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Compte-rendu de concert

Shaka Ponk


Date : 07/11/2014
Salle : Zénith (Lille)
Première partie :
Maya Enib, le 17/11/2014
( mots)

15.30 : Une poignée de fans, cheveux flashy, look punk/rock attend déjà devant les grilles. Pas de doute c’est bien ici qu’aura lieu le concert de Shaka Ponk. Je ne reviens qu’à 18h30. J’ai envie d’être dans les gradins pour avoir une vue d’ensemble sur le spectacle et sur l’ambiance générale. Et çà me permettra de prendre des notes! A peine de retour, les grilles s’ouvrent devant moi. Des hôtesses proposent des préservatifs gratuitement, d’autres distribuent des prospectus tantôt pour promouvoir The White et The Black Pixel Ape que Shaka Ponk a sorti cette année, tantôt pour vendre des bouchons d’oreilles.  Je monte et je suis ravie de constater que je suis parmi les premiers arrivants. Même si je descendais maintenant je serai au premier rang! Mais après une heure seulement la salle est pleine et même les sièges se remplissent jusqu’en haut des tribunes. Encore un peu de patience, le spectacle démarre dans 30 minutes. Pendant ce temps, les t-shirts et les bières se vendent comme des petits pains et quelques capotes volantes survolent le Zenith. A 20h pile la salle est soudain plongée dans le noir. Le public hurle, agréablement surpris probablement que le concert commence à l’heure. Quand la batterie se met à tonner, le public semble déjà en extase. Un guitariste au képi militaire et un batteur au casque de soldat font le show. Le public se calme et a un doute. Ce soir nous avons droit à une première partie.

"Bonsoir peuple du nord on est les Dukes, les papas du rock n’roll. Merci à Shaka Ponk de nous avoir invité sur quelques dates de leur tournée". Les chansons s’enchainent et à chaque fois le public applaudit, espérant peut-être qu’il s’agisse de la dernière ? C’est pas mal, mais ils en font un tantinet trop. Le groupe fait un max de bruit, çà bouge bien, mais on a hâte quand même que çà se termine. Quand ils quittent la scène, le public est chaud, mais n’est ce pas ce qu’on demande à une première partie ? Certains commencent déjà à hurler "Shaka Ponk" mais il faudra encore patienter un peu, le groupe aime se laisser désirer. Il est presque 21h lorsque les lumières s’éteignent à nouveau. Sur l’écran une zombie violoncelliste virtuelle démarre le show. La setlist est plus ou moins la même que pour leurs précédents concerts,  au détail près qu’il faut le vivre en live pour pouvoir en juger. Shaka Ponk en concert c’est une bombe, un tremblement de terre. Impossible de rester assis même en place assise. Dès les premières chansons, les musiciens sont torses nus sur scène.  Et après avoir entendu Frah crier "jumping", même les plus réfractaires finissent par se mettre debout. Le  groupe aussi soucieux de son image que de sa musique interagit continuellement avec l’écran comme avec le public. Les jeux de lumières s’adaptent également aux couleurs de l’écran.  Pour le titre "Yell", les guitaristes surplombent la scène, des tentacules de calamars géants en guise de jambes. "Les plus fantastiques c’est Lille" crie alors Frah juste avant de se jeter dans le public, suivi par son cameraman après une once d’hésitation. Suivent alors d’autres fans se laissant également porter par le public, aux côtés de Frah. Il y aura de quoi voir sur la Monkey Tv ! Mais le must c’est "scarify", titre pour lequel la prestation scénique des chanteurs est parfaite. On a l’impression que l’écran et l’humain ne font qu’un. C’est tellement impressionnant que c’est une des rares chansons durant laquelle le public est presque calme, époustouflé par ce que chacun de ses sens est en train de vivre en direct.  Et c’est avec ce morceau que le groupe tente de nous faire croire qu’il quitte la scène ce soir. Mais la salle toute entière se met immédiatement à hurler et à taper des pieds.

Quand le concert redémarre c’est sur un air de cowboy du Far West, que deux gorilles aux abdos en bêtons semblent s’avancer vers la scène. Il s’agit en fait de la battle entre Goz et Ion. Encore une idée ingénieuse qui fait son effet, surtout lorsque la lumière s’allume tour à tour sur chacun des musiciens pour terminer par une explosion musicale électro rock metal. Après ce sprint musical, la sublime Samaha Sam change de registre en chantant le seul "slow" de la soirée "Heal Me Kill Me". A peine avons-nous repris notre souffle que Frah s’apprête à lancer un autre tube du groupe : "Im Picky". Il s’adresse une nouvelle fois au public "tu le chantes ou tu le cries ? Monkey Powa !" Histoire de bien maintenir le sonomètre à son maximum. Certains de mes voisins n’ont déjà presque plus de voix.  Lorsque le groupe quitte à nouveau la scène après "6xlove", le public en redemande mais sans grande conviction. Ils reviendront forcément, c’est évident. Mais lorsqu’un technicien démonte puis embarque les micros, la salle s’emballe. Et çà hurle, çà siffle, çà tape des pieds dans tous les coins. Et quand Frah revient c’est le soulagement. "Alors comme çà vous allez encore acheter un billet pour venir voir Shaka Ponk ? Mais qu’est ce que vous regardez ? Depuis le début vous regardez tous dans la même direction. Vous êtes venus voir un spectacle ? Mais le spectacle c’est vous" puis il s’assied un moment sur l’un des cubes blanc pour contempler "son" spectacle. Il nous raconte qu’il a de la famille à Lille qu’il invite au concert non pas pour qu’elle le voit lui mais pour qu’elle nous voit nous, le public. Puis il s’avance et tout doucement, comme si c’était d’une simplicité enfantine, marche et tient la pose le poing levé, debout sur le public.  

Le final "Morir Cantando" fait alors vraiment office de chanson d’adieu. La petite dernière pour la route, à l’issue de laquelle le groupe vient saluer et remercier la salle. Ils finissent par se regrouper en cercle, comme le feraient des sportifs avant un match. Ils peuvent être fiers de leur prestation autant physique, que musicale ou visuelle. On en a eu plein les yeux. Et alors qu’on se demande comment ils ont su tenir un peu plus de 2 heures non stop, on peut lire ceci sur l’écran :

"We are Shaka Ponk. You are little monkeys !"

Et bien voilà, çà explique tout !

 

Conclusion : Ce spectacle va au-delà d’un simple concert. C’est un mélange de musique et de nouvelles technologies avec de vrais bêtes de scènes, et je ne parle pas que des Goz. C’est une dose survitaminée de bonne humeur dont on a tellement besoin ! Et puis il faut le dire, on est un peu fiers aussi que ce groupe soit français ! Avec Skip The Use la relève du rock tricolore est enfin assurée.  Alors oui on reviendra pour revivre la "Monkey Powa" dès que possible!

 

Setlist : 1/Intro – 2/Blacklisted – 3/Wanna Get Free  - 4/Personal Jesus( Depeche Mode Cover)  - 5/Twisted Mind – 6/Come on Coma – 7/On the Road – 8/Shiza Radio –9/ Last Alone – 10/Yell – 11/Story O’ My LF –12/ Sex Ball – 13/ Scarify  

Encore !!!!!! : 14/Shut Up - : Battle Ion vs. Goz – 15/Heal Me Kill Me – 16/I’m Picky – 17/Lucky G1rl  18/Get up stand up  + Te Gusta Me-  19/My name is Stain – 20/6xlove -Jesus Christ 

Final : 21/Morir Cantando

 

Crédit photo: Henri-Noël Blottiaux

 

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