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Sélection Albumrock Mars 2016


Erwan, le 26/02/2016

Grands gourmands de nouvelles petites pépites encore malheureusement trop peu reconnues, la Sélection Albumrock de mars est enfin là ! Un peu de pop rock à la française avec Leitmotiv, un peu de garage californien chez Venice Bliss, et du bon gros metal apocalyptique offert par Duckhunters. Vous ne pouvez pas ne pas trouver votre bonheur. 

Quand un groupe comme Leitmotiv toque à notre porte avec sur son CV de telles influences, on est un peu obligé d’y jeter une oreille. Dans la veine de Noir Désir et Placebo, présentant quelques similitudes avec Eiffel, les bordelais tissent une pop rock dynamique et qui plus est, chantée en français. Et nous on aime ça. Leitmotiv est loin d’être un groupe de débutants puisque leur EP Faites Vos Jeux paru en 2015 fait suite à un premier album, Les Temps Dansent, sorti en 2011. Vous l’aurez compris, Pierre Estenaga (l’homme qui tient le micro) aime jouer dans ses textes avec la langue française, en cherchant dans l’abstraction une beauté du phrasé qui exige une certaine attention à l’écoute. D’autant que la voix de Pierre n’est pas toujours traitée pour être mise en avant comme ça pourrait être le cas avec un artiste solo. Non, Leitmotiv est bien un groupe de musicien, qui développe des morceaux élégants et entêtants avec deux guitares, mais aussi un clavier sur lequel se posent les doigts de Fabrice Thibon. Sur son dernier EP, Leitmotiv peut autant aller chercher la profondeur dans le son des guitares (l’intro de "Entre Ciel et Terre", "Rendez-vous"), qu’une sincérité et une franchise beaucoup plus rock ("Cours"). Le groupe bordelais sera de passage à Paris au début de sa mini-tournée d’avril, avant de se rendre à Egly et de terminer à domicile en Gironde. Et si l’occasion vous est donnée de participer à la fête, ne la manquez pas. Le rock français a besoin d’un groupe comme Leitmotiv.

Tout comme Leitmotiv, Venice Bliss sortait un EP en octobre 2015. Mais pour le jeune groupe parisien, c’est une première. Dans une inspiration tant pop que rock, Venice Bliss a choisi de presque opposer les deux plutôt que de les mélanger. Ainsi, les guitares sont saturées, certes, mais le chant aérien, presque proche d’une pop psyché, et la section rythmique basse/batterie simple et efficace façon pop punk viennent atténuer ce côté garage. Un univers de toute façon très californien, et très moderne, que le groupe va maintenant essayer de développer dans un exercice plus difficile : l’album. Leur EP Pleasure vs Madness promet quand même de belles choses. Quatre morceaux, ce qui peut sembler peu, mais qui finalement durent plus de cinq minutes, ce qui peut sembler long. Pourtant, on n’a pas le temps de s’ennuyer. Un titre comme "Movin Away" qui dépasse les six minutes évolue suffisamment pour nous entraîner avec lui jusqu’au bout, mais pas trop pour rester cohérent. On sent que Venice Bliss aime parfois se laisser aller à quelques petites touches noise, bien que ça reste encore discret. Cet EP leur permet de donner un aperçu de leur univers musical, et on a hâte d’en découvrir toutes les facettes sur un album entier.

Eux en revanche viennent de passer le cap de l’album, avec la sortie en 2015 de Extinction Road, à peine deux ans après leurs débuts. Eux, ce sont les Bretons de Duckhunters. Et pour se lancer, ils ont décidé d’attaquer avec du lourd. Leur album se rapproche de ce qu’on pourrait appeler un album concept, bien que l’expression n’ait plus de sens aujourd’hui tant elle est utilisée à tords et à travers (heureusement que Dream Theater est là pour nous ramener à la raison !). En tout cas, Extinction Road nous emmène dans un monde apocalyptique où règne le chaos, où l’Homme est en train de s’éteindre après avoir ravagé sa planète (franchement, il l’a cherché). La voix puissante de Guillaume à ce petit côté hold school qui fait un bon chanteur de metal, et on pourrait même qualifier Duckhunters de groupe de metal à l’ancienne. Là aussi la longueur des titres permet un développement intéressant, "The Road" en est un exemple parfait en alternant une guitare légère et une section rythmique presque grunge pour terminer à deux doigts du doom. La route et le fait de la parcourir sans cesse, un thème très Jack Kerouac qui a l’air de plaire à Duckhunters et qu’on retrouve parfaitement dans le monologue de "Last Broadcast" qui se termine ainsi, "Man is no more. Nothing remains but the road". Là encore, le morceau est parfaitement ficelé avec un tempo ralenti encore très doom et des changements de rythme qui transforme complètement le titre. Extinction Road transpire la maîtrise du genre, l’expérience, le talent des musiciens et l’ambition d’un projet qui ne demande qu’à grandir.

Et si avec ça vous n’avez pas trouvé votre bonheur… C’est qu’il faut absolument qu’on continue les sélections !

Commentaires
Pedro, le 04/03/2016 à 13:32
Merci pour la sélection et n'hésitez à retrouver tout ce qui concerne le groupe Leitmotiv sur: http://www.leitmotivofficiel.fr
Exifer, le 03/03/2016 à 22:25
Belles découvertes, merci beaucoup.
Etienne, le 03/03/2016 à 18:51
Belle sélection, beau boulot ! Excellent album que celui de Duckhunters.
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