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Compte-rendu de concert

Justice


Date : 31/01/2012
Salle : Aéronef (Lille)
Première partie :
Caroline BT, le 06/02/2012
( mots)

En cette fin janvier glaciale, Justice pose ses amplis à Lille le 31 janvier 2012 à l'Aéronef pour un concert unique. Les lillois se sont amassés dans la chaleur de la salle de l'avenue Willy Brandt pour découvrir le nouvel album Audio Vidéo Disco de Justice. C'est un retour attendu dans les bacs et sur scène. En effet, le duo parisien aurait pu choisir une salle telle que le Zénith et la remplir, tant les billets se sont vendus à la vitesse de la lumière. Néanmoins, l'écoute d'Audio Vidéo Disco n'a pas provoqué le séisme espéré, tant le son électro s'est assagi. C'est plutôt un mix entre rock progressif ("Audio vidéo disco"), disco ("Ohio") et même une touche de musique médiévale ("Canon (primo)"). C'est pourquoi on attend beaucoup de cette date, suivant de près les soirées de Clermont-Ferrand et de Toulouse.

L'Aéronef est archi comble mais il est encore possible d'atteindre les premiers rangs pour s'émoustiller au son de Pedro Winter aka Busy P (apparaissant en médaillon dans le livret du CD d'Audio Vidéo Disco). Casquette, tee shirt, cheveux longs et moustache, on ne sait plus si on est dans les eighties ou s'il faut juste entretenir le look cool en 2012. Entre deux morceaux, Pedro Winter ne manque pas de nous rappeler que c'est bientôt la soirée anniversaire (9 ans) de son label ED Banger (BREAKBOT, DJ MEHDI, MR OIZO, UFFIE) à l'Aéronef et qu'on se retrouvera en famille. Autrement dit que le meilleur est à venir. Après un "Nightcall" de Kavinsky (avec Lovefoxxx de CSS) acclamé, Pedro continue de calmer le jeu et nous embarque dans une revue des morceaux cultes de Justice ("Justice FM") : "Owner of a only heart" de Yes, "Boys are back in town" de Thin Lizzy, "Under pressure" de Queen, un titre molasson de Guns N' Roses suivi d'un salvateur "Enter Sandman" de Metallica. Après le "Goodbye stranger" de Supertramp, Pedro nous promet une soirée plus violente qu'à Clermont et à Toulouse et déclare que sa préférence va évidemment aux Lillois !

Alors que se passe-t-il ? Le duo Justice a-t-il pris un coup de vieux et s'économise pour la retraite ? Toujours est-il qu'on prend les mêmes et on recommence ! Que ceux qui les connaissent sur scène et qui n'ont pas eu de place cette année s'estiment heureux, pas de révolution, mais tout de même quelques améliorations des shows précédents. D'abord la croix : elle est toujours là, elle guide, elle s'illumine, elle contribue à la mise en scène du set. Puis les amplis, les 18 amplis envahissent la scène et encadrent le duo. Enfin le pupitre, là où les apôtres Gaspard et Xavier se tiennent.

On démarre avec le son cathédral de "Genesis" du premier album mixé avec "Horsepower" (titre calqué sur le premier), l'illumination de la croix et c'est en communion que des dizaines de mobiles sont brandis et immortalisent l'instant : mais cet instant est déjà vu... On se souvient de démarrages de sets identiques. Heureusement le joyeux riff de "Civilization" (héritier du titre "One minute to midnight") tiré d'Audio Vidéo Disco suit assez rapidement. Ce sera la tonalité dominante du concert : qui mieux que Justice peut mixer Justice ? Une petite dose de "D.A.N.C.E" soupoudrée par-ci par-là. Une autre de "We are your friends". Gaspard Auge lève les bras, il en veut plus de la part du public, qui va obéir bien-sûr, certaines s'écriant même à mes côtés "Gaspard, Xavier, prenez-moi". Au début, chacun est perplexe, les têtes à claques vont-elles attraper le torticolis du clavier, tant elles ne sont pas prêtes de relever celle-ci de si tôt.

Mais oublions ces considérations scéniques et laissons la musique nous envahir : C'est "Hélix" qui fait monter la sauce. Justice a évolué et se fait pluriel, décortiquant le son de l'électro sans relâche. L'ambiance est déjà folle, la foule est compacte, ondule en vagues successives au rythme des beats. Des vêtements volents vers la scène (bonnets, vestes ...). Xavier De Rosnay allume cigarette sur cigarette sur scène, ajoutant une petite touche subversive à son côté beau gosse. Aucun temps mort pendant cette soirée mythique à l'Aéronef. Après un "On'N'On" à la sauce "Civilization", on enchaine avec "Newjack" et ses sonorités funky tandis que les amplis s'illuminent façon labyrinthe pixellisé. Puis c'est le fameux "D.A.N.C.E" qui démarre par le mix des choeurs d'enfants avec "Genesis", à laquelle la guitare électrique se rajoute. Et soudain surprise, la croix glisse sur le côté et laisse apparaitre un clavier illuminé. Une pause et c'est Gaspard qui s'installe à cet instrument futuriste, ce qui provoque immédiatement le rapprochement de tous les spectateurs vers la scène : sorte d'ondulation incontrôlable qui s'écrase sur les premiers rangs, tel le ressac sur les rochers...

On reprend son souffle avec le titre "New Lands", des nouveaux territoires que Justice explore justement sans complexe, piste semblant être tirée de la bande originale Miami Vice. Mais c'est sans renier leurs premiers amours que s'en suit en effet "Stress", qui passera facilement, sans déclencher un tsunami de crowd surfing. Puis c'est le final grandiose sur "Audio Vidéo Disco", conclusion parfaite, car mixant tous les styles de ce second album. Titre pendant lesquel, des tuyaux transparents transforment le clavier et le pupitre en grandes orgues, accentuant le côté "grand messe". La foule scande spontanément et habilement "We are your friends", en guise de demande de rappel. Efficace : Justice revient rapidement et Xavier s'asseoit au piano rétroéclairé. Les parisiens viennent saluer à la fin du set et Xavier se met à genoux. Ils esquissent un sourire, toujours sans un mot bien-sûr, entretenant leur charisme mystérieux...

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