exemple). Juger un artiste sur sa caricature plutôt que sur sa musique actuelle, c'est triste pour un média spécialisé. Je respecte évidemment le fait qu'un chroniqueur puisse ne pas adhérer à une œuvre, mais soyons honnêtes : cela fait déjà plusieurs albums (sur votre site depuis absolution) que votre biais anti-Muse est flagrant. Même si le groupe pondait le plus grand chef-d'œuvre du siècle, votre note serait la même. J'invite d'ailleurs tous les fans du groupe et les amoureux de vrai bon rock à faire son propre avis sans s'arrêter sur la prochaine véritable chronique qui ne dépassera malheureusement pas la moyenne : mettez votre casque, écoutez l'album en entier, et faites-vous votre propre avis. Vous risquez d'être très agréablement surpris par la claque que vous allez prendre.
Ben , le 26/06/2026 à 20:04
Vous êtes vraiment incroyable ! C'est une honte. Et c'est ainsi que j'arrête de lire votre site.