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Compte-rendu de concert

Capsula


Date : 30/11/2012
Salle : La Citrouille (Saint-Brieuc)
Première partie :
Marc, le 08/12/2012
( mots)

Capsula, lauréat espagnol du 78 Tours de l'association Fédurock, est à La Citrouille ce soir. Programmé entre Fatras et La Ruda, ce trio argentin de rock-garage-psyché, reconnu pour ses fougueuses prestations scéniques de l'autre côté des Pyrénées, est à Saint-Brieuc pour nous adresser une bonne claque rock'n'rollienne.

Malgré tout son vécu hors de nos frontières, Capsula n'est pas la tête d'affiche de la soirée puisque c'est La Ruda qui vient faire ses adieux bretons à la scène. Un groupe rennais assure l'ouverture. Fatras, c'est son nom, délivre un conglomérat de chansons françaises poétiques conduit par un chanteur-orateur non dénué d'une certaine assurance vocale et scénique. Entre Brel et Bertrant Cantat pour lui, euh... c'est juste pour vous donner une idée, entre du rock, du swing manouche, du tango et de la valse pour les sept autres musiciens, ce fatras qui mêle l'électricité à une sorte de spectacle de rue a charmé un bon nombre de spectateurs. Ce n'est pas un genre que j'affectionne mais je dois reconnaître que ce groupe a réellement quelques atouts pour plaire.

 

Total changement de décor avec Capsula. Le trio argentin (basé à Bilbao depuis 2001) qui n'en est pas vraiment un pour cette première tournée française (une inconnue est aussi de la partie), entre en scène après un rapide sound-check. Le groupe n'a que 45 minutes (contre 1h30 la veille à Orléans...) pour emballer une assistance qui, pour une très large majorité, ne les connaît visiblement pas. Mais la tâche n'a rien d'insurmontable pour ce trio qui a déjà six albums et un nombre appréciable de concerts endiablés à son actif. Pour preuve, leur rock garage aux tendances psychédéliques est suffisamment vitaminé pour faire son effet d'emblée. Le filiforme Martin Guevara au chant et à la guitare, la petite bombe Coni Duchess à la basse, qui est aussi sa compagne à la ville, et le frénétique Ignacio Villarejo s'y emploient en mettant leurs énergies en action avec "Wild Confussion". Martin Guevara nous transmet son excitation d'être là en mêlant l'anglais, l'espagnol et quelques mots de français. Pour ce qui est de leurs influences, ils reconnaissent aisément celles de David Bowie, d' Iggy Pop et du Velvet Underground et se chargent ardemment de nous les précipiter dans leur bouillonnant garage psyché.

Les brûlots s'enchaînent, Martin prend son micro sans fil en main tout en continuant a assurer ses riffs bien gras, la basse de Coni semble aussi grande qu'elle mais elle la manie avec une aisance étonnante tout en plaquant des accords d'une réelle célérité, le batteur, lui, s'éclate toujours autant avec ses fûts. Derrière son mac, la blonde inattendue envoie quelques sons, épouse quelques refrains, agite ses maracas et son tambourin, incognito ou presque. Les premiers rangs commencent à frétiller même si Martin Guevara les souhaite plus serrés avec "All To Be With You" et à l'aide d'une "Flood", très Lux Interior. Le chanteur, à l'organe réverbéré, saute, se met à genoux, brandit sa guitare et torture ses cordes en les frottant sur tous les recoins de la scène. Coni Duchess assure une partie des chants, d'une voix beaucoup plus naturelle et claire, même si une balance sonore incertaine ne la met pas en valeur. Les non avertis ont rapidement compris que c'est bien un concert rock'n'roll qui se joue ici. La preuve, je ressens un décalage entre une partie du public venue pour voir La Ruda et celle qui se laisse emporter par Capsula. Avec "Communication" et la trépidante "What's In The Mirror", où le power du trio est à son maximum, le groupe commence à se libérer du temps imparti afin de séduire les plus interdits. Mais il est déjà l'heure du dernier morceau. "Magnetic Brain", la plus psychédélique, quasiment shoegaze, est emmenée vocalement et musicalement par une Coni Duchess qui rivalise de postures rock'n'roll avec son chanteur de mari. Les deux finissent allongés sur scène, ils s'en relèvent pour nous saluer, sans avoir le temps nécessaire de revenir...

Ce fut bon mais trop court, même si les adieux de La Ruda leur ont permis de jouer devant une salle presque comble, ils commençaient juste à être chaud brûlants. Ce n'est que partie remise, sûrement. En attendant, au lieu d'assister au concert de La Ruda je m'en vais dire au revoir et merci à la charmante Duchess.

 

Photos du Concert

Setlist :
1 – Wild Confussion
2 – Voices Underground
3 – Black Season
4 – All To Be With You
5 – Flood
6 – Let's Run Far Away
7 – Communication
8 – What's In The Mirror
9 – Magnetic Brain

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