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Chronique Livre

Moi, Ozzy


Auteur : Ozzy osbourne, Chris Ayres
Editeur : Camion Blanc
Date de sortie : septembre 2010

Langue : Français
"L'autobiographie du Prince Of Darkness"
Jerome, le 26/11/2010
( mots)
Sexe, drogues & rock’n roll. Si l’adage est bien connu et souvent utilisé à tout vent, combien d’acteurs de la cause peuvent aujourd’hui se vanter de l’avoir réellement mis en pratique sans, au final, y laisser leur peau ? Combien ont poussé leur mode de vie si loin dans l’extrême que les voir continuer à arpenter les scènes relève du mystère pur et simple ? Pas autant qu’on voudrait nous le faire croire. A peine de quoi remplir un van du troisième âge. Et quand un de ces mecs décide de nous raconter sa vie, enfin, ce dont il arrive encore à se souvenir, on aurait tord de ne pas prendre un siège. Et un verre.

Car si on devait un jour décerner un prix de la débauche musicale, il n’y aurait pas à chercher très loin le favori de la catégorie heavy metal. Né le 3 décembre 1948 à Birmingham en Angleterre, Ozzy Osbourne a vécu une bonne partie de son existence - disons quasiment un quart de siècle - comme une bonne grosse bringue qui n’aurait pas vraiment de limite. Ou comme dans une version trash non censurée d’une sitcom lambda. Depuis les débuts difficiles de Black Sabbath, quand le combo se pointait alors à l’entrée des clubs avec son matériel en espérant que le groupe programmé ne vienne pas, jusqu’à ce qu’il décide de lever un peu le pied sous peine de vraiment y laisser plus que des plumes, le Madman n’a pas été du genre à faire les choses à moitié. Drogues, alcool, débordements en tous genres, dépendances diverses et variées, dérapages plus ou moins contrôlés, rien n’a été oublié. Mais tout cela, au fond, tout le monde le sait déjà plus ou moins. La réputation d’Ozzy ayant depuis longtemps précédé l’ouvrage. Sauf que dans ces lignes, le type tente de tout retracer. Avec l’aide de Chris Ayres, il essaye de remettre de l’ordre dans ses mémoires. Sans exception ou presque. Et la plongée dans cette vie rocambolesque permet enfin de mettre à jour la vraie personnalité du chanteur. Tous ceux qui le prenaient comme un grand malade n’ont finalement pas compris grand chose au personnage. Ozzy Osbourne n’était, et reste encore aujourd'hui, qu’un grand adolescent angoissé qui s’est retrouvé rapidement aspiré dans une spirale hallucinante qu’il aura tenté de maîtriser pendant quelques dizaines d’années. Un type impulsif, déconneur, sérieusement azimuté mais attaché à ses amis et à sa famille. Et ce tas de ligne est évidemment l’occasion idéale pour revenir sans concession sur tout ce qui a construit le mythe Osbourne. De l’épisode de la chauve-souris qui s’est vue décapitée à pleines dents pendant un concert, à la sitcom The Osbournes. De la mort stupide et tragique de Randy Rhoads, jusqu’à son pétage de plomb légendaire durant lequel il fusilla son poulailler tel Rambo dans sa jungle, sous prétexte qu’aucun œuf ne sortait de leurs culs. Et sans détours, et sans non plus se chercher d’excuses, le type revient sur tous ses souvenirs, ses regrets et ses échecs, mais également sur tout le reste. Toutes ses frasques et tous ses moments inimaginables qui font que l’on ne peut s'empêcher d’éclater de rire à chaque chapitre.

Mais soyons clairs. Les amateurs de Black Sabbath, de Ozzy, et autres adeptes de heavy metal ne trouveront rien dans ce livre pour alimenter leur moulin musical. Car ce livre est avant tout l’autobiographie de John Michael Osbourne. L’homme qui se cache derrière le pitre qui a tenu le micro aux côtés de certains des plus grands guitaristes du genre (Tony Iommi, Randy Rhoads ou encore Zakk Wylde). Bien sûr que la vie au sein de Sabbath et que sa carrière solo sont abordées. Bien sûr que l’ambiance des tournées et celle des enregistrements est parfois retranscrite. C’est même la toile de fond du livre étant donné que l'énergumène a consacré une bonne partie de son énergie à la musique. Mais le sujet principal de l’ouvrage, comme l’indique d’ailleurs le titre, est le Madman en personne. De toute façon, si en plus il avait fallu se lancer dans une analyse de l’héritage musical du personnage, c’est deux autres volumes qu’il aurait fallu ingurgiter. Et on aurait sûrement beaucoup moins rigolé. Car ce Moi, Ozzy retrace la vie juste incroyable d’un type qui ressemble au fond à monsieur tout-le-monde. Et rien que ça mérite son pesant de cacahuètes.
En savoir plus sur Black Sabbath, Ozzy Osbourne
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Album de la semaine

Black Mountain


Destroyer


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Cela vous aura peut-être échappé, mais Black Mountain a discrètement rendu l’âme il y a de cela un peu plus de deux ans. Oh, rien d’aussi dramatique qu’un split avec tambours et trompettes, rien qu’un départ en catimini, celui du couple Amber Webber - Joshua Wells à qui l’on doit le sémillant projet alternatif Lightning Dust, dont on attend par là même un nouvel album très bientôt. Sans annonce, communiqué ni explications, alors que les canadiens venaient d’écoper de leur plus beau succès critique avec leur magnifique IV. Bien sûr, les choses sont loin d’être aussi simples, et la note accordée à ce Destroyer vient d’ailleurs démentir la sentence prononcée en début de paragraphe. Néanmoins, une page se tourne, et autant on oubliera sans doute assez facilement le cogneur Wells - remplacé poste pour poste par Adam Bulgasem, autant il sera bien plus ardu de faire abstraction du chant mystique de Webber qui nous laissera à jamais orphelins.

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