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Compte-rendu de concert

Gush


Date : 28/10/2010
Salle : Le Splendid (Lille)
Première partie : Zak Laughed, Hey Hey My My
Caroline BT, le 02/11/2010
( mots)
Top départ pour trois semaines de concerts, véritable épreuve marathonienne pour le public du Ground Zéro, le festival nomade musical de la métropole lilloise. Du 26 octobre au 17 novembre 2010, ce sont donc 26 soirées proposées, avec plus d’une quarantaine d’artistes, sur les scènes de l’Aéronef, du Grand Mix, du Théâtre Sébastopol, du Splendid, de la Maison Folie de Moulins, de la Péniche et de la Condition Publique. Pour commencer en douceur ce festival privilégiant les découvertes, ce sont les artistes Zak Laughed et Hey Hey My My qui ont attiré notre attention. Quoi de plus agréable pour égayer les vacances de Toussaint, souvent synonymes de grisaille et de coups de cafard, que cette soirée en trois parties, complétée par les joyeux parisiens Gush. De nombreux spectateurs sont présents malgré un départ à 20 heures au sein d’un Splendid un peu défraîchi. Beaucoup sont venus pour Gush, d’autres pour Hey Hey My My et certains sont curieux de découvrir le phénomène Zak Laughed sur scène. Ce très jeune guitariste français est connu pour son premier album sorti en 2009, précédé du désormais classique single "Each Day".
 
Zak Laughed, arrive en compagnie de son groupe The Hobos Company, composé d’un bassiste, d’un batteur et d’un guitariste. Le concert démarre avec "Queen or sweet", titre présent sur son premier album. L’arrangement quelque peu différent et l’évolution de la voix de Zak, n’enlèvent en rien à la beauté de ses textes et au charme de ses mélodies pop folk. Adolescent au visage encore poupin, laissant poindre des signes de maturité quant à sa technique musicale maîtrisée, Zak annonce qu’il est déjà venu à Lille l’année dernière à La Péniche du Pianiste. Certains titres tels "covered with dust" ou "pillow suicide" rappellent le son des Strokes, de Vampire Weekend ou encore du songwriter Jude. "Travelling cat" donne l’occasion à Zak de s’installer au clavier pour une composition plus calme. En live, le titre retrouve une nouvelle jeunesse, avec un début semblable à la version studio mais un arrangement final assez péchu avec guitares déchainées et une sorte de distorsion finale au clavier ! Il enchaine sur un morceau plus rapide qui met en avant ses grandes qualités de guitariste et donne l’occasion à deux membres de son groupe de l’accompagner avec des chœurs. Zak prend le temps de présenter les membres de The Hobos Company puis enchaîne sur une reprise des méconnus The Feelies. Le choix du titre "Waiting" met en avant encore une fois ses grandes qualités de guitariste soliste et nous prouve sa grande culture musicale pour ses 16 ans. Ses accords simples accompagnés du son de The Hobos Company donnent une nouvelle vision de son premier album et promettent un grand avenir à ce jeune érudit et passionné.
 
Après une pause rythmée par l’étonnant dernier album de Philippe Katerine, les parisiens de Hey Hey My My se présentent sur la scène. Découverts en live en 2007 à la Cave aux Poètes, ils avaient fait chavirer le public avec leurs mélodies folk rock, romantiques et mélancoliques, leur ton acerbe et sarcastique sur scène. C’est l’occasion de découvrir en live leur dernier CD A sudden change of moodC’est avec le titre "I  need some time" que les Hey Hey My My ouvrent leur concert. Ils ont joué ce morceau phare de l’année 2007 d’une façon très pêchue, comme pour se débarrasser du style de leur ancien album, Ils enchainent immédiatement sur "You look all the same" en rythme avec les battements des mains du public. Après le titre "Not fun anymore", on retrouve bien la cohésion et la complicité scénique des Hey Hey My My, ainsi que leurs textes subtils et parfois ironiques. Ce second degré revendiqué est souligné par une petite blague du groupe qui, après s’être présenté, "est heureux de se retrouver ici à Lille dans la banlieue de Tourcoing". S’en suit le titre "The next bar" tiré du second album, au rythme un peu funky et au refrain accrocheur qui fait bouger les spectateurs. Le cinquième titre "Pool" revient à l’essence de Hey Hey My My, association de couplets tranquilles et de refrains plus catchy, pendant lequels Julien le chanteur s’en donne à cœur joie. Le titre suivant "We’re not meant to last", mis en avant dans la promotion du nouvel album est joué encore une fois sur un rythme assez rapide. "Oh lord !", "Groove combat" et "Jazzol" confirment le virage très rock pris par Hey Hey My My. 
 
Gush sont quatre sur scène et ont fait chavirer le cœur des demoiselles présentes ce soir là. Ce groupe français a sorti en février 2010, son premier album pop Everybody’s god, teinté de rock et d’harmonies vocales. Acclamés dès leur apparition avec le titre "The big wheel", le public bat des mains en rythme pendant leur premier morceau suivant la démonstration de Vincent Polycarpe. Ils enchainent avec "Dance on", transmettant une telle joie de vivre, que chacun a envie de bouger ses pieds. Très dynamiques, tout en cheveux et en mouvement perpétuel, ils n’hésitent à motiver les spectateurs à grand renfort de "Alors Lille comment ça va, est-ce que tout le monde est prêt à danser ?". Le troisième titre "No way" met une belle ambiance au sein du Splendid. Le live joue clairement en faveur du groupe qui ne manque pas d’humour et qui communique bien avec le public, en le faisant participer à tout bout de champ. Notamment avec le fameux morceau "Jeg digger deg" (je t’aime en norvégien) où les spectateurs, après avoir répété, sont sommés de scander ce refrain "a-di-gue-gaï"  pendant toute la composition. Même sur leur style musical ne ravit pas à l’écoute du CD, fort est de constater que le passage sur scène est synonyme de très bon moment. Le reste du concert est du même acabit, mélangeant des sonorités pop ("Dragster cowboy") aux accents reggae ("Favorite song"). Gush annonce qu’ils sont contents d’être à Lille, "c’est chantmé" avant de demander au public de tous lever les mains en l’air pour le titre "Back home". C’est reparti pour les grosses ficelles de motivation de la salle, un clap puis deux claps, puis un riff, puis encore deux claps, tout ça en boucle… Il faut avouer que pendant le neuvième titre "Blow Franckie", où "c’est ici à Lille dans le Nord que cette chanson a pris son sens", chacun se prend au jeu et chante des "ouh ouh" dans une très bonne ambiance. C’est la déclaration d’amour du public pendant le tube "Let’s burn again" où la foule répond au groupe en chantant de toutes ses forces "the two of us" et "now lay down on me". Avec "You really got style", les quatre membres de Gush donnent tout, dansent sur toute la scène. Ils s’arrêtent puis saluent la foule avec toutes leurs guitares levées en l’air. On n’échappe pas au rappel qui donnera l’occasion au public de souhaiter un joyeux anniversaire à un des membres du groupe, portant une chemise rouge ouverte jusqu’au nombril. La dernière chanson "Jealousy" sera un triomphe, sorte de comptine a cappella chantée par les quatre Gush, rappelant un peu les Pow Wow, ponctuée par les claquements de doigts de la foule.
Accès aux photos live :

 
1 Queen or sweet
2 Lucky random
3 Ballad of celestrial road
4 Covered of dust
5 Pale rider an I
6 Travelling cat
7 American C.D.
8 ? New One
9 Pillow suicide
10 Funny John
11 reprise de The Feelies
12 Old lazy child


1 I n*e*r*d some time
2 You look all the same
3 Not fun (anymore)
4 The next bar
5 Pool
6 We’re not meant (to last)
7 Oh Lord !
8 Groove combat
9 Jazzol
10 Two much space
11 Xmas day


Setlist Gush :

1 The big wheel
2 Dance on
3 No way
4 Jeg digger jeg
5 Dragster cowboy
6 Favorite song
7 Back home
8 Remedy
9 Blow Frankie
10 Remedy
11 Let’s burn again
12 (You really got) Style

Rappel

1 Vondelspark
2 Jealousy
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